jeudi 31 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2402404 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LABRUSSE |
Vu la procédure suivante :
Par une saisine, enregistrée le 10 septembre 2024, M. A B, représenté par Me Labrusse, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de l'autoriser, en application de l'article L. 2132-5 du code général des collectivités territoriales, à exercer une action judiciaire en lieu et place de la commune de Bayeux aux fins d'obtenir l'annulation des actes de vente concernant les parelles AL 287, AL 289, AL 310, AL 312, AL 313 et AL 211 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bayeux une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les actes de vente ont été conclus en méconnaissance du principe d'inaliénabilité du domaine public, consacré par l'article L. 3111-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'autorisation de plaider :
1. Aux termes de l'article L. 212-2 du code de justice administrative : " Les tribunaux administratifs se prononcent sur l'exercice, par les contribuables, des actions appartenant à certaines collectivités territoriales et à leurs établissements publics, dans les conditions fixées par le code général des collectivités territoriales. ". Aux termes de l'article L.2132-5 du code général des collectivités territoriales : " Tout contribuable inscrit au rôle de la commune a le droit d'exercer, tant en demande qu'en défense, à ses frais et risques, avec l'autorisation du tribunal administratif, les actions qu'il croit appartenir à la commune, et que celle-ci, préalablement appelée à en délibérer, a refusé ou négligé d'exercer. ". Il appartient au tribunal administratif, lorsqu'il examine une demande présentée par un contribuable sur le fondement de ces dispositions, de vérifier, sans se substituer au juge de l'action, et au vu des éléments qui lui sont fournis, que l'action envisagée présente un intérêt matériel suffisant pour la collectivité locale et qu'elle a une chance de succès.
2. Lorsque le tribunal administratif est saisi d'une demande d'autorisation de plaider manifestement vouée à l'échec aucune disposition non plus qu'aucun principe général ne fait obstacle à ce que sa décision, bien que n'ayant pas un caractère juridictionnel, soit prise par son président ou par le président d'une de ses formations de jugement en s'inspirant des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui permettent à ces magistrats de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables.
3. D'une part, M. B ne justifie pas de sa qualité de contribuable de la commune de Bayeux. D'autre part, et en tout état de cause, M. B ne fait état d'aucun élément de nature à établir que l'action envisagée présenterait un intérêt matériel pour la commune de Bayeux. Il s'ensuit qu'il y a lieu de rejeter la demande d'autorisation de plaider de M. B.
Sur la demande tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. Lorsqu'il est saisi, en application des dispositions des articles L. 2132-5 du code général des collectivités territoriales, de la demande d'un contribuable tendant à exercer une action appartenant à la commune, le tribunal administratif statue comme autorité administrative et non comme autorité juridictionnelle. Il ne peut donc faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative rappelées ci-dessus. Par conséquent, la demande de M. B tendant à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la commune de Bayeux en application de ces dispositions doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La demande de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B.
Fait à Caen, le 31 octobre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
Signé
A. Marchand
Cette décision du tribunal administratif statuant comme autorité administrative peut faire l'objet, en application de l'article R. 2132-3 du code général des collectivités territoriales, d'un pourvoi devant le Conseil d'Etat formé, à peine de déchéance, dans le mois qui suit sa notification.
Pour expédition conforme,
le greffier en chef,
D. Dubost
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026