mercredi 18 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2402566 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LABRUSSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 26 septembre 2024 et le 10 octobre 2024, Mme E D, Mme F B, M. et Mme C A et le syndicat des copropriétaires de la copropriété du 4 place du Général de Gaulle à Granville, représentés par Me Labrusse, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 26 juillet 2024 par lequel le maire de Granville a délivré à la commune un permis d'aménager portant sur l'aménagement d'espaces publics ;
2°) d'annuler les décisions par lesquelles le maire de Granville a implicitement rejeté leurs demandes réceptionnées les 18 mars et 20 juin 2024 tendant à ce qu'il s'engage à préserver leur accès à la voie publique dans le cadre de l'aménagement des espaces publics ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Granville une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que les décisions attaquées :
- sont entachées d'incompétence ;
- méconnaissent le droit d'accès des riverains à la voie publique.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 novembre 2024, la commune de Granville, représentée par la SELARL Concept Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge solidaire des requérants, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, () des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".
2. Il ressort des pièces du dossier que la commune de Granville a projeté de réaménager les espaces publics de la place du Général de Gaulle, du Cours Jonville, et, à cette occasion, de supprimer les places de stationnement existantes. Par deux lettres réceptionnées les 18 mars et 20 juin 2024, le syndicat des copropriétaires de la copropriété du 4 place du Général de Gaulle et les copropriétaires, dont Mme D, ont saisi le maire d'une demande tendant à ce qu'il s'engage, dans le cadre du projet d'aménagement, à ce que l'accès à leur propriété soit préservé. Par un arrêté du 26 juillet 2024, le maire de Granville a délivré à la commune un permis d'aménager portant sur l'aménagement d'espaces publics. Par leur requête, Mme D et autres demandent au tribunal d'annuler cet arrêté ainsi que les décisions implicites de rejet de leurs demandes réceptionnées les 18 mars et 20 juin 2024.
Sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions de rejet implicite des demandes réceptionnées les 18 mars 2024 et 20 juin 2024 :
3. Il est constant qu'à la date du 20 juin 2024, le projet d'aménagement des espaces publics de la place du Général de Gaulle et du Cours Jonville n'avaient pas encore été autorisés ni, à plus forte raison, mis à exécution, de sorte qu'à cette même date, aucune privation d'accès ne pouvait lui être imputée. Il s'ensuit que les demandes réceptionnées les 18 mars et 20 juin 2024 tendant à ce qu'un accès à la voie publique soit préservé au profit des requérants dans le cadre de l'aménagement des espaces publics étaient sans objet et n'ont, par suite, fait naître aucune décision implicite de rejet.
4. Il s'ensuit que les conclusions tendant à l'annulation du rejet implicite des demandes réceptionnées les 18 mars et 20 juin 2024 doivent être rejetées, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, dès lors qu'elles sont irrecevables.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 26 juillet 2024 :
5. En premier lieu, l'arrêté attaqué émane du maire de Granville, qui était compétent pour l'édicter, en vertu des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que l'arrêté en litige serait entaché d'incompétence est manifestement infondé.
6. En second lieu, une autorisation d'urbanisme n'a pour seul objet que de vérifier la conformité du projet qu'elle autorise aux règles d'urbanisme. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que l'arrêté du 26 juillet 2024 méconnaitrait le droit d'accès des requérants à la voie publique est inopérant.
7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 26 juillet 2024 doivent être rejetées, en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les frais de l'instance :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de la commune de Granville, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge solidaire des requérants le versement à la commune de Granville d'une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme D et autres est rejetée.
Article 2 : Mme D, Mme B, M. et Mme A et le syndicat des copropriétaires de la copropriété du 4 place du Général De Gaulle à Granville verseront solidairement une somme de 1 000 euros à la commune de Granville au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme E D, première dénommée pour les requérants, et à la commune de Granville.
Fait à Caen, le 18 décembre 2024.
Le président de la 2ème chambre,
Signé
A. Marchand
La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J. Lounis
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026