vendredi 23 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2301341 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | JAGOU |
Vu la procédure suivante :
Par des demandes, enregistrées le 8 février 2023 et le 5 juin 2023, M. A C, représenté par Me Jagou, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'enjoindre à la société Orange de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement du tribunal administratif de Caen n° 2002273 du 11 mars 2022, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir et, passé ce délai, sous astreinte définitive de 200 euros par jour de retard, jusqu'à parfaite exécution du jugement, à liquider passé le délai de six mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de la société Orange une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la société Orange n'a pas exécuté le jugement rendu ne liquidant pas les sommes dues selon les modalités fixées par le tribunal.
Par une ordonnance du 25 mai 2023, le président du tribunal administratif de Caen a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
La société Orange, à qui l'ordonnance d'ouverture de la procédure juridictionnelle a été notifiée, n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pillais ;
- et les conclusions de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. Par un jugement n° 2002273 du 11 mars 2022, le tribunal administratif de Caen a condamné la société Orange à verser à M. C une indemnité représentant les traitements qu'il aurait dû percevoir depuis son entrée dans le dispositif de temps libéré, au titre du protocole d'accord du 23 mai 2019, renvoyé M. C devant la société Orange pour qu'il soit procédé à la liquidation de cette somme et mis à la charge de la société Orange le versement à M. C d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
3. A la date de la présente décision, la société Orange n'a pas pris les mesures propres à l'exécution du jugement. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre à la société Orange de liquider et de verser l'indemnité due à M. C selon les modalités prescrites par le jugement du 11 mars 2022 ainsi que de verser à M. C la somme de 1 500 euros mise à sa charge au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la présente décision. Il y a lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte de 200 euros par jour de retard jusqu'à la date à laquelle le jugement précité aura reçu exécution.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Orange le versement à M. C d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est enjoint à la société Orange de liquider et de verser l'indemnité due à M. C selon les modalités prescrites par le jugement n° 2002273 du 11 mars 2022 ainsi que de verser à M. C la somme de 1 500 euros mise à sa charge au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement
Article 2 : Une astreinte est prononcée à l'encontre de la société Orange si elle ne justifie pas avoir, dans le mois suivant la notification de la présente décision, exécuté le jugement du tribunal n° 2002273 du 11 mars 2022 et jusqu'à la date de cette exécution. Le taux de cette astreinte est fixé à 200 euros par jour, à compter de l'expiration du délai d'un mois suivant la notification du présent jugement.
Article 3 : La société Orange versera à M. C une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des demandes est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la société Orange.
Délibéré après l'audience du 8 février 2024 à laquelle siégeaient :
M. Marchand, président,
Mme Pillais, première conseillère,
Mme Silvani, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 février 2024.
La rapporteure,
Signé
M. PILLAIS
Le président,
Signé
A. MARCHANDLa greffière,
Signé
A. D'OLIF
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J. Lounis
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2603588
03/08/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2609258
01/07/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté les requêtes de la SA Montpellier Rugby Club visant à obtenir la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2022 à 2024. Le tribunal a jugé que le club disposait bien, pour les besoins de son activité professionnelle, du contrôle et de l'utilisation matérielle du stade Yves du Manoir, mis à sa disposition par la métropole via des conventions d'occupation. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles 1467 et 1467 A du code général des impôts définissant l'assiette de la CFE.
08/04/2026