lundi 12 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2400078 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 janvier 2024, l'EIRL Kokliko Koiffure demande au tribunal d'annuler l'ordre de recouvrer n° AEMP2023046406 par lequel par l'Agence des services et de paiement l'a rendu redevable du remboursement de l'aide à l'embauche des jeunes qu'elle a perçue, d'un montant de 2 000 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ". Le premier alinéa de l'article R. 412-1 du même code dispose que : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. ". Aux termes de l'article R. 612-1 dudit code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".
2. En l'espèce, l'EIRL Kokliko Koiffure a introduit sa requête sans l'accompagner d'une copie de l'ordre de recouvrer attaqué n° AEMP2023046406, ni des pièces justifiant qu'il aurait été vainement demandé à l'Agence des services et de paiement une copie de cet acte. Invitée à régulariser sa requête par une lettre du greffe du 12 janvier 2024, l'EIRL Kokliko Koiffure n'a fait parvenir au tribunal aucune régularisation dans le délai de quinze jours qui lui était imparti. Par suite, sa requête est manifestement irrecevable.
3. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de l'EIRL Kokliko Koiffure.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de l'EIRL Kokliko Koiffure est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'EIRL Kokliko Koiffure.
Fait à Caen, le 12 février 2024.
Le président de la 2ème chambre,
Signé
A. Marchand
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
le greffier,
J. Lounis
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