vendredi 18 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2402583 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LELOUEY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 septembre 2024, M. A B, représenté par Me Lelouey, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet du Calvados d'enregistrer sa demande d'avis sur la viabilité économique de son projet d'entreprise, dans un délai de sept jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que les conditions d'urgence et d'utilité sont remplies, dès lors que l'absence d'avis sur la viabilité économique de son projet d'entreprise fait obstacle à l'instruction de sa demande de titre de séjour et à ce qu'il subvienne aux besoins de sa famille.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 octobre 2024, le préfet du Calvados conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que la demande d'avis de M. B a été enregistrée le 8 octobre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Caen a désigné, M. Marchand, président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant égyptien, a entendu solliciter la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " entrepreneur " sur le fondement de l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a, dans cette perspective, tenté de déposer sur le site " ANEF " une demande d'avis sur la viabilité économique de son projet d'entreprise. N'étant pas parvenu à déposer sa demande d'avis en raison d'un dysfonctionnement technique de la plateforme " ANEF ", M. B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Calvados d'enregistrer celle-ci.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
3. Postérieurement à l'introduction du recours, la demande d'avis de M. B sur la viabilité économique de son projet a été enregistrée. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. B d'une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête de M. B.
Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 800 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera délivrée au préfet du Calvados.
Fait à Caen, le 18 octobre 2024.
Le juge des référés,
Signé
A. Marchand
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
le greffier,
J. Lounis
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026