vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2401893 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | LEREVEREND |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête n° 2401893 enregistrée le 19 juillet 2024 et deux mémoires enregistrés les 2 et 13 septembre 2024, M. D G, représenté par Me Lerévérend, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 juin 2024 par lequel le préfet du Calvados lui a refusé la délivrance d'un certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer à titre principal un certificat de résidence algérien valable dix ans, et à titre subsidiaire un certificat de résidence algérien d'une durée d'un an, le tout dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation et dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de l'arrêté :
- il est entaché d'un vice d'incompétence.
S'agissant de la décision portant refus de séjour :
- elle est entachée d'une erreur de fait, d'un défaut d'examen complet de sa situation, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance de l'article 7 bis b) de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, d'un défaut d'examen complet de sa situation, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance de l'article 7 a) de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, d'un défaut d'examen complet de sa situation, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance de l'article 6-5 a) de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet et d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par deux mémoires enregistrés le 23 août 2024 et le 3 septembre 2024, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
II. Par une requête n° 2401896 enregistrée le 19 juillet 2024 et deux mémoires enregistrés les 2 et 13 septembre 2024, Mme B C épouse G, représentée par Me Lerévérend, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 juin 2024 par lequel le préfet du Calvados lui a refusé la délivrance d'un certificat de résidence, l'a obligée à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer à titre principal un certificat de résidence algérien valable dix ans, et à titre subsidiaire un certificat de résidence algérien d'une durée d'un an, le tout dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation et dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant de l'arrêté :
- il est entaché d'un vice d'incompétence.
S'agissant de la décision portant refus de séjour :
- elle est entachée d'une erreur de fait, d'un défaut d'examen complet de sa situation, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance de l'article 7 bis b) de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, d'un défaut d'examen complet de sa situation, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance de l'article 7 a) de l'accord franco-algérien ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, d'un défaut d'examen complet de sa situation, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance de l'article 6-5 a) de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet et d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par deux mémoires enregistrés le 23 août 2024 et le 3 septembre 2024, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Groch,
- et les observations de Me Lerévérend, représentant M. et Mme G.
Le préfet du Calvados n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B C épouse G et son époux, M. D G, ressortissants algériens nés respectivement le 1er octobre 1963 et le 1er juillet 1954, sont entrés en France le 7 juillet 2023 munis d'un visa de court séjour portant la mention " famille de français ". Ils ont sollicité le 19 août 2023 la délivrance d'un certificat de résidence sur le fondement des stipulations du b) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien. Par deux arrêtés du 26 juin 2024 dont ils demandent l'annulation, le préfet du Calvados a refusé de leur délivrer les certificats de résidence demandés, leur a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination des mesures d'éloignement.
Sur la jonction :
2. Les arrêtés contestés, qui concernent la situation d'un couple de ressortissants algériens, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors, il y a lieu de joindre les requêtes n° 2401893 et n° 2401896 pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux arrêtés attaqués :
3. Par un arrêté du 4 octobre 2023, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 14-2023-243 du même jour et consultable sur le site internet de la préfecture, le préfet du Calvados a donné délégation à Mme F E, adjointe à la cheffe du bureau du séjour, à l'effet de signer tous les arrêtés et décisions relevant des attributions de ce bureau. Celles-ci comprennent, en application de l'article 3-4-1 de l'arrêté préfectoral du 30 août 2021 portant organisation des services de la préfecture du Calvados, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 14-2021-158 du 31 août 2021 et consultable sur le site internet de la préfecture, la rédaction et la notification des refus de séjour avec ou sans obligation de quitter le territoire français, les décisions refusant ou octroyant un délai de départ volontaire, la désignation du pays de destination et les interdictions de retour sur le territoire français. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des arrêtés attaqués doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne les décisions de refus de délivrance d'un certificat de résidence :
4. En premier lieu, aux termes de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence valable 10 ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a, au b), au c) et au g) : () / b) (), ainsi qu'aux ascendants d'un ressortissant français et de son conjoint qui sont à sa charge (). ".
5. L'autorité administrative, lorsqu'elle est saisie d'une demande tendant à la délivrance d'un certificat de résidence au bénéfice d'un ressortissant algérien qui fait état de sa qualité d'ascendant à charge d'un ressortissant français, peut légalement fonder sa décision de refus sur la circonstance que l'intéressé ne saurait être regardé comme étant à la charge de son descendant, dès lors qu'il dispose de ressources propres, que son descendant de nationalité française ne pourvoit pas régulièrement à ses besoins, ou qu'il ne justifie pas des ressources nécessaires pour le faire.
