lundi 19 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2303233 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL MEDEAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 13 décembre 2023 et le 5 mars 2025, Mme D F, Mme B C et M. A E, représentés par la SELARL Médéas, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler les délibérations n°2023-05-01 et n° 2023-05-02 du 15 juin 2023 par lesquelles le conseil municipal de la commune du Fresne-Camilly a, d'une part, autorisé la cession à la société JB Promotion des parcelles ZB 179 et ZB 180 et, d'autre part, accepté la proposition de souscription volontaire de cette dernière au financement de travaux sur un chemin rural :
2°) de mettre à la charge de la commune du Fresne-Camilly la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de la justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la délibération n°2023-05-01 est entachée d'un vice de procédure, faute de communication préalable de l'avis des domaines aux conseillers municipaux et faute d'information suffisante de ces derniers ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article Uc 1 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- elle est incompatible avec les orientations d'aménagement et de programmation applicables aux parcelles cédées ;
- elle est contraire à la destination de l'emplacement réservé n° 3 identifié par le document graphique du plan local d'urbanisme ;
- la délibération n° 2023-05-02 méconnaît les dispositions de l'article U3 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 février 2024, la commune du Fresne-Camilly conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 389,12 euros soit mise à la charge des requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de la justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Les requérants ne se prévalent d'aucun intérêt leur donnant qualité à agir à l'encontre des délibérations attaquées. Par suite, leur requête est manifestement irrecevable.
3. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de M. E et autres, en toutes ses conclusions.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune du Fresne-Camilly présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. E et autres est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune du Fresne-Camilly présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A E, représentant unique des requérants, et à la commune du Fresne-Camilly.
Fait à Caen, le 19 mai 2025.
Le président de la 2ème chambre,
Signé
A. Marchand
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
D. Dubost
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026