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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2402525

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2402525

jeudi 17 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2402525
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'affectation d'une aide humaine individuelle pour son enfant et une indemnisation pour le préjudice subi. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les conclusions à fin d'injonction ne relèvent pas de l'office du juge, et les conclusions indemnitaires manquaient de précision sur la nature du préjudice et n'étaient pas précédées d'une réclamation préalable à l'administration. Cette décision a été prise en application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 septembre 2024, M. B A demande au tribunal :

1°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Normandie et au chef d'établissement de l'école Jean Macé de Quetteville d'affecter auprès de son enfant une aide humaine individuelle, sous astreinte de 200 euros à compter de la date de notification du jugement à intervenir ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 100 euros par jour de retard entre le début de l'année scolaire et la décision à intervenir en réparation du préjudice subi par son enfant à raison de l'absence d'aide humaine individuelle.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " () La requête () contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. ". Aux termes de l'article R. 421-1 du même code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. () ".

2. En premier lieu, il n'entre pas dans l'office du juge d'adresser à titre principal des injonctions à l'administration. Par suite, les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration de procéder à l'affectation d'une aide humaine individuelle sont manifestement irrecevables.

3. En second lieu, les conclusions tendant à la condamnation de l'Etat à verser une indemnité en réparation du préjudice subi du fait de l'absence d'affectation d'une aide humaine individuelle sont dépourvues de toute précision quant à la nature du préjudice en cause. Par suite, ces conclusions sont également irrecevables, étant au demeurant rappelé que de telles conclusions ne peuvent être portées devant le juge que si une réclamation préalable a été adressée à l'administration, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de M. A, par application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Caen, le 17 octobre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Signé

A. Marchand

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

le greffier en chef,

D. Dubost

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