jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2401850 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Autres délais-Etrangers-1 |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 juillet 2024, Mme D A, représentée par Me Aucher, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 juin 2024 par lequel le préfet du Calvados l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'annuler la décision fixant les autorités compétentes pour exécuter ces décisions ;
3°) d'annuler le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen en date du 2 juillet 2024 ;
4°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler et ce sous astreinte de 15 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle n'a pas été prise après un examen complet de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle prive la requérante de la possibilité d'exercer un recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides rejetant sa demande d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales au regard des risques encourus dans son pays d'origine et de son état de grossesse ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en portant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales au regard des risques encourus dans son pays d'origine et de son état de grossesse ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en portant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision d'éloignement ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
S'agissant de la décision de signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision d'éloignement.
S'agissant de la décision fixant l'autorité compétente pour exécuter l'arrêté contesté :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision d'éloignement.
Par des mémoires en défense enregistrés le 26 juillet 2024 et le 2 septembre 2024, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 5 septembre 2024 à 11h, le rapport de Mme Rouland-Boyer a été entendu.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante indienne née le 28 septembre 1993 à Hyderabad, déclare être entrée en France le 18 septembre 2023. Elle a présenté une demande d'asile rejetée par le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 15 avril 2024. Par la présente requête, elle demande l'annulation de l'arrêté du 26 juin 2024 par lequel le préfet du Calvados l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur le moyen commun aux décisions attaquées :
2. Par un arrêté du préfet du Calvados du 4 octobre 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 14-2023-243 du même jour, accessible au public sur le site de la préfecture, M. C B, chef du bureau de l'asile et de l'éloignement du service de l'immigration, a reçu délégation à l'effet de signer tous les arrêtés et décisions relevant des attributions du service, dont font partie les décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de ces décisions doit être écarté comme infondé.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et notamment ses articles 3 et 8, ainsi que les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application, mentionne notamment les éléments relatifs à l'ancienneté du séjour de la requérante en France, ceux concernant sa situation familiale et administrative sur le territoire, notamment le rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides, ainsi que le dépôt d'une demande d'aide juridictionnelle auprès de la Cour nationale du droit d'asile. Dans ces conditions, cette décision, qui n'avait pas à mentionner de manière exhaustive l'ensemble des éléments caractérisant la situation de la requérante, énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement de manière suffisamment circonstanciée pour la mettre en mesure d'en discuter utilement les motifs. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, si la requérante soutient que le préfet du Calvados n'a pas pris en compte son état de grossesse, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette information aurait été portée à la connaissance de l'autorité administrative avant l'intervention de la décision en litige. Par suite, et compte tenu de ce qui a été énoncé au point précédent, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la décision est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français. ". Selon l'article L. 542-1 du même code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci. ". Par ailleurs, l'article L. 542-2 du code dispose : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : () d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 et au 5° de l'article L. 531-27 ; ". Enfin, aux termes de l'article L. 531-24 du même code : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée dans les cas suivants : 1° Le demandeur provient d'un pays considéré comme un pays d'origine sûr au sens de l'article L. 531-25 ; () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que la requérante provient d'un pays considéré comme un pays d'origine sûr. Par conséquent, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a statué en procédure accélérée en application du 1° de l'article L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, et conformément au d) du 1° de l'article L. 542-2 de ce code, le droit de Mme A de se maintenir sur le territoire français a pris fin à compter de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides rejetant sa demande du 15 avril 2024, notifiée le 3 mai 2024. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur de droit.
7. En quatrième lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
8. A l'appui de sa requête, Mme A se borne à se prévaloir de la circonstance qu'elle était enceinte de trois mois et demi à la date de la décision en litige. Toutefois, son époux, qui est de même nationalité, a fait également l'objet d'une obligation de quitter le territoire, dont la légalité est confirmée par une décision du tribunal administratif de Caen du 12 septembre 2024. Si elle affirme que son état de santé nécessite une surveillance médicale en France, elle n'en justifie pas par les pièces qu'elle produit. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que la cellule familiale ne pourrait pas se reconstituer en Inde où le couple a vécu jusqu'à son arrivée sur le territoire national le 18 septembre 2023. Enfin, il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que Mme A aurait tissé, en France, des liens sociaux stables ou bénéficierait d'une intégration professionnelle. Dans ces conditions, la mesure contestée ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale et ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, elle n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale.
9. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français et doit être écarté.
Sur la décision fixant le pays de destination :
10. En premier lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
11. La requérante soutient avoir été contrainte de quitter son pays d'origine afin d'échapper aux risques qu'elle encourait pour sa vie et sa sécurité et fait état de craintes de persécutions en cas de retour en Inde ainsi que des risques liés à son état de grossesse. Toutefois, elle n'assortit ses allégations d'aucun élément circonstancié de nature à établir leur bien-fondé, alors qu'au demeurant, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande d'asile fondée sur les mêmes faits. Enfin, ainsi qu'il a été dit au point 6, Mme A n'est pas fondée à se prévaloir de l'appel formé devant la Cour nationale du droit d'asile. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées et de l'erreur manifeste d'appréciation ne peuvent qu'être écartés.
12. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté comme inopérant à l'encontre d'une décision fixant le pays de destination, qui n'a pas, en elle-même, pour objet d'obliger l'intéressée à quitter le territoire français.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
13. En premier lieu, il ressort des termes même de la décision en litige que celle-ci vise les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne dans ses motifs les mêmes articles ainsi que l'article L. 612-7 de ce code. Elle indique que l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français et mentionne les principaux éléments de la situation de la requérante, en particulier son arrivée récente sur le territoire français ainsi que la circonstance que son époux fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Ainsi, le préfet du Calvados a suffisamment énoncé les considérations de droit et de fait fondant sa décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant un an. Ces considérations permettent à l'intéressée d'en comprendre le sens et la portée à leur seule lecture et ainsi de les contester utilement, comme au juge d'en contrôler les motifs. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision en litige doit être écarté.
14. En deuxième lieu, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français ont tous été écartés. Dès lors, l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision interdisant à Mme A le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ne peut qu'être écartée.
15. Enfin, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction issue de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code précité : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
16. Pour interdire à Mme A de retourner sur le territoire français, le préfet du Calvados a relevé sa faible durée de présence en France et que si elle déclare être mariée, son époux fait également l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Si l'intéressée fait valoir les liens qu'elle a noués en France, elle n'en précise aucunement la nature. Dès lors, l'autorité préfectorale a pu légalement prononcer à l'encontre de l'intéressée une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée au demeurant limitée à un an, alors même qu'elle n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et que sa présence en France ne représente pas une menace pour l'ordre public. Pour les mêmes motifs, le préfet du Calvados n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :
17. Les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français, la décision fixant le pays de renvoi et l'interdiction de retour sur le territoire français ont tous été écartés. Dès lors, l'exception d'illégalité de ces décisions soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision de signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ne peut qu'être écartée.
Sur la décision fixant l'autorité compétente pour exécuter l'arrêté contesté :
18. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 17, l'exception d'illégalité soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant l'autorité compétente pour exécuter l'arrêté contesté ne peut, en tout état de cause, qu'être écartée.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme A tendant à l'annulation de l'arrêté du 26 juin 2024 du préfet du Calvados doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A et au préfet du Calvados.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 septembre 2024.
La présidente,
Signé
H. ROULAND-BOYER La greffière,
Signé
H. SCHREINER
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
E. Bloyet
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026