vendredi 13 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2401015 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | ABDOU-SALEYE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 17 avril et 18 avril 2024, ainsi que deux mémoires enregistrés les 11 juillet et 19 août 2024, M. F D, représenté par Me Abdou-Saleye, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 décembre 2023 par laquelle le préfet de l'Orne a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Orne de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale ", ou, à défaut, de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Orne de lui délivrer un visa de retour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'incompétence du signataire de l'acte ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie ;
- elle est irrégulière en ce qu'elle ne respecte pas la procédure applicable en matière de traitement des demandes de titre de séjour en milieu carcéral ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle dès lors qu'il est arrivé en France à l'âge de neuf ans ;
- elle méconnaît les articles L. 423-7 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 4 juin et 16 juillet 2024, le préfet de l'Orne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Caen en date du 19 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant signée à New-York ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- la circulaire du 25 mars 2013 relative aux procédures de première délivrance et de renouvellement de titres de séjour aux personnes de nationalité étrangère privées de liberté ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Groch,
- les observations de Me Abdou-Saleye, représentant M. D.
Le préfet de l'Orne n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M F D, ressortissant sénégalais né le 17 juillet 1992 à Dakar (Sénégal), a bénéficié de plusieurs titres de séjour temporaires entre le 8 octobre 2010 et le 21 janvier 2021. Par un arrêté du 30 novembre 2023 notifié le 6 décembre 2023, le préfet de l'Orne a pris à son encontre une décision, non contestée par M. D, portant obligation de quitter sans délai le territoire français, assortie d'une interdiction de retour de trois ans. Le 7 décembre 2023, M. D a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par une décision du 19 décembre 2023, dont le requérant demande l'annulation, le préfet de l'Orne a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, M. C E, directeur de la citoyenneté et de la légalité, a reçu délégation du préfet de l'Orne, par arrêté du 12 décembre 2022 régulièrement publié, à l'effet de signer, notamment, tous actes se rapportant à l'entrée et au séjour des étrangers et au droit d'asile, en particulier les arrêtés portant décision de refus de séjour. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit, par suite, être écarté.
3. En deuxième lieu, M. D, qui se prévaut de la circulaire du 25 mars 2013 relative aux procédures de première délivrance et de renouvellement de titres de séjour aux personnes de nationalité étrangère privées de liberté, publiée sur le site Légifrance et déclarée opposable le 1er janvier 2019 au sens des articles L. 312-2 et L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration, allègue que le préfet de l'Orne, compétent pour l'instruction de sa demande au regard de son lieu d'incarcération selon le point 2.1 de la circulaire précitée, n'aurait pas demandé le transfert de son dossier administratif auprès de la préfecture détentrice de celui-ci, ne l'aurait pas réceptionné et ne l'aurait pas étudié. Ces circonstances ne sont, en tout état de cause, pas établies par les documents versés au dossier. Le moyen selon lequel la décision serait entachée d'une irrégularité faute de communication au préfet de l'Orne du dossier administratif par la préfecture détentrice, doit donc être écarté.
4. En troisième lieu, le requérant, qui déclare être entré sur le territoire français en 2001 avec sa mère à l'âge de neuf ans, soutient que la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle en ce qu'elle indique qu'il était dans l'incapacité de justifier de son entrée en France avant la première délivrance de sa carte de séjour temporaire le 8 octobre 2010. S'il produit au dossier la photographie issue de son téléphone portable d'une attestation non datée de scolarité du 2 septembre 2002 au 31 août 2005 signée par la directrice de l'école de la Chaise Baudoin ainsi qu'un document énumérant ses inscriptions à un club de football entre 2003 et 2009, la circonstance qu'il ait été scolarisé en France, notamment entre ses dix ans et ses treize ans, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Il ressort des pièces du dossier, notamment de la motivation de la décision litigieuse, que le préfet de l'Orne, qui n'était en outre pas tenu de faire figurer l'ensemble des éléments de la situation de M. D, a procédé à un examen particulier de celle-ci. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation du requérant doit être écarté.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ". Aux termes de l'article 371-2 du code civil : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant ". Aux termes de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention "résident de longue durée-UE". ". Aux termes de l'article L. 432-1 du même code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. ".
6. Il ressort de ces dispositions combinées qu'un étranger remplissant les conditions prévues à l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a droit à la délivrance d'une carte de séjour temporaire sous la seule réserve que sa présence ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Lorsque l'administration lui oppose ce motif pour refuser de faire droit à sa demande, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les faits qu'elle invoque à cet égard sont de nature à justifier légalement sa décision.
