vendredi 31 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2402374 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BARA CARRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 6 septembre 2024, le 11 septembre 2024 et le 9 janvier 2025, et des pièces complémentaires enregistrées le 10 janvier 2025 et non communiquées, M. D B, représenté par Me Bara Carré, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prendre acte de son désistement s'agissant des conclusions contre l'arrêté du 28 août 2024 par lequel le préfet du Calvados l'a assigné à résidence ;
2°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
3°) d'annuler l'arrêté n° 2024-E285 du 8 août 2024 par lequel le préfet du Calvados lui a refusé le renouvellement d'un titre de séjour, l'a expulsé du territoire français et a fixé le pays de destination de la mesure d'expulsion ;
4°) d'enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans le délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir ;
5°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
La décision portant refus de renouvellement de son titre de séjour :
- est entaché d'incompétence ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
La décision portant expulsion du territoire français :
- est entaché d'incompétence ;
- méconnaît l'article L. 632-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 septembre 2024, et un mémoire complémentaire enregistré le 13 janvier 2025 et non communiqué, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 octobre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Martinez,
- les conclusions de M. Bonneu,
- et les observations de Me Bara Carré, représentant M. B.
Le préfet du Calvados n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant tunisien né le 17 septembre 1990, est entré irrégulièrement en France en 2010 selon ses déclarations et y a séjourné sans autorisation jusqu'au 27 janvier 2015. Il a bénéficié depuis cette date d'un titre de séjour en qualité de père d'un enfant français. Séparé de la mère de l'enfant, une décision du juge aux affaires familiales de Coutances du 3 juillet 2017 a statué sur les modalités d'exercice de l'autorité parentale et les droits de visites et d'hébergement. Condamné à de multiples reprises notamment pour des infractions routières et refus d'obtempérer, le tribunal judiciaire de Paris a prononcé à son encontre une peine de vingt-quatre mois d'emprisonnement dont la moitié assortie du sursis probatoire à exécuter sous le régime de la semi-liberté. A l'issue de la levée d'écrou le 23 août 2024, le préfet du Calvados a refusé de lui délivrer un titre de séjour, refus assorti d'une mesure d'expulsion le 8 août 2024. Par un second arrêté du 28 août 2024, le préfet du Calvados l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Par un jugement du 19 septembre 2024, le magistrat désigné du présent tribunal a rejeté le recours de M. B dirigé contre l'arrêté du 28 août 2024 portant assignation à résidence. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de l'arrêté du 8 août 2024 portant refus de titre de séjour assorti d'une mesure d'expulsion.
Sur le désistement des conclusions dirigées contre l'assignation à résidence
2. Par un mémoire enregistré le 11 septembre 2024, M. B déclare se désister purement et simplement de ses conclusions dirigées contre l'arrêté du 28 août 2024 par lequel le préfet du Calvados l'a assigné à résidence. Le désistement de M. B est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
3. M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 octobre 2024. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions à fin d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation dirigées contre l'arrêté préfectoral du 8 août 2024 :
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :
4. Par un arrêté du 4 octobre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 14-2023-243 du 4 octobre 2023 et consultable sur le site internet de la préfecture, le préfet du Calvados a donné délégation à M. E F, chef du service de l'immigration, à l'effet de signer tous les arrêtés et décisions relevant des attributions du service de l'immigration, à l'exception de certains actes dont ne font pas partie les décisions en litige. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne le refus de délivrance du titre de séjour :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
6. M. B se prévaut de sa présence régulière en France depuis 2015, d'être le père d'un enfant français, d'une vie en concubinage avec une ressortissante française et d'une insertion professionnelle compte tenu de ses missions d'intérim avec la société Adéquat. Il est constant que M. B contribue à l'entretien et à l'éducation de son fils. Toutefois, il n'est pas contesté qu'il se trouve en aménagement de peine en raison d'une condamnation par un jugement du tribunal correctionnel de Paris du 8 janvier 2024 à une peine de vingt-quatre mois d'emprisonnement dont douze mois assortis d'un sursis probatoire pour des faits de refus d'obtempérer à une sommation de s'arrêter dans des circonstances exposant directement autrui à un risque de mort ou d'infirmité, et rébellion. M. B a été condamné par le tribunal de grande instance de Bobigny le 10 décembre 2018 à 400 euros d'amende pour des faits de conduite d'un véhicule en état d'ivresse manifeste, par la cour d'appel de Caen le 4 janvier 2021 à 300 euros d'amende pour des faits de circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance, par le tribunal judiciaire de Paris le 17 février 2020 à 500 euros d'amende pour des faits de conduite d'un véhicule malgré l'injonction de restituer son permis résultant d'un solde nul de ses points, par le tribunal judiciaire de Paris le 26 septembre 2022 à 800 euros d'amende pour des faits d'exploitation de voiture de transport avec chauffeur sans inscription au registre et , par le tribunal correctionnel de Coutances le 7 décembre 2022 à 90 jours-amende à 5 euros pour des faits refus d'obtempérer. S'il fait valoir qu'il est déterminé à se réinsérer et que, par une ordonnance du 14 juin 2024, le juge d'application des peines du tribunal judiciaire de Caen a autorisé l'aménagement de sa peine pour bénéficier du droit de visite et d'hébergement de son fils, il ne justifie pas de ses efforts de réinsertion. Enfin il n'établit pas être dépourvu de tout lien en Tunisie où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt ans. Dans ces conditions et eu égard à la répétition des faits délictueux et à la menace que constitue la présence en France de M. B, le préfet du Calvados, en refusant le renouvellement de son titre de séjour, n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
7. En second lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
8. Le requérant fait valoir qu'il est père d'un enfant français. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, s'il contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de son fils, celui-ci est en résidence principale chez sa mère. Par suite, et pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points précédents, le moyen tiré de la violation des stipulations précitées doit être écarté.
