lundi 16 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2402048 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LE BROUDER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er août 2024, M. A C, représenté par Me Le Brouder, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la rectrice de l'académie de Normandie a implicitement rejeté sa demande présentée le 24 avril 2024 tendant à ce que soit engagée une procédure disciplinaire à l'encontre de Mme B et à ce que soient retirés des éléments de son dossier administratif
2°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Normandie d'engager une procédure disciplinaire à l'encontre de Mme B et de retirer des éléments de son dossier administratif ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. En premier lieu, la demande adressée le 24 avril 2024 par M. C à la rectrice de l'académie de Normandie n'identifie pas les pièces dont il entendait demander le retrait de son dossier administratif. En tout état de cause, M. C ne produit aucun élément de nature à justifier de la présence à son dossier des pièces en cause, à supposer celles-ci identifiables. Par suite, sa demande n'ayant pu faire naître aucune décision de rejet, susceptible de recours, ses conclusions tendant à l'annulation d'une telle décision sont sans objet et, par suite, manifestement irrecevables.
3. En second lieu, la décision par laquelle l'administration décide d'engager ou non des poursuites disciplinaires à l'encontre d'un agent n'est prise que dans le seul intérêt du service, et non dans celui des tiers. Par suite, M. C ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité à agir à l'encontre de la décision par laquelle la rectrice de l'académie de Normandie a implicitement refusé d'engager des poursuites disciplinaires à l'encontre de Mme B. Il en résulte que les conclusions de M. C tendant à l'annulation de cette décision sont également manifestement irrecevables.
4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête, en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.
Fait à Caen, le 16 septembre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
Signé
A. Marchand
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
D. Dubost
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026