vendredi 31 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2402567 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | ELATRASSI-DIOME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2024, et des pièces complémentaires enregistrées le 6 janvier 2025, M. C A, représentée par Me Elatrassi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 juillet 2024 par lequel le préfet du Calvados a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans ;
2°) d'enjoindre au préfet du Calvados de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de délivrance du titre de séjour :
- le préfet doit justifier de la compétence de son auteur ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est abrogée par l'autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 2 mars 2025 qui lui a été remise le 3 septembre 2024 ;
- le préfet doit justifier de la compétence de son auteur ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'un vice de procédure en méconnaissance de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle est contraire à l'article 8 de de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour.
Sur la décision portant refus de départ volontaire :
- le préfet doit justifier de la compétence de son auteur ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article L. 612-2 en ce qu'il n'est pas une menace pour l'ordre public et ne présente pas de risque de soustraction ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français.
Sur la décision fixant le pays de destination :
- le préfet doit justifier de la compétence de son auteur ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;
- elle est contraire à l'article 8 de de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision interdisant le retour sur le territoire pour une durée de cinq ans :
- le préfet doit justifier de la compétence de son auteur ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est prise en contradiction avec l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 novembre 2024, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- un non-lieu à statuer doit être prononcé pour les décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement et interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans, dès lors qu'il a délivré une autorisation provisoire de séjour au requérant le 3 septembre 2024 ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que les conclusions de M. A dirigées contre les décisions du 29 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays d'éloignement et interdiction de retour sur le territoire français sont irrecevables, ces décisions ayant été abrogées, antérieurement à l'enregistrement de la requête, par la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour le 3 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Groch a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant guinéen né le 1er juin 1989 à Conakry, est entré en France le 8 octobre 2014 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa " étudiant " et a obtenu, en cette qualité, plusieurs titres de séjour dont le dernier a expiré le 31 octobre 2018. Il a demandé le renouvellement de son titre de séjour mention " étudiant ". Par arrêté du 23 novembre 2018, le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté cette demande et lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai. Le 23 août 2022, le préfet du Calvados a pris à son encontre une nouvelle mesure d'éloignement sans délai. Le présent tribunal a confirmé la légalité de cette décision par un jugement du 24 novembre 2022. Le 5 décembre 2023, M. A a été interpellé pour des faits d'ivresse sur la voie publique et a fait l'objet d'un arrêté du préfet du Calvados du même jour l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui interdisant le retour en France pour une durée d'un an. Suite à l'annulation de cet arrêté par un jugement du présent tribunal du 19 janvier 2024, le préfet du Calvados a procédé au réexamen de la situation du requérant. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de l'arrêté du 29 juillet 2024 portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans.
Sur les conclusions de M. A tendant à l'annulation des décisions du 29 juillet 2024 portant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixation du pays d'éloignement et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans :
2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet du Calvados a délivré le 3 septembre 2024 à M. A une autorisation provisoire de séjour. Cette autorisation a implicitement mais nécessairement emporté abrogation de la mesure d'éloignement, de la décision portant refus de départ volontaire, de la décision fixant son pays à destination et de celle lui notifiant une interdiction de retour sur le territoire français de cinq ans. Cette décision est antérieure à l'introduction de la requête, laquelle évoque d'ailleurs dans ses développements la délivrance de cette autorisation provisoire de séjour. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant à l'égard de M. A obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdisant son retour sur le territoire français, décisions qui avaient disparu avant l'enregistrement de la requête, sont irrecevables.
Sur le surplus des conclusions de la requête :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, par un arrêté du 4 octobre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 14-2023-243 du 4 octobre 2023 et consultable sur le site internet de la préfecture, le préfet du Calvados a donné délégation à M. B D, chef du service de l'immigration, à l'effet de signer tous les arrêtés et décisions relevant des attributions du service de l'immigration, à l'exception de certains actes dont ne fait pas partie la décision en litige. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit, par suite, être écarté.
4. En deuxième lieu, la décision attaquée, qui vise les textes dont il est fait application, expose de manière suffisamment précise la situation personnelle et administrative de M. A alors même que le préfet n'est astreint à aucune obligation d'exhaustivité dans sa motivation, et indique les raisons pour lesquelles le préfet a décidé de refuser de lui délivrer un titre de séjour. La décision énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde pour permettre au requérant de comprendre et de discuter utilement les motifs de la décision de refus de séjour. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
5. En troisième lieu et compte tenu de ce qui précède, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Calvados n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Le moyen ne peut donc être accueilli.
6. En quatrième lieu, si le requérant fait valoir une méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il n'établit pas avoir déposé une demande de titre de séjour sur ce fondement. Le préfet produit le formulaire de première demande de régularisation dûment rempli par M. A le 7 mars 2024 dans le cadre du réexamen de sa situation, qui ne mentionne qu'une demande de carte de séjour mention vie privée et familiale au titre des liens personnels et familiaux prévue à l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, il ne ressort ni de la décision attaquée ni des écritures en défense que le préfet ait entendu examiner la situation du requérant sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
8. M. A se prévaut de sa présence en France depuis plus de neuf ans et de sa vie en couple avec une ressortissante française qui atteste d'une relation avec le requérant depuis le 6 février 2023 et de leur projet de mariage. Toutefois, la communauté de vie n'est établie par aucune pièce du dossier. En tout état de cause, cette relation est récente. Par ailleurs, la circonstance que M. A ait été embauché dans le cadre d'un contrat de travail à durée indéterminée le 4 janvier 2023 pour exercer une activité de serveur est insuffisante pour démontrer qu'il a fixé le centre de ses intérêts privés sur le territoire français. En dépit des témoignages de soutien produits par le requérant, et au regard notamment des deux décisions portant obligation de quitter le territoire français du 23 novembre 2018 et du 23 août 2022 non exécutées, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A puisse se prévaloir d'une insertion particulière dans la société française. En outre, s'il soutient dans ses écritures que sa mère est décédée en 1996 et son père en 2018, il ressort du procès-verbal d'audition pour violences conjugales du 23 août 2022 qu'il a déclaré que son père était à la retraite et du formulaire de sa demande de titre de séjour du 7 mars 2024 qu'il n'a pas déclaré ses parents comme décédés. S'il allègue entretenir des liens intenses et anciens avec ses frères et sœurs, son oncle et sa tante et ses cousins présents sur le territoire français, il ne l'établit pas. Dans ces conditions, le requérant ne démontre pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de sa vie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit être écarté.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; ".
10. M. A soutient que le préfet aurait dû, préalablement à l'examen de sa demande, saisir la commission du titre de séjour mentionnée à l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, il résulte des dispositions de cet article que le préfet est tenu de saisir la commission du titre de séjour du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions relatives à la délivrance de plein droit des cartes de séjour citées à cet article, auxquels il envisage de refuser la délivrance d'un titre de séjour, et non de celui de tous les étrangers qui se prévalent de ces dispositions. En l'espèce, M. A ne démontre pas résider habituellement en France depuis plus de dix ans. En outre, il résulte de ce qui a été dit au point 8 du présent jugement que M. A ne remplit pas les conditions prévues par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le préfet du Calvados n'était pas tenu de soumettre la situation de M. A à la commission du titre de séjour avant de statuer sur sa demande. Le moyen tiré du vice de procédure sera donc être écarté.
11. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet du Calvados.
Délibéré après l'audience du 16 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Cheylan, président,
M. Martinez, premier conseiller,
Mme Groch, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 janvier 2025.
La rapporteure,
Signé
N. GROCH
Le président,
Signé
F. CHEYLAN
La greffière,
Signé
C. BÉNIS
La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. Bénis
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026