En ce qui concerne la mesure d'expulsion :
9. Aux termes de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut décider d'expulser un étranger lorsque sa présence en France constitue une menace grave pour l'ordre public, sous réserve des conditions propres aux étrangers mentionnés aux articles L. 631-2 et L. 631-3 ". Aux termes de l'article L. 631-3 du même code : " Ne peut faire l'objet d'une décision d'expulsion qu'en cas de comportements de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat, dont la violation délibérée et d'une particulière gravité des principes de la République énoncés à l'article L. 412-7, ou liés à des activités à caractère terroriste, ou constituant des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre une personne déterminée ou un groupe de personnes : / 1° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins un an () Par dérogation au présent article, peut faire l'objet d'une décision d'expulsion en application de l'article L. 631-1 l'étranger mentionné aux 1° à 5° du présent article lorsqu'il a déjà fait l'objet d'une condamnation définitive pour des crimes ou délits punis de cinq ans ou plus d'emprisonnement ou de trois ans en réitération de crimes ou délits punis de la même peine () "
10. Il ressort des pièces du dossier que les condamnations prononcées à l'encontre de M. B, à savoir des peines d'amende et une peine d'emprisonnement d'une durée 12 mois fermes dont l'exécution a été aménagée, avaient trait à la conduite à plusieurs reprises d'un véhicule en état d'ivresse, au défaut de permis de conduire pour solde nul de point et pour conduite sans assurance, et au refus d'obtempérer dans des circonstances exposant directement autrui à un risque de mort ou d'infirmité et rébellion. Il est constant que M. B a été condamné par un jugement définitif du tribunal correctionnel de Paris du 8 janvier 2024 pour les faits en état de récidive de mise en circulation d'un véhicule terrestre à moteur avec chauffeur sans carte professionnelle en cours de validité et pour refus d'obtempérer dans des circonstances exposant directement autrui à un risque de mort ou d'infirmité et rébellion, infraction passible de cinq ans d'emprisonnement. Cette infraction entrait par ailleurs dans le cadre des dérogations instituées par l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ladite condamnation rendait ainsi applicable à M. B l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à sa situation, nonobstant sa qualité de père d'un enfant français. Toutefois, les délits à l'origine de ces condamnations concernaient pour la majorité d'entre eux des infractions au code de la route, dont il ne ressort pas qu'elles aient été accompagnées de violences volontaires. En l'absence de production d'éléments circonstanciés sur les faits reprochés à l'intéressé, en particulier du jugement du 8 janvier 2024 du tribunal correctionnel de Paris qui a fixé les modalités d'aménagement de sa peine sous le régime de la semi-liberté puis sous surveillance électronique au domicile de sa compagne, les condamnations de l'intéressé ne permettaient pas, dans les circonstances de l'espèce, de regarder M. B comme constituant une menace grave pour l'ordre public au sens des dispositions précitées. En outre, M. B entretien des liens étroits avec la France, où il a résidé pendant neuf ans, où il vit en concubinage depuis et où vit son fils de dix ans, pour lequel il bénéficie de l'autorité parentale partagée et dont il n'est pas contesté qu'il contribue effectivement à son entretien et à son éducation, comme l'attestent la production de nombreuses photographies et l'ordonnance du juge d'application des peines du tribunal judicaire de Caen du 14 juin 2024 portant aménagement de sa peine pour lui permettre de garder son fils un week-end sur deux, deux jours en semaines par quinzaine et la moitié des vacances scolaires. Dans ces conditions, M. B est fondé à soutenir que le préfet du Calvados, en prenant à son encontre la mesure d'expulsion en litige, a méconnu l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Il en résulte que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés, l'arrêté du 8 août 2024doit être annulé en tant qu'il prononce l'expulsion de M. B et fixe le pays de destination.
11. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 8 août 2024du préfet du Calvados doit être annulé seulement en tant qu'il prononce l'expulsion de M. B et fixe le pays de destination. Les autres conclusions aux fins d'annulation doivent être rejetées, y compris les conclusions aux fins d'injonction.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Bara Carré, avocate de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Bara Carré de la somme de 1 200 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions contre l'arrêté du 28 août 2024 par lequel le préfet du Calvados l'a assigné à résidence.
Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 3 : L'arrêté du 8 août 2024du préfet du Calvados, en tant qu'il prononce l'expulsion de M. B et fixe le pays de destination, est annulé.
Article 4 : L'Etat versera à Me Bara Carré une somme de 1 200 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Bara Carré renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 5 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, à Me Bara Carré et au préfet du Calvados.
Copie en sera transmise au bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Caen.
Délibéré après l'audience du 16 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Cheylan, président,
M. Martinez, premier conseiller,
Mme Groch, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 janvier 2025.
Le rapporteur,
Signé
P. MARTINEZ
Le président,
Signé
F. CHEYLAN
La greffière,
Signé
C. BÉNIS
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. Bénis
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026