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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2401932

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2401932

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2401932
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête indemnitaire de M. B A, qui demandait réparation des préjudices moral et financier subis suite à la perte de deux certificats d'immatriculation par les services de la sous-préfecture d'Argentan. Le juge a estimé que la requête, dépourvue de demande indemnitaire préalable et confuse, ne comportait pas de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Cette décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables ou insuffisamment motivées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 23 juillet et 6 août 2024, M. B A doit être regardé comme demandant la condamnation de l'Etat à lui verser une indemnité en réparation du préjudice financier et du préjudice moral qu'il a subis en raison de la perte de deux certificats d'immatriculation par les services de la sous-préfecture d'Argentan.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Par sa requête, M. B A soutient que les services de la sous-préfecture d'Argentan ont commis une faute en n'assurant pas la conservation de deux certificats d'immatriculation correspondant à des véhicules dont il est propriétaire. Il fait valoir que ces certificats, qui ont été retenus par les services de l'Etat dans le cadre d'une procédure judiciaire, ne lui ont pas été restitués à l'issue de cette procédure. Il expose que l'impossibilité d'obtenir ces certificats lui a causé un préjudice moral et un préjudice financier en le privant d'une partie de ses ressources financières pendant une durée anormalement longue. Toutefois, la requête présentée par M. A, qui ne produit d'ailleurs aucune demande indemnitaire préalable adressée aux services de l'Etat, est confuse. Les moyens qu'il formule ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Dès lors, la requête présentée par M. A doit être rejetée en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Caen, le 30 septembre 2024.

Le président de la 1ère chambre,

Signé

F. CHEYLAN

Pour expédition conforme,

La greffière

C. Bénis

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