lundi 16 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2401515 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 juin 2024, Mme A B doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision du 15 avril 2024 par laquelle la communauté urbaine d'Alençon a refusé de lui accorder une indemnité chômage et sollicite le versement de cette indemnité.
Par un mémoire enregistré le 25 juillet 2024, la communauté urbaine d'Alençon conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête () contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge () " et aux termes de l'article R. 421-1 de ce code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ".
2. En l'espèce, Mme B, qui doit être regardée comme demandant l'annulation de la décision du 15 avril 2024 par laquelle la communauté urbaine d'Alençon a refusé de lui accorder une indemnité chômage, se borne faire valoir qu'elle a fourni un certain nombre de justificatifs à l'appui de sa demande et que France Travail lui a indiqué qu'il appartenait à la communauté urbaine d'Alençon de l'indemniser dès lors qu'elle avait " travaillé une durée plus longue chez un ou plusieurs employeurs relevant du service public ". Ce moyen n'est toutefois manifestement pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. La requête de Mme B, qui ne remplit pas les conditions posées à l'article R. 411-1 du code de justice administrative et qui n'est plus susceptible d'être régularisée du fait de l'expiration du délai de recours contentieux, doit, dès lors, être rejetée par application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la communauté urbaine d'Alençon.
Fait à Caen, le 16 septembre 2024.
La présidente de la 3ème chambre
SIGNÉ
A. MACAUD
La République mande et ordonne au préfet de l'Orne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
E. Bloyet
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