LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2301369

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2301369

mercredi 27 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2301369
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantKATAM Avocats

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 mai 2023, la société Bouygues Télécom et la société Phoenix France Infrastructures, représentées par la SELARL Katam avocats, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 décembre 2022 par lequel le maire de Sainte-Geneviève s'est opposé à la déclaration préalable de travaux pour l'implantation d'un relais de radiotéléphonie au lieudit Le Champ de la Mer et la décision implicite de rejet de leur recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au maire de Sainte-Geneviève de réinstruire la déclaration préalable de travaux, dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Sainte-Geneviève une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- l'arrêté du 9 décembre 2022 est insuffisamment motivé ;

- un " avis défavorable " du maire ne constitue pas, à lui seul, un motif légal pouvant fonder l'opposition à la déclaration de travaux.

La requête a été communiquée à la commune de Sainte-Geneviève, qui, le 4 juin 2024, a produit l'arrêté du 8 septembre 2023 par lequel le maire de Sainte-Geneviève ne fait pas opposition à la déclaration préalable.

Par une ordonnance du 17 juillet 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 septembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pillais, première conseillère ;

- et les conclusions de M. Blondel, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société Phoenix France Infrastructures, mandatée par la société Bouygues Télécom, a déposé, le 18 novembre 2022, en mairie de Sainte-Geneviève (Manche), une déclaration préalable de travaux en vue d'implanter, au lieudit Le Champ de la Mer, un relais de radiotéléphonie accueillant les opérateurs Bouygues Télécom et SFR, comprenant un pylône treillis de 18,26 mètres de hauteur, en métal galvanisé, intégrant des faisceaux hertziens et des antennes d'émission-réception multi opérateurs, une zone technique située au pied du pylône, composée de coffrets techniques et d'armoires radio, l'ensemble du site étant clôturé par un grillage rigide de coloris vert. Par un arrêté du 9 décembre 2022, le maire de Sainte-Geneviève s'est opposé à la déclaration préalable de travaux. Par courrier du 6 février 2023, reçu le 8 février 2023, les sociétés Bouygues Télécom et Phoenix France Infrastructures ont exercé un recours gracieux auprès du maire de Sainte-Geneviève pour en obtenir le retrait. Le silence gardé pendant deux mois a fait naitre, le 8 avril 2023, une décision implicite de rejet de ce recours. Par la présente requête, les sociétés Bouygues Télécom et Phoenix France Infrastructures demandent l'annulation de l'arrêté du 9 décembre 2022 et de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. () ".

3. L'arrêté du 9 décembre 2022 ne mentionne aucun motif justifiant la décision d'opposition à déclaration préalable. Par suite, il est entaché d'un défaut de motivation.

4. Il résulte de ce qui précède que les sociétés Bouygues Télécom et Phoenix France Infrastructures sont fondées à demander l'annulation de l'arrêté du 9 décembre 2022 et de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.

5. Pour l'application des dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, l'autre moyen de la requête n'est pas de nature à entraîner l'annulation de l'arrêté contesté.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

6. Par un arrêté du 8 septembre 2023, le maire de Saint-Geneviève ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par la société Phoenix France Infrastructures. Par suite, le présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution.

Sur les frais liés à l'instance :

7. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune de Sainte-Geneviève le versement d'une somme aux sociétés Bouygues Télécom et Phoenix France Infrastructures, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du maire de Sainte-Geneviève du 9 décembre 2022 et sa décision implicite du 8 avril 2023 sont annulés.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Bouygues Télécom, première dénommée pour les requérantes, et à la commune de Sainte-Geneviève.

Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Marchand, président,

Mme Pillais, première conseillère,

M. Pringault, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 novembre 2024.

La rapporteure,

Signé

M. PILLAIS

Le président,

Signé

A. MARCHANDLa greffière,

Signé

A. D'OLIF

La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

J. Lounis

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions