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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2301142

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2301142

jeudi 13 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2301142
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantTAFOREL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrés les 2 mai et 12 juin 2023, M. C A, représenté par Me Taforel, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 30 mars 2023 par lequel le préfet du Calvados a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter sans délai le territoire français et a pris à son encontre une interdiction de retour sur territoire français d'une durée de trois ans ;

3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou, à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer sans délai, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;

- la décision portant refus de titre de séjour est illégale dès lors qu'il ne constitue pas une menace actuelle pour l'ordre public ;

- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision fixant le pays de renvoi est illégale par voie de conséquence.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 et 16 juin 2023, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

M. A a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 22 juin2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le

26 janvier 1990 ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Arniaud,

- et les observations de Me Taforel, représentant le requérant.

Considérant ce qui suit :

1. M. C A, ressortissant surinamais né en 1980 à Paramaribo (Suriname), est entré en France, selon ses déclarations, en 1983. Il a sollicité un titre de séjour le 15 septembre 2016. Par un arrêté du 25 octobre 2017, le préfet du Calvados a rejeté sa demande. M. A a présenté une nouvelle demande d'admission au séjour au titre de la vie privée et familiale le 18 février 2021. Par un arrêté du 30 novembre 2021, le préfet du Calvados a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français. Par un jugement n° 2201300 du 16 septembre 2022, le présent tribunal a annulé cet arrêté et enjoint au préfet de procéder au réexamen de la situation du requérant. Par un arrêté du 30 mars 2023, dont le requérant demande l'annulation, le préfet du Calvados a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter sans délai le territoire français et a pris à son encontre une interdiction de retour sur territoire français d'une durée de trois ans. Cet arrêté a été notifié au requérant le 3 avril 2023 et mentionne un délai de recours de trente jours.

Sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :

3. Par un arrêté du 19 janvier 2023, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 14-2023-012 du même jour et consultable sur le site internet de la préfecture, le préfet du Calvados a donné délégation à M. B D, chef du service immigration de la préfecture du Calvados, à l'effet de signer tous les arrêtés et décisions relevant des attributions du service de l'immigration, à l'exception de certains actes dont ne font pas partie les décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'acte attaqué doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article L. 432-1 du même code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 412-5 du même code : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire () ".

5. La décision attaquée a notamment été prise au motif que M. A représente une menace pour l'ordre public. Il ressort des pièces du dossier qu'il a été condamné en janvier 2015 par le tribunal correctionnel de Rennes à trois mois d'emprisonnement pour prise du nom d'un tiers, en janvier 2015 à dix-huit mois d'emprisonnement, dont neuf avec sursis, pour transport et détention non autorisés de stupéfiants, recel de bien provenant d'un vol, faits commis du 5 au 7 décembre 2014, et enfin le 22 juin 2021 par le tribunal correctionnel de Lisieux à trois ans d'emprisonnement et 20 000 euros d'amende douanière pour transport, détention, acquisition non autorisées de stupéfiants et participation à une association de malfaiteur, faits commis de courant 2016 au 15 mai 2017. Pour ces faits, il a fait l'objet d'un mandat de dépôt le 18 mai 2017 et a été mis en liberté avec surveillance électronique de janvier à juillet 2018. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A ait exercé une activité professionnelle ou suivi une formation qualifiante en France. Ainsi, il ne justifie pas d'une insertion professionnelle particulière. Compte tenu de l'étalement dans le temps des condamnations pénales dont il a fait l'objet, de la gravité croissante des faits commis, de leur caractère répété et grave, et malgré leur relative ancienneté, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet a commis une erreur de qualification juridique en estimant qu'il constituait une menace pour l'ordre public à la date de la décision attaquée. Par suite, le préfet était fondé, pour ce seul motif, à rejeter la demande de titre de séjour sollicité sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, les moyens tirés de l'absence de menace pour l'ordre public et de la méconnaissance de cet article doivent être écartés.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".

