mardi 25 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2400697 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 mars et 5 avril 2024, M. C B et Mme A D doivent être regardés comme demandant au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision par laquelle le président du conseil départemental du Calvados a ordonné la prise en charge de leur fils par les services de l'aide sociale à l'enfance ;
2°) de condamner le conseil départemental du Calvados à leur verser une somme restant à déterminer en réparation du préjudice moral qu'ils estiment avoir subi en raison de cette décision illégale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
2. Par leur requête, M. C B et Mme A D soutiennent que la décision de placement dont fait l'objet leur fils est illégale car " frauduleuse ", que le nom de leur enfant a été illégalement modifié par les services de l'aide sociale à l'enfance et que le président du conseil départemental du Calvados ne pouvait prendre cette décision dès lors qu'ils résident en Ile-de-France depuis 2012. Ils demandent en outre l'indemnisation du préjudice moral qu'eux-mêmes et leur enfant ont subi en raison de l'illégalité fautive dont serait entachée la décision en litige. Toutefois, aucun des moyens soulevés par les requérants n'est assorti de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions aux fin d'annulation et d'indemnisation présentées par M. B et Mme D en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B et Mme D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et Mme A D.
Fait à Caen, le 25 juin 2024.
Le président de la 1ère chambre,
Signé
F. CHEYLAN
Pour expédition conforme,
Le greffier
J. Lounis
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