6. Il n'est pas contesté que M. G perçoit une pension de retraite mensuelle de 65 643 dinars algériens, soit un montant supérieur à trois fois le salaire national minimum garanti algérien fixé en avril 2021 à 20 000 dinars, et que Mme G, née C ne dispose pas de ressources propres. Les requérants font valoir que leurs ressources sont insuffisantes face au coût de la vie en Algérie et aux charges qu'ils doivent supporter, et produisent un tableau où ils évaluent leurs charges courantes mensuelles à 138 768,68 dinars algériens, soit plus du double du revenu mensuel perçu par le couple. Toutefois, les pièces produites par les requérants au soutien du tableau sont insuffisantes ou ne permettent pas de justifier l'ensemble des sommes retenues. Outre la production d'une seule facture au nom A G d'un montant de 1 616 dinars algériens pour une souscription internet sur une période allant du 22 février au 25 mars 2024 ne permettant pas de justifier d'une charge mensuelle récurrente, les requérants fournissent une facture d'un rechargement de mobile de 1 515 dinars algériens du 13 juillet 2024 au nom A G, deux tickets de caisse non nominatifs de produits alimentaires qu'ils déclarent pour quinze jours en date du 5 juillet 2024 de 34 065,97dinars et 20 826,37 dinars, soit postérieurement aux arrêtés attaqués, et une unique facture d'électricité et de gaz en langue arabe dont seul le montant de 18 154,57 dinars algériens est lisible, la période de facturation et le titulaire étant occultés. Ainsi les requérants n'établissent pas que les ressources dont ils disposent ne suffiraient pas à subvenir à leurs besoins. S'ils font valoir qu'ils doivent assumer ponctuellement des frais médicaux et font état d'un montant de frais médicaux qui resteraient à leur charge en Algérie, ils ne l'établissent pas. Par suite, M. et Mme G, qui disposent de ressources propres suffisantes pour subvenir à leurs besoins en Algérie et assurer leur autonomie financière, ne sauraient être regardés comme étant à la charge de leurs descendants français, même s'ils recevaient des versements de la part de leurs enfants lorsqu'ils étaient en Algérie qui ont très fortement augmenté depuis 2022. La circonstance que leur fils de nationalité française ait mentionné sur sa déclaration de revenus 10 800 euros de pension alimentaire versée à sa mère en 2022 et 8 300 euros en 2023 n'a pas davantage d'incidence sur la légalité des arrêtés en litige. Au surplus, il ressort des relevés de comptes de Mme G, sur lesquels sont opérés les versements, que des mouvements concomitants concernent également des versements sortants au profit de leur fils cadet. Par suite, les décisions contestées ne sont entachées d'aucune erreur de fait ni de défaut d'examen complet de leur situation personnelle. Les requérants ne sont pas davantage fondés à soutenir que le préfet aurait méconnu les stipulations du b) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien ou commis une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, les moyens doivent être écartés.
7. En deuxième lieu, il ne ressort ni des pièces des dossiers, ni des termes des décisions attaquées, que M. et Mme G auraient formulé une demande de certificat de résidence sur le fondement des stipulations de l'article 7 a) de la convention franco-algérienne. Dès lors, le préfet du Calvados n'était pas tenu d'examiner leurs demandes au titre de l'article 7 a) de la convention franco-algérienne. Par suite, les moyens tirés d'une erreur de fait, d'un défaut d'examen complet de leur situation, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 7 a) de l'accord franco-algérien, doivent être écartés.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () / 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus / () ". Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. M. et Mme G se prévalent de la présence sur le territoire français de leurs quatre enfants majeurs, et notamment de leur fils de nationalité française marié à une ressortissante française et qui les prend en charge, ainsi que de leurs quatre petits-enfants dont trois sont ressortissants français. Ils font valoir les liens étroits que M. G entretient avec la France en raison du passé militaire paternel, les témoignages de leurs enfants indiquant que l'état de santé de Mme G nécessite un suivi régulier qui serait facilité par son séjour en France, et font part de leurs inquiétudes quant à la sécurité en Algérie et à l'isolement de leurs parents vieillissants. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que les deux fils aînés et la fille A et Mme G sont arrivés en France en 2009, 2011 et 2022 et y ont construit leur vie familiale indépendamment de la présence de leurs parents. Leur fils cadet est titulaire d'un certificat de résidence algérien d'une durée d'un an en qualité d'étudiant lui permettant de suivre ses études supérieures en France. Par ailleurs, compte tenu également du caractère récent de leur entrée en France et de ce qu'ils ne démontrent pas être isolés et dépourvus d'attaches personnelles et familiales dans leur pays d'origine où ils ont résidé jusqu'à l'âge respectif de 69 ans et 59 ans, les décisions attaquées n'ont pas porté au droit des intéressés au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée eu égard aux buts en vue desquels elles ont été prises et ne sont entachées d'aucune erreur de fait ni de défaut d'examen complet de leur situation personnelle. Dans ces conditions, les décisions attaquées ne méconnaissent pas les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien, ni celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et ne sont pas davantage entachées d'une erreur d'appréciation. Les moyens doivent être écartés.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation des décisions du 26 juin 2024 par lesquelles le préfet du Calvados a refusé la délivrance d'un certificat de résidence algérien à M. et Mme G doivent être rejetées.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, les décisions portant refus de délivrance des certificats de résidence n'étant pas illégales, le moyen tiré, par la voie de l'exception, d'une telle illégalité, doit être écarté.
12. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés précédemment s'agissant des décisions de refus de certificats de résidence algérien, M. et Mme G ne sont pas fondés à soutenir que le préfet du Calvados aurait porté une atteinte disproportionnée à leur droit à une vie privée et familiale normale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'il aurait entaché ses décisions d'un défaut d'examen complet de la situation des requérants ou qu'il aurait commis une erreur manifeste d'appréciation. Les moyens doivent être écartés.
13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation des décisions du 26 juin 2024 par lesquelles le préfet du Calvados a obligé M. et Mme G à quitter le territoire français dans un délai de trente jours doivent être rejetées.
14. Il résulte de tout ce qui précède que l'ensemble des deux requêtes A et Mme G doit être rejeté, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, et celles présentées au titre des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme C épouse G et A G sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C épouse G, à M. D G et au préfet du Calvados.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Cheylan, président,
M. Martinez, premier conseiller,
Mme Groch, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.
La rapporteure,
Signé
N. GROCH
Le président,
Signé
F. CHEYLAN
La greffière,
Signé
E. BLOYET
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. Bénis
Nos 2401893-2401896
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026