7. M. A fait valoir être entré en France à l'âge de trois ans et y résider depuis. Il ressort des pièces du dossier qu'il a résidé en Guyane jusqu'en 2014. Il ressort de la décision attaquée qu'il a été titulaire d'un récépissé valable de septembre 2016 à juin 2017 et qu'il a fait l'objet d'un refus de séjour le 25 octobre 2017. Il ressort des pièces du dossier qu'il vit avec une ressortissante surinamaise titulaire d'une carte de résident. L'ancienneté de la vie commune est attestée depuis 2019. Il fait valoir que trois enfants sont nés de cette union, de nationalité surinamaise, en 2012, 2016 et 2017. Toutefois, alors que la décision portant refus de séjour n'a pas pour objet de l'éloigner du territoire français, compte tenu de ses conditions de séjour en France et eu égard au comportement de l'intéressé en France, la décision de refus de titre de séjour n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. A au respect de la vie privée et familiale au regard des buts poursuivis par cette décision. En conséquence, à la date de l'arrêté contesté, le préfet du Calvados, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, n'a méconnu ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

8. En dernier lieu, aux termes du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

9. Il ressort des pièces du dossier que M. A n'exerce pas d'activité professionnelle et a vécu sur le territoire français sans régulariser sa situation pendant de nombreuses années. Dans ces conditions, et alors que la décision portant refus de séjour n'a pas pour objet de l'éloigner de ses enfants, le préfet, en refusant de délivrer un titre de séjour à A, n'a pas méconnu l'intérêt supérieur des enfants. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions du requérant présentées contre la décision du préfet du Calvados du 30 mars 2023 portant refus de séjour doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. M. A transmet des documents permettant d'attester de sa présence en France depuis de nombreuses années. Il ressort des pièces du dossier qu'il a été scolarisé en France, en Guyane, et y a résidé au moins jusqu'en 2014. Il ressort de la décision attaquée qu'il a été titulaire d'un récépissé valable de septembre 2016 à juin 2017 et il est constant qu'il vit avec une ressortissante surinamaise titulaire d'une carte de résident. L'ancienneté de la vie commune est attestée depuis 2019. Il fait valoir que trois enfants sont nés de cette union, de nationalité surinamaise, en 2012, 2016 et 2017 Il transmet notamment une déclaration conjointe d'autorité parentale de décembre 2018 enregistrée au greffe du TGI de Lisieux concernant l'enfant né en 2012. Par ailleurs, il fournit une attestation de la directrice de l'école où sont scolarisés ses enfants, mentionnant sa présence lors des réunions et l'accompagnement quotidien de ses enfants. Dans ces conditions, la décision portant obligation de quitter le territoire français, compte tenu de ses effets au regard de sa situation familiale, est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et doit être annulée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

12. Par voie de conséquence, les décisions portant refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour sur territoire français d'une durée de trois ans doivent également être annulées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

13. Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ".

14. Eu égard au motif d'annulation énoncé ci-dessus, le présent jugement implique le réexamen de la situation de M. A. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet du Calvados, ou au préfet territorialement compétent, de procéder à ce réexamen et de statuer sur son cas dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de le munir, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours.

Sur les frais liés au litige :

15. M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Taforel d'une somme de 1 000 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros sera versée à M. A.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : L'arrêté du 30 mars 2023 du préfet du Calvados est annulé en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour sur le territoire français.

Article 3 : Il est enjoint au préfet du Calvados, ou à tout préfet territorialement compétent, de procéder au réexamen de la situation de M. A et de statuer sur son cas dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de le munir, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours.

Article 4 : L'Etat versera à Me Taforel une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros sera versée à M. A.

Article 5: Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Me Taforel et au préfet de du Calvados.

Copie en sera transmis pour information au bureau d'aide juridictionnelle.

Délibéré après l'audience du 22 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Cheylan, président,

M. Martinez, premier conseiller,

Mme Arniaud, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 juillet 2023.

La rapporteure,

Signé

C. ARNIAUD

Le président,

Signé

F. CHEYLAN

La greffière,

Signé

A. LAPERSONNE

La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

la greffière,

C. Bénis

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