LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2401864

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2401864

vendredi 8 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2401864
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationAutres délais-Etrangers-2
Avocat requérantWAHAB

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 juillet 2024, Mme E épouse D, représentée par Me Wahab, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 27 juin 2024 par lequel le préfet de la Manche l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

Sur l'obligation de quitter le territoire :

- le préfet doit justifier de la compétence de l'auteure de la décision ;

- elle procède d'un défaut d'examen complet de sa situation ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et elle est disproportionnée ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Sur la décision fixant le pays de destination :

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur la décision interdisant le retour sur le territoire pour une durée d'un an :

- elle doit être annulée en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 septembre 2024, le préfet de la Manche conclut au rejet de la requête au motif qu'aucun des moyens n'est fondé.

Par une décision du 16 octobre 2024, le président du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Caen a accordé l'aide juridictionnelle totale à Mme C épouse D.

Vu :

- l'arrêté attaqué ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Par décisions des 2 janvier 2024 et 2 septembre 2024, la présidente du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les requêtes relevant des procédures relatives à l'éloignement des étrangers mentionnées par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction antérieure ou issue des dispositions des articles 72 à 79 de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 et du décret n° 2024-799 du 2 juillet 2024.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Schreiner, greffière d'audience, M. B a lu son rapport et entendu :

- les observations de Me Wahab, représentant Mme C, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens. Elle présente un nouveau moyen tiré de ce qu'étant née dans le Haut-Karabagh elle n'est pas ressortissante arménienne, que l'attestation émanant du ministère de l'intérieur arménien reconnaît qu'elle n'a pas la nationalité arménienne. Dans ces conditions, elle ne peut pas être reconduite en Arménie.

Le préfet de la Manche n'était ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction est intervenue après que les parties ont formulé leurs observations orales, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, ressortissante arménienne née le 22 août 1996, est entrée en France le 18 juillet 2022. Elle a demandé le réexamen de sa demande d'asile après avoir vu sa demande initiale rejetée le 14 juin 2023 par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) devenue définitive. Sa demande de réexamen a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 20 juillet 2023, décision confirmée par une ordonnance de la CNDA du 22 novembre 2023. Par un arrêté du 27 juin 2024, dont l'intéressée demande l'annulation, le préfet de la Manche l'a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour en France pour une durée d'un an.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Par décision du 16 octobre 2024, le président du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Caen a accordé l'aide juridictionnelle totale à Mme C. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions à fin d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par Mme Perrine Serre, secrétaire générale de la préfecture de la Manche, qui disposait d'une délégation de signature consentie par le préfet de la Manche par arrêté n° 2023-87-VN du 1er septembre 2023 régulièrement publié le 1er septembre 2023 au recueil spécial des actes administratifs n° 1, à l'effet de signer " tous actes, arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances, requêtes juridictionnelles et documents relevant des attributions de l'État dans le département de la Manche ", à l'exception de certains actes dont ne fait pas partie l'obligation de quitter le territoire français en litige. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée doit, par suite, être écarté.

4. En deuxième lieu, la seule circonstance que l'arrêté en litige ne mentionne pas la naissance en France de son plus jeune fils ne suffit pas à caractériser un défaut d'examen de sa situation personnelle. Ainsi, il ne ressort ni de la motivation de la mesure d'éloignement - qui vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application et mentionne les rejets par la CNDA de sa demande d'asile - ni des autres pièces du dossier que le préfet de la Manche aurait négligé de procéder à un examen attentif et complet de la situation de Mme C.

5. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". En application de ces stipulations, il appartient à l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France d'apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

6. Mme C soutient que ses attaches familiales se trouvent en France. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que sa présence sur le territoire français est inférieure à deux ans à la date de la décision attaquée et n'a été rendue possible que le temps de l'examen de sa demande d'asile et des recours contentieux dirigés contre le rejet de sa demande de protection internationale. Elle ne se prévaut pas d'autre attache avec le territoire national que sa cellule familiale composée de son mari, dans la même situation administrative, et de ses deux enfants mineurs. Elle ne fait état d'aucun élément d'insertion particulière en France et elle a vécu jusqu'à l'âge de vingt-six ans dans son pays d'origine où elle n'établit pas y être dépourvue de toute famille. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que la cellule familiale ne pourra pas se reconstituer en Arménie en raison de risques pour la sécurité de ses membres. Dans ces conditions, et eu égard notamment tant à la durée qu'aux conditions de séjour en France de l'intéressée, l'arrêté attaqué n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a été pris. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de Mme C.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ;3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible ". Mme C soutient qu'elle ne peut être éloignée vers l'Arménie dès lors qu'elle n'en possède pas la nationalité. Il ressort toutefois de la fiche " Telemofpra " versée au dossier - dont les mentions font foi jusqu'à preuve du contraire - que la requérante est née à Erevan, capitale de l'Arménie, et n'est, dès lors, pas originaire du Haut-Karabagh et qu'elle a présenté une demande d'asile en se prévalant de la nationalité arménienne. Au demeurant, l'article 9-2 de la loi sur la citoyenneté de la République d'Arménie du 6 novembre 1995, modifiée le 26 février 2007, dispose que la nationalité arménienne s'acquiert par la naissance. Dès lors, à supposer même que l'intéressée ne détienne pas à l'heure actuelle la nationalité arménienne elle est en mesure, en vertu de la loi arménienne sur la nationalité, de la revendiquer et de l'obtenir. Enfin, Mme C n'établit ni même n'allègue bénéficier du statut d'apatride en France. Par suite, le préfet de la Manchen'a entaché sa décision d'aucune erreur d'appréciation ou d'erreur de droit en fixant l'Arménie, ou tout autre pays dans lequel Mme C serait légalement admissible, comme pays de retour.

8. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Et aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".

9. Mme C soutient qu'elle encourt des risques personnels et actuels de subir des traitements inhumains et dégradants en cas de renvoi en Arménie dès lors que son mari est soupçonné d'avoir détourné un chargement d'aide humanitaire. Toutefois, elle n'apporte aucune pièce de nature à établir le bien-fondé de ses allégations et se borne à exposer un récit peu étayé. Dans ces conditions, et alors que sa demande d'asile a été rejetée définitivement par deux décisions de la Cour nationale du droit d'asile, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations et dispositions citées au point précédent ne peut être accueilli.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

10. En premier lieu, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire français ont tous été écartés. Dès lors, l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision interdisant à Mme C le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ne peut qu'être écartée.

11. En second lieu, Mme C soutient que l'interdiction de retour méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que l'ensemble de ses attaches familiales se trouvent en France et qu'elle ne dispose plus d'aucune attache en Arménie. Toutefois, comme mentionné au point 6, la requérante ne dispose d'aucun lien avec la France en dehors de sa cellule familiale qui a vocation à la suivre en Arménie, sa présence sur le territoire national est récente et elle ne présente aucun élément d'intégration. Enfin, si elle déclare ne plus avoir de famille dans son pays d'origine, elle ne l'établit pas alors que dans le récit qu'elle livre au tribunal elle mentionne avoir confié l'aîné de ses fils à " sa grand-mère ". Par suite, la décision attaquée ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et n'est pas entachée d'une erreur d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.

12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de la Manche du 27 juin 2024.

Sur les frais liés à l'instance :

13. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, le versement au conseil de la requérante de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C épouse D, à Me Wahab et au préfet de la Manche.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 novembre 2024.

Le magistrat désigné,

Signé

X. B

La greffière,

Signé

H. SCHREINER

La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

C. Bénis

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions