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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2402101

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2402101

jeudi 8 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2402101
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, a constaté que la requête de M. B, visant à annuler un arrêté préfectoral du 30 juillet 2024 ordonnant son maintien en rétention administrative, était devenue sans objet. Cette irrecevabilité résultait de la décision du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire d'Orléans, qui, le 1er août 2024, avait mis fin à cette mesure de rétention. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance de renvoi du 6 août 2024, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif d'Orléans a transmis au tribunal administratif de Caen la requête présentée par M. A B, enregistrée le 31 juillet 2024.

Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Caen le 6 août 2024 sous le n° 2402101, M. A B, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du préfet du Calvados du 30 juillet 2024 portant maintien en rétention administrative du requérant.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire d'Orléans du 1er août 2024 ;

- le code de justice administrative.

Par décision du 2 janvier 2024, la présidente du tribunal a désigné M. C en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans () désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 3° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Par une décision en date du 1er août 2024, postérieure à l'introduction de la requête, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire d'Orléans a mis fin à la mesure de rétention administrative dont faisait l'objet M. B. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 juillet 2024 du préfet du Calvados sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet du Calvados.

Fait à Caen, le 8 août 2024.

Le magistrat désigné,

Signé

X. RIVIERE

La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

la greffière,

C. Bénis

N° 2402065

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