jeudi 7 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2400866 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | LEBEY |
Vu les procédures suivantes :
I. - Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le numéro 2400866 le 4 avril 2024 et le 13 mai 2024, M. A B, représenté par Me Lebey, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 mars 2024 par lequel le préfet de l'Orne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pendant une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Orne de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer sa situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen complet de sa situation personnelle ;
- cette décision méconnait les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale à raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour qui la fonde ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle n'est pas motivée ;
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale à raison de l'illégalité des décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination ;
- elle est disproportionnée au regard de sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 avril 2024, le préfet de l'Orne conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. A B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 mai 2024.
II. - Par une requête et un mémoire, enregistrés le 4 avril 2024 et le 13 mai 2024 sous le numéro 2400867, Mme C D, épouse B, représentée par Me Lebey, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 mars 2024 par lequel le préfet de l'Orne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pendant une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Orne de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer sa situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle fait valoir que :
En ce qui concerne la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen complet de sa situation personnelle ;
- cette décision méconnait les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale à raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle n'est pas motivée ;
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale à raison de l'illégalité des décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination ;
- elle est disproportionnée au regard de sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 avril 2024, le préfet de l'Orne conclut au rejet de la requête au motif que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 mai 2024.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ducos de Saint Barthélémy de Gélas,
- et les observations de Me Lebey, représentant M. et Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B et Mme C D, épouse B, ressortissants arméniens nés respectivement le 23 décembre 1975 et le 21 août 1985, sont entrés en France en octobre 2014 munis d'un visa de court séjour. Leurs demandes d'asile ont été rejetées par décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFRPA) du 6 mars 2015, confirmées par la Cour nationale du droit d'asile le 1er octobre 2015. Par arrêtés du 30 décembre 2015, le préfet du Calvados a refusé de leur délivrer un titre de séjour et leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Leurs demandes de réexamen de leur situation au regard du droit d'asile ont été rejetées par décisions de l'OFPRA du 13 juin 2018 et, par un arrêté du 22 août 2018, le préfet du Calvados leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par décisions du 22 mars 2024, le préfet de l'Orne a rejeté leurs demandes d'admission exceptionnelle au séjour, formulées le 15 novembre 2023, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination et leur a fait interdiction de retour sur le territoire pendant une durée d'un an. Par les deux requêtes susvisées, qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un seul jugement, M. et Mme B demandent l'annulation des arrêtés du 22 mars 2024.
Sur les décisions portant refus de délivrance de titres de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté du 27 novembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Orne n° 2023-11-15 du même jour, le préfet de l'Orne a donné délégation à M. Yohan Blondel, secrétaire général de la préfecture de l'Orne et sous-préfet, à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'État dans le département de l'Orne, à l'exception de certains actes dont ne font pas partie les décisions en litige. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit, par suite, être écarté.
3. En deuxième lieu, il résulte des motifs des décisions contestées et des pièces du dossier que le préfet de l'Orne a procédé à un examen particulier de la situation des requérants et a effectivement pris en compte la scolarisation en France de leurs enfants et l'activité professionnelle exercée par M. B. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. (). ".
5. Il ressort des pièces du dossier que si M. et Mme B se prévalent d'un séjour continu en France depuis leur arrivée au cours du mois d'octobre 2014, ils se sont maintenus en situation irrégulière à l'expiration de leurs visas et n'ont ensuite été autorisés à y séjourner que le temps nécessaire à l'instruction de leurs demandes d'asile, lesquelles ont été rejetées par décisions de la Cour nationale du droit d'asile le 1er octobre 2015. Ils se sont en outre maintenus en France malgré deux obligations de quitter le territoire prononcées les 30 décembre 2015 et 22 août 2018. Par ailleurs, la scolarisation continue en France de leurs deux filles et les quelques engagements associatifs dont ils se prévalent ne permettent pas d'établir qu'ils y auraient noué des liens intenses et stables. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que leurs filles seraient exposées à des risques de pauvreté ou de déscolarisation en cas de retour dans leur pays d'origine où pourra se reconstituer la cellule familiale. Enfin, si M. B travaille en tant qu'indépendant dans le domaine de l'entretien automobile et si Mme B a travaillé en tant qu'intérimaire au cours de l'année 2020, ces emplois sont insuffisants pour caractériser une réelle insertion professionnelle. Dans ces conditions, M. et Mme B ne justifient pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels de nature à permettre leur admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions citées ci-dessus. Par suite, ce moyen doit être écarté.
6. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, le préfet de l'Orne n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. et Mme B au respect de leur vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
7. En dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
8. Ainsi qu'il a été dit précédemment, rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale des requérants se reconstitue en Arménie où leurs filles pourront poursuivre leur scolarité, les décisions attaquées n'ayant pas pour objet ni pour effet de séparer ces enfants de leurs parents. Dans ces conditions, le préfet n'a pas méconnu les stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité des décisions portant refus de délivrance de titres de séjour doit être écarté.
10. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs qu'évoqués au point 5, en obligeant M. et Mme B à quitter le territoire français, le préfet de l'Orne n'a pas porté une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
11. En dernier lieu, les décisions portant obligation de quitter le territoire français contestées n'ayant ni objet ni pour effet de séparer M. et Mme B de leurs enfants, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
Sur les décisions fixant le pays de renvoi :
12. Les décisions attaquées fixant le pays à destination duquel M. et Mme B pourront être renvoyés rappellent leur nationalité et le rejet de leurs demandes d'asile et mentionnent qu'ils n'établissent pas être exposés à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans leur pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de ces décisions doit être écarté.
Sur les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français :
13. D'une part, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité des décisions portant rejet des demandes de délivrance de titres de séjour doit être écarté.
14. D'autre part, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
15. Il ressort des pièces du dossier que M. et Mme B, bien que soutenant résider en France depuis 2014, n'établissent pas avoir des liens d'une particulière intensité sur le territoire national. Par ailleurs, ils se sont maintenus irrégulièrement en France à la suite du rejet de leurs demandes d'asile et ont fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement non exécutées. Dans ces conditions, et alors même qu'ils n'ont pas troublé l'ordre public, le préfet de l'Orne n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prenant à l'encontre des requérants une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par suite, ce moyen doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme B ne sont pas fondés à demander l'annulation des arrêtés du 22 mars 2024. Dès lors que le présent jugement rejette les conclusions aux fins d'annulation de ces décisions, les conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles relatives aux frais de l'instance doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. et Mme B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Mme C D épouse B, à Me Lebey et au préfet de l'Orne.
Copie sera transmise au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Caen.
Délibéré après l'audience du 15 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Macaud, présidente,
- Mme Ducos de Saint Barthélémy de Gélas, première conseillère,
- Mme Sénécal, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2024.
La rapporteure,
SIGNÉ
C. DUCOS DE SAINT BARTHELEMY DE GÉLAS
La présidente,
SIGNÉ
A. MACAUDLa greffière,
SIGNÉ
E. BLOYET
La République mande et ordonne au préfet de l'Orne en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
E. Bloyet
Nos 2400866 - 2400867
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026