jeudi 6 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2400206 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | MERHOUM AMINA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 janvier et 19 février 2024, Mme B C, représentée par Me Merhoum, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 août 2023 par lequel le préfet de l'Orne a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Orne de lui délivrer un titre de séjour sous astreinte de 150 euros à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision portant refus de séjour est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'est pas établi que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a été régulièrement saisi, que ses membres étaient compétents pour émettre l'avis émis et que le médecin rapporteur n'a pas siégé au sein du collège de médecins qui a rendu l'avis le 17 juillet 2023 ;
- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de son état de santé ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de son état de santé ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par des mémoires, enregistrés les 9 février et 26 février 2024, le préfet de l'Orne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 janvier 2024.
Le 11 mars 2024, Mme C a produit des pièces, postérieurement à la clôture de l'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Sénécal.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B C, ressortissante malgache née le 20 août 1952, déclare être entrée régulièrement en France le 21 octobre 2019. Le 13 décembre 2022, elle a sollicité, auprès des services de la préfecture de l'Orne, le renouvellement de son titre de séjour mention " vie privée et familiale " pour raisons de santé. Par l'arrêté attaqué du 11 août 2023, le préfet de l'Orne a refusé de lui délivrer ce titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté contesté vise les textes dont il fait application, notamment l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En outre, alors que le préfet n'était pas tenu de mentionner l'ensemble des éléments caractérisant la situation de l'intéressée, les décisions contestées précisent les éléments déterminants qui ont conduit le préfet à refuser de lui délivrer le titre de séjour sollicité et indique à cet égard que l'état de santé de Mme C nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et peut lui permettre de voyager sans risque vers son pays d'origine où elle pourra bénéficier d'un traitement approprié alors par ailleurs, qu'elle ne justifie pas de liens intenses, stables et anciens sur le territoire national. Dans ces conditions, la décision en litige comporte les circonstances de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () ". L'article R. 425-11 du même code et l'article 4 de l'arrêté du 27 décembre 2016 précisent que l'avis médical rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) est émis au vu, d'une part, d'un rapport médical établi, conformément au modèle figurant à l'annexe B de l'arrêté, par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. En application de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016, cet avis doit comporter des mentions obligatoires, notamment, les éléments de procédure au stade de l'élaboration du rapport et de l'élaboration de l'avis. Par ailleurs, l'article R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précise : " Le collège à compétence nationale () est composé de trois médecins, (). La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. () ". Enfin, l'article 5 de l'arrêté du 27 décembre 2016 et l'article R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile énoncent que le médecin ayant établi le rapport médical ne doit pas siéger au sein du collège des médecins chargé de prononcer un avis.
4. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que la régularité de la procédure implique que les documents soumis à l'appréciation du préfet comportent l'avis du collège de médecins de l'OFII et soient établis de manière telle que le préfet puisse vérifier, d'une part, que cet avis a bien été rendu par un collège de médecins tel que prévu par l'article L. 425-9 et, d'autre part, qu'il permette l'identification des médecins ayant effectivement siégé. L'identification des auteurs de cet avis constitue une garantie dont la méconnaissance est susceptible d'entacher d'irrégularité l'ensemble de la procédure. Il en résulte également que, préalablement à l'avis rendu par ce collège, le préfet doit être destinataire d'un rapport médical relatif à l'état de santé du demandeur et établi par un médecin de l'OFII, lequel ne doit pas siéger ensuite au sein du collège de médecins chargé d'émettre l'avis précité. En cas de contestation devant le juge administratif portant sur ce dernier point et afin de s'assurer que la composition du collège de médecins est régulière, il appartient à l'autorité administrative d'apporter les éléments qui permettent d'identifier le médecin qui a rédigé le rapport, sur la base duquel le collège de médecins s'est prononcé.
5. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été pris au vu de l'avis du collège des médecins de l'OFII du 17 juillet 2023, émis au regard du rapport médical établi par le docteur A ailleurs, il ressort des mentions portées sur l'avis du collège de médecins de l'OFII que le médecin rapporteur n'a pas siégé au sein du collège de médecins qui a rendu cet avis. L'avis comporte les mentions permettant d'identifier les trois médecins composant le collège et est revêtu de leurs signatures. En outre, si la requérante conteste la compétence des médecins membres du collège, il ressort des pièces du dossier que le directeur général de l'OFII, par une décision du 3 octobre 2022 régulièrement publiée et consultable sur le site internet de l'OFII, a désigné les trois médecins signataires pour participer au collège de médecins de l'OFII. Enfin, il ne résulte pas des pièces du dossier que le collège des médecins de l'OFII aurait été irrégulièrement saisi. Dans ces conditions, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté en toutes ses branches.
