LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2401101

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2401101

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2401101
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise présentée par Mme et M. C sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les requérants souhaitaient une expertise sur la fiabilité de la méthode de chantier envisagée par la région Normandie pour des travaux à proximité de leur mur de soutènement. Le juge a estimé que la contestation de la méthode de chantier n’entre pas dans le champ d’application des mesures d’expertise utiles prévues par cet article. Il a également relevé que des constats préalables avaient été réalisés et que la région s’était engagée à reprendre les éventuels désordres.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 avril et 27 mai 2024, Mme A C et M. B C demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de désigner un expert avec pour mission de se prononcer sur la fiabilité de la méthode envisagée par la région Normandie pour la mise en œuvre d'un chantier au droit d'un mur de soutènement leur appartenant.

Ils soutiennent que :

- il n'est pas démontré que les travaux n'engendrent aucun désordre tant visible que souterrain ou caché sur la structure du mur de soutènement et sa pérennité ;

- l'affouillement du sol lors de ces opérations, l'amplitude racinaire, l'écoulement et l'infiltration des eaux pluviales en partie retenues par la haie auparavant, risquent de déstabiliser les sols et s'additionneront à la poussée que peut créer l'ensemble rigide semelle béton - clôture sur le mur ;

- leur demande ne porte pas sur l'état du mur mais sur la méthode de chantier utilisée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mai 2024, la région Normandie, représentée par son président en exercice, conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- les travaux envisagés aux alentours du mur de soutènement ont été interrompus en raison du référé ;

- la région a déjà mandaté un commissaire de justice pour faire un état des lieux avant le début des travaux ;

- dès lors, l'urgence n'est pas démontrée ;

- la région s'est engagée, en cas de désordres, à les reprendre après un constat post-travaux ;

- la requête fait obstacle à plusieurs décisions administratives, à savoir les différents ordres de service émis par la région le 29 décembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative ;

- la décision de la présidente du tribunal administratif du 2 janvier 2024 portant désignation du juge des référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".

2. L'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher.

3. A l'appui de leur demande d'expertise, les requérants, qui sont propriétaires des parcelles cadastrées 0107 et 0108 situées 103 impasse des Fleurs à Granville (50400), font valoir qu'il n'est pas démontré que les travaux n'engendreront aucun désordre sur la structure du mur de soutènement leur appartenant. Il résulte de l'instruction que la région, qui est propriétaire d'une parcelle adjacente à celles des requérants, envisage de réaliser des travaux d'arrachage de la haie à proximité du mur de soutènement et de remplacement de la clôture. Un constat de commissaire de justice a été établi le 18 avril 2024 à la demande de la région afin d'examiner, avant le début des travaux, l'état du mur des propriétés riveraines. Les requérants ont eux-mêmes fait établir le

2 mai 2024 un constat de commissaire de justice, qui relève le bon état apparent du mur en limite de propriété. La région expose, sans que cela soit contesté, qu'elle s'est engagée, en cas de désordres, à les reprendre sur la base d'un constat après travaux et que les travaux préparatoires concernant le mur de soutènement n'ont pas débuté. Par ailleurs, et ainsi que le précisent les requérants dans leurs derniers écrits, la demande ne porte pas sur l'état du mur mais sur la méthode retenue pour mettre en œuvre le chantier en litige. Or, la contestation de la méthode utilisée pour la conduite de ce chantier n'entre pas dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Dans ces conditions, la demande d'expertise de Mme et M. C doit être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme et M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et M. B C, et à la région Normandie.

Fait à Caen, le 19 septembre 2024.

Le juge des référés,

signé

F. CHEYLAN

La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

la greffière,

C. Tabourel

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions