LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2302588

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2302588

jeudi 26 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2302588
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationAutres délais-Etrangers-3
Avocat requérantCHANUT AVOCATS ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Rennes le 29 septembre 2023 et transmise par ordonnance de renvoi le 3 octobre 2023 au greffe du tribunal administratif de Caen, M. A C, représenté par Me Saint-Léger, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 28 septembre 2023 par lequel le préfet de la Sarthe l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour en France pour une durée de deux ans et d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation.

Il soutient que :

Sur l'obligation de quitter le territoire :

- l'auteur de la décision est incompétent ;

- son droit d'être entendu a été méconnu ;

- sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen particulier ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur le refus de délai de départ volontaire :

- la décision est insuffisamment motivée ;

- il ne présente pas de risque de fuite.

Sur le pays de destination :

- la décision est insuffisamment motivée.

Sur l'interdiction de retour :

- la décision est insuffisamment motivée ;

- le préfet a commis une erreur d'appréciation en s'abstenant de rechercher si des circonstances humanitaires pouvaient justifier qu'il ne prenne pas la décision susvisée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 octobre 2023, le préfet de la Sarthe conclut au rejet de la requête au motif qu'aucun des moyens n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, M. B a présenté son rapport et entendu les observations de Me Saint-Léger, qui renonce au moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions attaquées.

Le préfet de la Sarthe et le préfet de l'Orne n'étaient ni présents ni représentés.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C, de nationalité algérienne, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 28 septembre 2023 par lequel le préfet de la Sarthe l'a obligé à quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour en France pour une durée de deux ans et d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation.

Sur l'ensemble des décisions :

2. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que l'autorité administrative a procédé à un examen approfondi de la situation du requérant au regard du droit au séjour et qu'elle a mentionné avec précision les faits et les dispositions sur lesquelles les décisions contestées se fondent. Le requérant n'est donc pas fondé à soutenir que sa situation n'a pas fait l'objet d'un examen particulier ou que les décisions contestées seraient insuffisamment motivées.

Sur l'obligation de quitter le territoire :

3. En premier lieu, le requérant n'est pas fondé à soutenir que son droit d'être entendu a été méconnu dès lors qu'il a été entendu par la police judiciaire le 28 septembre 2023 et a pu exposer l'ensemble de sa situation, notamment au regard du droit au séjour.

4. En second lieu, si le requérant fait valoir qu'il réside en France depuis 2018, qu'il y poursuit sa scolarité, que sa famille réside en France et qu'il y est socialement intégré, et qu'ainsi la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il ressort des pièces du dossier qu'il a, à plusieurs reprises depuis octobre 2021, fait l'apologie du terrorisme, que, de plus, il a, le 27 septembre 2023, été arrêté pour conduite sans permis de conduire, refus d'obtempérer et mise en danger de la vie d'autrui, qu'enfin ses parents sont en situation irrégulière et ont fait l'objet de mesures d'éloignement. Par conséquent, eu égard notamment à la menace pour l'ordre public que comporte la présence en France du requérant, la mesure d'éloignement contestée, eu égard aux buts qu'elle poursuit, ne porte pas au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée.

Sur le refus de délai de départ volontaire :

5. Comme il a été dit précédemment, le comportement du requérant constitue une menace pour l'ordre public au sens de l'article L.612-2 du code de justice administrative. M. C s'est donc placé dans le cas dans lequel l'autorité administrative peut refuser d'octroyer un délai de départ volontaire pour l'exécution d'une mesure d'éloignement. En l'espèce l'autorité administrative n'a commis aucune erreur d'appréciation en refusant d'octroyer un délai de départ volontaire.

Sur l'interdiction de retour :

6. Le requérant soutient que le préfet a commis une erreur d'appréciation en s'abstenant de rechercher si des circonstances humanitaires pouvaient justifier qu'il ne prenne pas la décision susvisée. Toutefois, la circonstance que les parents du requérant résident en France en situation irrégulière n'est pas de nature à révéler une circonstance humanitaire.

Sur le pays de destination :

7. La mesure d'éloignement contestée n'étant pas illégale, le requérant ne peut valablement exciper d'une telle illégalité à l'encontre de la décision susvisée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au préfet de la Sarthe et au préfet de l'Orne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 octobre 2023.

Le président,

signé

H. B La greffière,

signé

N. BELLA

La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

E. Bloyet

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026