vendredi 19 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2400467 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 février 2024, Mme B C doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Le Rozel a tacitement rejeté sa demande tendant à ce qu'il soit enjoint à son voisin de procéder à la taille de sa haie.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'organisation judiciaire ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours () les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".
2. Aux termes de l'article R. 211-3-8 du code de l'organisation judiciaire : " Le tribunal judiciaire connaît : / 1° Des actions relatives à la distance prescrite par la loi, les règlements particuliers et l'usage des lieux pour les plantations ou l'élagage d'arbres ou de haies ; () ".
3. Mme B C expose que le choix du maire de la commune de Le Rozel de procéder à une conciliation entre elle et les époux A, ses voisins, sans mettre en demeure ces derniers de se conformer aux dispositions du plan local d'urbanisme, révèle l'existence d'une décision de rejet de sa demande. Elle soutient que cette décision, révélée par le procès-verbal dressé à la suite de la tentative de conciliation organisée par le maire, est contraire aux dispositions applicables en zone U du plan local d'urbanisme dès lors que la haie située sur la propriété voisine mesure plus de deux mètres de haut. La requérante fait en outre valoir que le procès-verbal de cette réunion de conciliation ne retrace pas les échanges qui s'y sont tenus de façon précise et que l'absence d'entretien de la haie lui cause un préjudice visuel. Toutefois, il résulte des dispositions citées au point précédent que les litiges relatifs aux élagages de haies relèvent de la seule compétence du juge judiciaire. Par ailleurs, si Mme C fait valoir que la décision en litige méconnaît les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme applicables en zone U, elle n'assortit ce moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, la requête, qui ne repose que sur des moyens inopérants et sur des moyens qui ne sont pas assortis de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, doit être rejetée en application des dispositions des 2° et 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C.
Fait à Caen, le 19 avril 2024.
Le président de la 1ère chambre,
Signé
F. CHEYLAN
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. Bénis
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