vendredi 22 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2302104 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CAVELIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 3 août 2023 et le 26 février 2024, M. C A, représenté par Me Cavelier, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 6 juin 2023 par laquelle le préfet du Calvados lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ;
3°) d'enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour d'un an, ou à défaut de réexaminer sa demande, le tout dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. A soutient que :
- la décision est entachée d'incompétence du signataire de l'acte ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a jamais été destinataire de la convocation pour la commission du titre de séjour, qu'elle a été irrégulièrement saisie et qu'il a été privé d'une garantie ;
- elle méconnaît l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public et que la décision porte une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant ainsi qu'à l'intérêt supérieur de son enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 octobre 2023, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par une décision du 16 janvier 2024, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé l'aide juridictionnelle totale à M. A.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Groch,
- et les observations de Me Cavelier, représentant M. A.
Le préfet du Calvados n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant ivoirien né le 16 janvier 1998, déclare être entré irrégulièrement en France le 1er septembre 2014. Prétendant être mineur à son arrivée en France, M. A a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance du département du Calvados avant que sa minorité ne soit contestée et qu'il soit condamné en 2015 à deux mois d'emprisonnement pour détention frauduleuse de faux documents administratifs et fausse déclaration. A sa levée d'écrou, il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 17 novembre 2015, non exécutée. Il a bénéficié d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français du 20 novembre 2018 au 19 novembre 2019, puis a fait l'objet le 19 février 2021 d'une obligation de quitter le territoire français non exécutée et d'une assignation à résidence non respectée, pour menace à l'ordre public. M. A a déposé le 1er août 2022 une nouvelle demande de délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, qui lui a été refusée par un arrêté du préfet du Calvados du 6 juin 2023. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 16 janvier 2024. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions du requérant tendant à l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. En premier lieu, par un arrêté du 1er juin 2023, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 14-2023-099 du 1er juin 2023 consultable sur le site internet de la préfecture, le préfet du Calvados a donné délégation à M. B D, chef du service immigration de la préfecture du Calvados, à l'effet de signer tous les arrêtés et décisions relevant des attributions du service de l'immigration, à l'exception de certains actes dont ne fait pas partie la décision en litige. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte doit, par suite, être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ". Aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. / Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant. ". Selon l'article 371-2 du code civil : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant. () ". Aux termes de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".
5. D'une part, M. A, qui se prévaut de sa présence en France depuis 2014 et d'un titre de séjour délivré en tant que parent d'enfant français du 20 novembre 2018 au 19 novembre 2019, ne conteste pas ne pas avoir exécuté les deux obligations de quitter le territoire français délivrées à son encontre en 2015 et en 2021. Il ressort des pièces du dossier qu'après une première condamnation à deux mois d'emprisonnement par le tribunal correctionnel de Caen le 22 octobre 2015 pour détention frauduleuse de faux documents administratifs et fausse déclaration pour obtenir une protection en tant que mineur non accompagné, M. A a fait l'objet d'une condamnation le 8 février 2021 à cent jours-amende à sept euros pour des faits de conduite sous l'empire d'un état alcoolique et conduite d'un véhicule sans permis, puis d'une condamnation le 7 avril 2021 à quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de violence sur conjointe suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours et pour conduite d'un véhicule sans permis du 2 novembre 2019 au 2 février 2020, et enfin le 24 septembre 2021 d'une amende pour usage illicite de stupéfiants. Le dossier fait état d'une garde à vue de M. A le 18 mai 2023 suite à une dispute conjugale avec sa compagne actuelle et pour laquelle il indique qu'aucune poursuite n'est engagée. Le procès-verbal d'audition joint au dossier décrit néanmoins un comportement violent et colérique du requérant. Compte tenu de la gravité des faits qui lui sont reprochés, de la réitération de certains d'entre eux et de leur caractère récent, le requérant ne présente aucun gage sérieux et avéré de distanciation ou de remise en question par rapport à ces faits. Il ne justifie d'aucune insertion professionnelle stable et ancienne en France où il a séjourné de manière quasi-continue depuis 2014, et à l'exception de la période du 20 novembre 2018 au 19 novembre 2019, en situation irrégulière. Dans ces conditions, eu égard à la gravité, à la réitération et au caractère récent de ces faits délictuels, le préfet du Calvados n'a pas fait une inexacte appréciation des circonstances de l'espèce en estimant que la présence en France de M. A constituait une menace pour l'ordre public à la date de la décision attaquée.
