mercredi 16 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2402050 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PITCHER AVOCAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er août 2024, la société Drapo, représentée par Me Pitcher, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Agence nationale de l'habitat à lui verser la somme de 11 200 euros en réparation du préjudice résultant de l'illégalité dont est entachée la décision par laquelle a été retiré à son client, M. A, le bénéficie d'une prime de transition énergétique ;
2°) de mettre à la charge de l'Agence nationale de l'habitat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la décision de retrait de la prime est entachée d'illégalité, que cette illégalité engage la responsabilité pour faute de l'Agence nationale de l'habitat et que le préjudice en résultant correspondau montant de la prime retirée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".
2. Si la société Drapo soutient que la décision portant retrait de la prime de transition énergétique attribuée à son client est entachée d'illégalité, que cette illégalité engage la responsabilité pour faute de l'Agence nationale de l'habitat et que le préjudice en résultant correspond au montant de la prime retirée, ellen'allègue pas qu'elle ne serait pas en mesure de réclamer à son client le paiement des travaux qu'elle a réalisés à son bénéfice. Il s'ensuit que les faits dont se prévaut la requérante sont manifestement insusceptibles de venir au soutien des conclusions de sa requête.
3. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de la société Drapo, en toutes ses conclusions, par application des dispositions précitées du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société Drapo est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Drapo et à l'Agence nationale de l'habitat.
Fait à Caen, le 16 octobre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
Signé
A. Marchand
La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
le greffier en chef,
D. Dubost
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