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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2400635

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2400635

lundi 17 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2400635
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantAARPI CONCORDANCE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 mars 2024, M. C A, représenté par Me Balouka, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'ordonner au préfet du Calvados, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui délivrer sans délai un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à exercer une activité professionnelle ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- son récépissé de demande de titre de séjour a expiré le 21 février 2024 ;

- il ne parvient pas à obtenir le renouvellement de son récépissé en dépit de multiples relances ;

- l'expiration de son récépissé l'empêche de continuer à travailler pour subvenir aux besoins de sa famille ;

- il verse régulièrement de l'argent à la mère de son enfant et s'occupe de lui au quotidien ;

- la perte de son emploi le place dans une situation de précarité ;

- en l'absence de délivrance de récépissé, il ne dispose d'aucun autre recours.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mars 2024, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'une décision de refus de séjour a été régulièrement notifiée au requérant.

Par un mémoire, enregistré le 19 mars 2024, M. A déclare se désister de ses conclusions autres que celles relatives aux frais d'instance.

M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 mai 2024.

La présidente du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".

2. Par un mémoire, enregistré le 19 mars 2024, M. A déclare se désister de ses conclusions autres que celles relatives aux frais exposés et non compris dans les dépens. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme que demande le requérant au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. A concernant ses conclusions autres que celles relatives aux frais exposés et non compris dans les dépens.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A, à Me Balouka et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera transmise, pour information, au préfet du Calvados.

Fait à Caen, le 17 juin 2024.

Le juge des référés,

Signé

F. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière,

C. Bénis

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