6. D'autre part, M. A fait valoir qu'il est le père d'une enfant française née le 18 août 2017. Il soutient contribuer à l'éducation et à l'entretien de sa fille, et se prévaut notamment à cet égard de son engagement et de son investissement pour l'éducation de son enfant, de sa volonté de l'accueillir au sein du logement qu'il partage avec sa nouvelle concubine, et indique qu'il n'est pas opposé au versement d'une pension alimentaire au regard de l'amélioration de sa situation professionnelle. En dépit de sa situation sociale précaire et la reconnaissance de son impécuniosité par le juge aux affaires familiales en 2020 et en 2021, il produit des factures nominatives de denrées alimentaires en 2020, de petits achats de matériel ludique pour sa fille en 2019 et 2020 ainsi que de quelques vêtements en 2023. En outre, le requérant joint au dossier des attestations non circonstanciées datées de 2020 et rédigées par des proches ainsi que des photographies non datées. Néanmoins, si la méconnaissance de la condition de contribution effective à l'entretien de l'enfant ne peut être opposée au requérant pour la période où son impécuniosité était établie, il ressort des pièces du dossier que M. A justifie de salaires perçus entre septembre 2022 et mai 2023 pour des missions d'intérimaire. Il indique d'ailleurs lui-même gagner environ 1 500 euros par mois. Il ne ressort d'aucune des pièces produites au dossier que M. A, au regard de sa situation professionnelle depuis septembre 2022, ait participé volontairement de manière effective aux charges d'entretien de sa fille. Il ressort des pièces du dossier qu'aux termes de deux décisions de justice du 15 janvier 2020 et du 6 août 2021, le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Caen a accordé à M. A un droit de visite médiatisée en lieu neutre deux fois par mois auprès de sa fille. Or, le requérant a été absent à plus d'une rencontre sur quatre visites programmées sur l'année 2022, en s'abstenant souvent de prévenir de son absence. Si le juge des affaires familiales a par ailleurs indiqué que M. A pourrait bénéficier d'un droit de visite à son domicile quand il disposera d'un logement permettant d'accueillir l'enfant, et nonobstant la circonstance qu'un arrêt de la cour d'appel de Caen du 6 juillet 2023 postérieur à l'arrêté attaqué indique que M. A a pu réinvestir le lien avec sa fille, il n'établit pas, à la date de la décision attaquée, contribuer effectivement à l'éducation de sa fille depuis au moins deux ans. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur d'appréciation doivent être écartés.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. A ne justifie pas avoir continué à participer à l'entretien et à l'éducation de sa fille depuis la rupture de la communauté de vie en 2020 avec la mère de cette dernière, cette enfant faisant par ailleurs l'objet d'un suivi éducatif et d'un placement auprès des services de l'aide sociale à l'enfance. Les pièces produites au dossier telles que les photographies et les attestations de proches ne permettent pas d'établir l'intensité et la stabilité de ses relations avec son enfant. S'il se prévaut de ce qu'il est de nouveau en couple avec une autre ressortissante française, cette relation de concubinage n'avait, à la date de l'arrêté attaqué, qu'un caractère très récent puisqu'il ressort de l'attestation produite qu'elle n'a débuté que le 31 octobre 2022. L'insertion professionnelle de M. A est demeurée précaire après plusieurs années d'impécuniosité, et n'offre pas de garantie de stabilité suffisante, ce dernier justifiant seulement d'engagements sous couverts de contrats de travail de courte durée ou de missions d'intérim depuis l'été 2022, de revenus variables et d'aucune activité stable à la date de l'arrêté attaqué. La durée de son séjour en France n'a été rendue possible que par son maintien irrégulier, hormis pour la période du 20 novembre 2018 au 19 novembre 2019 où il a bénéficié d'un titre de séjour. Il ne démontre ni n'allègue sérieusement aucune circonstance particulière de nature à faire obstacle à ce qu'il poursuive normalement sa vie privée et familiale à l'étranger, en particulier dans son pays d'origine, où il n'établit pas être dépourvu de toute attache privée et familiale. Dans ces conditions, eu égard à la menace que sa présence sur le territoire français fait peser sur l'ordre public, le préfet du Calvados n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels le refus de renouvèlement de son titre de séjour a été pris, ni méconnu l'intérêt supérieur de son enfant. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées doivent être écartés.
9. En dernier lieu, il résulte des dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues par ces textes auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité, et non de celui de tous les étrangers qui s'en prévalent.
10. Ainsi qu'il a été dit au point 6, M. A ne justifie pas remplir les conditions pour bénéficier de plein droit d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le préfet du Calvados n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour avant de statuer sur sa demande de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-13 doit être écarté.
Sur les autres conclusions :
11. Par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37de la loi du 10 juillet 1991, doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de se prononcer sur les conclusions de M. A tendant à ce qu'il soit admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Me Cavelier et au préfet du Calvados.
Délibéré après l'audience du 7 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Cheylan, président,
M. Martinez, premier conseiller,
Mme Groch, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mars 2024.
La rapporteure,
Signé
N. GROCH
Le président,
Signé
F. CHEYLAN
La greffière,
Signé
C. BÉNIS
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. Bénis
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026