7. M. D soutient que l'arrêté attaqué méconnaît L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il est le père d'un enfant français, Djybril, né le 6 octobre 2017, pour lequel il affirme avoir toujours été présent. Si M. D produit quelques échanges familiaux de messages issus de son téléphone portable datés de 2019, 2020 et 2021 concernant son fils ainsi que le jugement du juge aux affaires familiales du 8 novembre 2019 qui accorde l'autorité parentale aux deux parents et fixe à 200 euros mensuels la contribution alimentaire de M. D, il ne produit aucun document permettant de justifier d'une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son fils. Il ne ressort pas de l'historique des appels ni de celui des parloirs produits en défense entre le 1er janvier et le 24 novembre 2023 qu'il aurait téléphoné à son enfant ou eu sa visite durant son incarcération. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le requérant n'a pas donné suite à la demande du 8 décembre 2023 du préfet de justificatifs de sa participation à l'éducation et à l'entretien de son fils. Dès lors, faute de démontrer sa contribution effective non seulement à l'entretien mais également à l'éducation de son fils et notamment les liens réguliers qu'il soutient maintenir avec lui, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen doit donc être écarté.
8. Par ailleurs, M. D soutient que sa présence en France n'est pas constitutive d'une menace pour l'ordre public, qui est insuffisamment caractérisée. Il est constant que M. D, dont le bulletin judiciaire n° 2 comporte huit mentions depuis 2012, a été condamné le 13 mars 2019 par le tribunal correctionnel de Coutances à une peine d'un an et trois mois d'emprisonnement avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve de deux ans, pour des faits de violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, puis le 8 octobre 2019 à quatre mois d'emprisonnement pour des faits de dégradation ou détérioration de bien destiné à l'utilité ou la décoration publique. Il a ensuite été condamné par un jugement du tribunal correctionnel de Caen le 26 février 2020, lequel a été confirmé par la cour d'appel de Caen le 28 décembre 2022, à une peine de quatre mois d'emprisonnement pour violence avec usage ou menace d'une arme sans incapacité en récidive. Le préfet soutient sans être contesté que le requérant a fait l'objet de plusieurs comptes-rendus d'incidents lors de son incarcération pour des faits de violences verbales, violences physiques et refus de se soumettre à une mesure de sécurité. Compte tenu de la récurrence de ces infractions, de leur gravité et de leur caractère récent, le préfet de l'Orne n'a pas entaché le refus de titre en litige d'erreur de droit ni d'erreur d'appréciation en estimant que l'intéressé présentait une menace réelle et actuelle pour l'ordre public. Les moyens correspondants doivent donc être écartés.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles () L. 423-7 () à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance (). ".
10. Il résulte de ces dispositions que le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour lorsqu'il envisage de refuser le titre de séjour sollicité, que du seul cas des étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues à ces articles, et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions. Ainsi qu'il a été exposé précédemment, M. D ne pouvant se prévaloir de la délivrance d'un titre de séjour en France sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de l'Orne n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour avant de refuser son admission au séjour. Le moyen tiré du vice de procédure doit, dès lors, être écarté.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
12. Il ressort des pièces du dossier que M. D, qui soutient être entré sur le territoire national en 2001 à l'âge de neuf ans et y avoir été scolarisé jusqu'à sa majorité, ne produit pas de pièce probante attestant de sa présence régulière et habituelle sur le territoire français entre le 1er septembre 2005 et le 29 août 2009, et entre le 10 juillet 2010 et le 22 janvier 2016. Le requérant se prévaut, en produisant quelques photos et des attestations, de liens familiaux et affectifs en France avec sa mère, mariée à un ressortissant français, qui a acquis la nationalité française et réside sur le territoire français avec ses deux enfants de nationalité française nés en 2005 et 2013, ainsi qu'avec sa sœur de nationalité française, née en 1994 au Sénégal, qui vit et travaille en Grande-Bretagne, et ses deux beaux-pères français successifs. S'il soutient avoir débuté depuis 2021 une relation durable avec Mme A, ressortissante française, il n'apporte aucune preuve du concubinage allégué avec sa nouvelle compagne avant sa détention, et, comme indiqué précédemment, ne justifie pas subvenir effectivement à l'entretien et à l'éducation du fils né de sa relation avec Mme B dépit de la circonstance que, postérieurement à la décision litigieuse, il s'est marié le 25 février 2024 au Sénégal avec Mme A et que le couple attendrait un enfant, il ne démontre aucun lien stable, intense et ancien sur le territoire français avec Mme A Il est constant que M. D, qui réside actuellement au Sénégal, son pays d'origine où il a déclaré que ses oncles, tantes, cousins et cousines résidaient, a été condamné à plusieurs reprises pour des faits de violence, d'atteinte aux biens et plus anciennement pour des infractions relatives à des stupéfiants. Eu égard à la gravité de ces faits, et notamment ceux à l'origine de sa détention, le préfet de l'Orne n'a pas, en lui refusant la délivrance du titre sollicité, porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but poursuivi. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, le moyen tiré de la méconnaissance, par le refus de titre de séjour contesté, du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant de New-York doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 19 décembre 2023. Doivent également être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction, ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. F D, à Me Abdou-Saleye et au préfet de l'Orne.
Délibéré après l'audience du 29 août 2024, à laquelle siégeaient :
M. Cheylan, président,
M. Martinez, premier conseiller,
Mme Groch, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 septembre 2024.
La rapporteure,
Signé
N. GROCH
Le président,
Signé
F. CHEYLAN
Le greffier,
Signé
D. DUBOST
La République mande et ordonne au préfet de l'Orne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
D. Dubost
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026