6. En troisième lieu, s'il est saisi, à l'appui de conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus, d'un moyen relatif à l'état de santé du demandeur, aux conséquences de l'interruption de sa prise en charge médicale ou à la possibilité pour lui d'en bénéficier effectivement dans le pays dont il est originaire, il appartient au juge administratif de prendre en considération l'avis médical rendu par le collège des médecins de l'OFII. Si le demandeur entend contester le sens de cet avis, il appartient à lui seul de lever le secret relatif aux informations médicales qui le concernent, afin de permettre au juge de se prononcer en prenant en considération l'ensemble des éléments pertinents, notamment l'entier dossier du rapport médical au vu duquel s'est prononcé le collège des médecins de l'OFII, en sollicitant sa communication, ainsi que les éléments versés par le demandeur au débat contradictoire. Toutefois, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
7. Pour refuser à Mme C la délivrance d'un titre de séjour pour raisons de santé, le préfet de l'Orne s'est notamment fondé sur l'avis du collège de médecins de l'OFII du 17 juillet 2023, lequel a estimé que si l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, Mme C peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine au vu de l'offre de soins et des caractéristiques du système de santé dans ce pays, vers lequel son état de santé lui permet de voyager sans risque. Mme C fait valoir qu'elle souffre de troubles neurologiques, et cardiologiques ainsi que de diabète, qu'elle est en perte d'autonomie, que la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées lui a attribué le 23 novembre 2023 une carte mobilité inclusion mention stationnement ainsi qu'une allocation aux adultes handicapées valables sans limitation de durée, qu'elle suit un traitement lourd dont une partie n'est pas disponible dans son pays d'origine ou inaccessible en raison de son coût au regard de la faible pension de retraite qu'elle perçoit en qualité d'ancienne institutrice et de la distance qui sépare l'hôpital de son lieu d'habitation.. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, en particulier de la liste des médicaments enregistrés à Madagascar que l'intégralité du traitement prescrit par ordonnance est disponible dans son pays d'origine. Les éléments produits par la requérante ne sont pas de nature à remettre en cause l'avis émis par le collège des médecins s'agissant de l'offre de soins à Madagascar et de l'existence du traitement approprié à sa pathologie. En particulier, elle ne démontre pas, ni même n'allègue, que le centre hospitalier de référence à Ambavalo, ville où elle est née, ne dispenserait pas le traitement approprié. Enfin, Mme C dont la pension de retraite mensuelle s'élève à 646 144 ariarys malgaches, quand le salaire moyen mensuel à Madagascar correspond à 197 800 ariarys malgaches, ne démontre pas que ses revenus la priveraient du bénéfice effectif de ce traitement. Dans ces conditions, c'est sans méconnaître les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni commettre d'erreur d'appréciation que le préfet de l'Orne a refusé de renouveler la carte de séjour dont bénéficiait Mme C.
8. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale ". Mme C fait valoir, d'une part, l'ancienneté de sa présence en France et l'intensité des liens qu'elle entretient avec sa fille et ses petits-enfants, d'autre part, sa dépendance à sa fille et, enfin, qu'elle serait livrée à elle-même en cas de retour dans son pays d'origine. Toutefois, il n'est pas contesté que la requérante qui réside en France depuis trois ans à la date de l'arrêté attaqué, veuve, sans enfant à charge, a élu domicile au centre communal d'action sociale d'Argentan et que six de ses enfants majeurs résident à Madagascar. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme C aurait tissé des liens personnels et amicaux en France ni qu'elle y serait particulièrement intégrée. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, eu égard notamment à la durée et aux conditions de son séjour, Mme C n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
9. Il résulte de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 11 août 2023 par laquelle le préfet de l'Orne a refusé le renouvellement de son titre de séjour.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, en application des dispositions du second alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'obligation de quitter le territoire français qui accompagne la décision de refus de titre de séjour n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de cette décision. La décision de refus de titre de séjour étant, ainsi qu'il a été dit au point 2, suffisamment motivée, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ". Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 5, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas méconnu les dispositions précitées du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, c'est sans méconnaître ces dispositions ni commettre d'erreur manifeste d'appréciation que le préfet de l'Orne a obligé la requérante à quitter le territoire français dans le délai de trente jours.
12. En troisième lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant refus de séjour, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède, que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté 11 août 2023 par lequel le préfet de l'Orne a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais liés à l'instance doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, à Me Merhoum et au préfet de l'Orne.
Copie en sera adressée pour information au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Caen.
Délibéré après l'audience du 28 mai 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Rouland-Boyer, présidente,
- Mme Sénécal, première conseillère,
- Mme Créantor, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2024.
La rapporteure,
SIGNÉ
I. SENECAL
La présidente,
SIGNÉ
H. ROULAND-BOYER
La greffière,
SIGNÉ
E. BLOYET
La République mande et ordonne au préfet de l'Orne et en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
E. BLOYET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026