jeudi 21 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2303009 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre JU |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 12 septembre 2023, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Caen le 20 novembre 2023, le tribunal judiciaire de Caen a renvoyé au tribunal administratif la requête de Mme C B qui demande au tribunal d'annuler la décision du 13 juin 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Calvados a refusé, après avis rendu par la commission de recours amiable le 6 juin 2023, de lui accorder le bénéfice de la prime de déménagement.
Elle soutient qu'un agent de la caisse d'allocations familiales lui a indiqué qu'elle pouvait bénéficier de la prime de déménagement et qu'elle a donc sollicité le concours d'un déménageur et demandé à son ancien bailleur un délai pour s'acquitter de son loyer dans l'attente de recevoir la prime de déménagement.
Par un mémoire enregistré le 19 juin 2024, la caisse d'allocations familiales du Calvados conclut au rejet de la requête au motif que le moyen soulevé par Mme B n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Macaud, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Macaud a été entendu au cours de l'audience publique, à l'issue de laquelle la clôture de l'instruction a été prononcée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B a déposé une demande pour bénéficier de la prime de déménagement. Par décision du 7 avril 2023, la caisse d'allocations familiales du Calvados a refusé de lui accorder la prime sollicitée. Par courrier du 9 mai 2023, Mme B a contesté cette décision devant la commission de recours amiable. La caisse d'allocations familiales lui a notifié, le 13 juin 2023, la décision de rejet de son recours après avis rendu le 6 juin 2023 par la commission de recours amiable. Mme B demande au tribunal d'annuler cette décision.
2. Aux termes de l'article L. 823-8 du code de la construction et de l'habitation : " Une prime de déménagement est attribuée par les organismes mentionnés à l'article L. 812-1 aux personnes ou aux ménages qui emménagent dans un nouveau logement ouvrant droit à une aide personnelle au logement et qui ont à leur charge un enfant d'un rang déterminé. Le rang de l'enfant et la période durant laquelle doit avoir lieu le déménagement pour ouvrir droit à cette prime sont fixés par voie réglementaire. La prime est due si le droit à l'aide personnelle au logement est ouvert dans un délai fixé par voie réglementaire à compter de la date d'emménagement, même lorsqu'en application de l'article L. 823-7, il n'est pas procédé au versement de l'aide. ". Aux termes de l'article D. 823-20 du même code : " La prime de déménagement est attribuée aux personnes ou aux ménages ayant à charge au moins trois enfants nés ou à naître et qui s'installent dans un nouveau logement ouvrant droit à l'une des aides personnelles au logement au cours d'une période comprise entre le premier jour du mois civil suivant le troisième mois de grossesse au titre d'un enfant de rang trois ou plus et le dernier jour du mois précédant celui au cours duquel cet enfant atteint son deuxième anniversaire. / Cette prime est due si le droit à l'aide est ouvert dans un délai de six mois à compter de la date d'emménagement ".
3. Il résulte de l'instruction que Mme B et M. D vivent maritalement avec trois enfants à charge dont le troisième, le jeune A, est né le 3 avril 2014. En application des dispositions précitées, le droit pour Mme B de bénéficier de la prime de déménagement était ainsi ouvert jusqu'au 31 mars 2016. Lorsque le couple a procédé au déménagement de son mobilier dans son nouveau logement, à Honfleur, le 21 mars 2023, le droit au bénéfice de cette prime ne leur était donc plus ouvert. Dès lors, en refusant de leur attribuer la prime de déménagement sollicitée, la caisse d'allocations familiales du Calvados n'a pas commis d'erreur de droit ni commis d'erreur d'appréciation. Si Mme B expose qu'un agent de la caisse d'allocations familiales lui a indiqué qu'elle pouvait bénéficier de la prime de déménagement, cette circonstance, au demeurant non établie, est sans incidence sur son droit à bénéficier de cette prestation qui doit être examiné au regard des critères d'attribution prévus à l'article D. 823-20 du code de la construction et de l'habitation.
4. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 13 juin 2023.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et à la caisse d'allocations familiales du Calvados.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 novembre 2024.
La magistrate désignée,
signé
A. MACAUD
La greffière,
signé
E. BLOYET
La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
E. Bloyet
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
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