mardi 26 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2302189 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Autres délais-Etrangers-2 |
| Avocat requérant | BARA CARRE |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête n° 2302189 enregistrée le 18 août 2023, Mme A G, représentée par Me Bara Carré, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 27 juillet 2023 par lequel le préfet du Calvados l'a obligée à quitter le territoire dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour, subsidiairement une autorisation provisoire de séjour, dans le délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir ;
4°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français jusqu'à la date de lecture de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à sa date de notification ;
5°) de mettre la somme de 1 200 euros à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur l'ensemble des décisions de l'arrêté :
- l'auteur est incompétent.
Sur l'obligation de quitter le territoire :
- elle méconnaît l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et son droit d'être entendu ;
- elle est contraire au principe du contradictoire établi par l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression de ses parents.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- elle a été prise en violation de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivé en méconnaissance de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
II. Par une requête n° 2302190 enregistrée le 18 août 2023, Mme D F épouse G, représentée par Me Bara Carré, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 27 juillet 2023 par lequel le préfet du Calvados l'a obligée à quitter le territoire dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour, subsidiairement une autorisation provisoire de séjour, dans le délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir ;
4°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français jusqu'à la date de lecture de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à sa date de notification ;
5°) de mettre la somme de 1 200 euros à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur l'ensemble des décisions de l'arrêté :
- l'auteur est incompétent.
Sur l'obligation de quitter le territoire :
- elle méconnaît l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et son droit d'être entendu ;
- elle est contraire au principe du contradictoire établi par l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à sa liberté d'expression.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- elle a été prise en violation de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivé en méconnaissance de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
III. Par une requête n° 2302191 enregistrée le 18 août 2023, M. E G, représenté par Me Bara Carré, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 27 juillet 2023 par lequel le préfet du Calvados l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour pour une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour, subsidiairement une autorisation provisoire de séjour, dans le délai de quinze jours à compter de la décision à intervenir ;
4°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français jusqu'à la date de lecture de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à sa date de notification ;
5°) de mettre la somme de 1 200 euros à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur l'ensemble des décisions de l'arrêté :
- l'auteur est incompétent.
Sur l'obligation de quitter le territoire :
- elle méconnaît l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et son droit d'être entendu ;
- elle est contraire au principe du contradictoire établi par l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à sa liberté d'expression.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- elle a été prise en violation de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivé en méconnaissance de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 6 septembre 2023, le préfet du Calvados conclut au rejet des requêtes au motif que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique tenue le 20 septembre 2023 le rapport de M. C.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. E G, Mme D F, son épouse, et leur fille majeure Mme A G, ressortissants géorgiens, sont entrés en France le 8 février 2023 pour y demander l'asile. Leurs demandes de protection internationale ont été rejetées par des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 31 mai 2023 dont ils ont fait appel. Par les arrêtés du 27 juillet 2023 attaqués, le préfet du Calvados a obligé M. et Mmes G à quitter le territoire dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination des mesures d'éloignement et leur a interdit le retour pour une durée d'un an.
Sur la jonction :
2. Les décisions contestées, qui concernent la situation d'un couple de ressortissants géorgiens et de leur fille majeure, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors, il y a lieu de joindre les requêtes pour statuer par un seul jugement.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre les requérants au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. Par un arrêté du 1er juin 2023, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 14-2023-099 du même jour et consultable sur le site internet de la préfecture, le préfet du Calvados a donné délégation à Mme B à l'effet de signer tous les arrêtés et décisions relevant des attributions du bureau du séjour, à l'exception de certains actes dont ne font pas partie les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés attaqués doit être écarté comme manifestement infondé.
En ce qui concerne les obligations de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, si les dispositions de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
6. Si les requérants soutiennent qu'ils n'ont pas pu faire valoir des observations écrites ou orales, ils ne font pas état d'éléments qu'ils auraient vainement tenté de porter à la connaissance du préfet et qui auraient eu une incidence sur le sens des décisions contestées. En conséquence, les obligations de quitter le territoire français prises à leur encontre sont exemptes du vice de procédure invoqué.
7. En deuxième lieu, si M. et Mmes G soutiennent que les décisions attaquées méconnaissent les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, il ressort des dispositions des articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Par suite, le moyen est inopérant et doit être écarté.
8. En troisième et dernier lieu, les requérants font valoir que les mesures d'éloignements méconnaissent le droit à la liberté d'expression de M. et Mme G reconnu par l'article 10 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Toutefois ce moyen est inopérant à l'encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire, qui sont des décisions distinctes de celles fixant le pays de destination.
En ce qui concerne les décisions fixant le pays de destination :
9. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Et selon l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
10. Les requérants soutiennent que les décisions contestées portent atteinte à leur droit de ne pas être soumis à des traitements inhumains et dégradants contraires aux stipulations et dispositions citées au point précédent. Ils font valoir qu'ils ont fait l'objet de menaces et d'intimidations du fait de l'activité politique et militante des époux G au sein d'un parti politique d'opposition géorgien intitulé " Géorgie européenne ". Toutefois, l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides a rejeté leur demande et ils n'apportent pas d'éléments suffisants pour établir qu'ils sont exposés de façon personnelle, directe et actuelle à des risques sérieux pour leur vie, leur sécurité ou leur liberté en cas de retour en Géorgie en citant uniquement un rapport général de la commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada daté de 2015. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
En ce qui concerne les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français :
11. En premier lieu, les décisions susvisées comportent l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté comme manifestement infondé.
12. En second lieu, il ressort des termes des arrêtés attaqués que pour prononcer à l'encontre des intéressés cette interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an, le préfet s'est fondé sur la circonstance de leur arrivée récente sur le territoire et que faisant tous trois l'objet d'une mesure d'éloignement, la cellule familiale pourrait se reconstituer hors de France. Au regard de ces circonstances qui sont établies, alors même que la présence des intéressés ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'ils n'ont fait l'objet d'aucune précédente mesure d'éloignement du territoire, le préfet du Calvados n'a pas commis d'erreur d'appréciation en leur interdisant de revenir sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions aux fins de suspension des décisions portant obligation de quitter le territoire :
13. Aux termes de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci ". Et aux termes de l'article L. 752-11 du même code : " Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné, saisi en application des articles L. 752-6 ou L. 752-7, fait droit à la demande de l'étranger lorsque celui-ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d'asile, son maintien sur le territoire durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile ".
14. Il est fait droit à la demande de suspension de la mesure d'éloignement si le juge a un doute sérieux sur le bien-fondé de la décision de rejet ou d'irrecevabilité opposée par l'OFPRA à la demande de protection, au regard des risques de persécutions allégués ou des autres motifs retenus par l'Office.
15. Au cas particulier, le seul élément mentionné au point 10 n'est pas suffisamment sérieux pour justifier le maintien de M. et Mmes G sur le territoire durant l'examen de leur recours par la Cour nationale du droit d'asile. Par suite, leurs demandes subsidiaires de suspension d'exécution présentées au titre des articles L. 752-5 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être rejetées.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et de suspension, et celles relatives aux frais du procès, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Mme A G, Mme D F épouse G et M. E G sont admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes de Mmes G et de M. G est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A G, à Mme D F épouse G, à M. E G, à Me Bara Carré et au préfet du Calvados.
Copie pour information en sera transmise au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Caen.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2023.
Le président du tribunal,
Signé
H. CLe greffier,
Signé
J. LOUNIS
La République mande et ordonne au préfet du Calvados, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
le greffier,
J. Lounis
Nos 2302189 - 2302190 - 2302191
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026