vendredi 31 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2402609 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CAVELIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 septembre 2024 et 2 janvier 2025, Mme A B, représentée par Me Cavelier, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 26 août 2024 par lequel le préfet du Calvados a refusé son admission au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé son pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet du Calvados de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le préfet aurait dû saisir la commission du titre de séjour ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision de refus de séjour porte une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale normale ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- son état de grossesse à la date de la décision attaquée faisait obstacle à une mesure d'éloignement ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 novembre 2024, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions en annulation dirigées contre le refus de séjour sont irrecevables ;
- aucun des moyens invoqués par la requérante n'est fondé.
Mme A B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 octobre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Cheylan,
- les observations de Me Cavelier, représentant Mme B.
Le préfet du Calvados n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante nigériane née le 12 octobre 1990 à Lagos (Nigéria), a déclaré être entrée irrégulièrement en France en 2013. Elle a déposé une demande d'asile, qui a été rejetée le 26 juin 2015 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et le 2 mars 2016 par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Mme B s'est maintenue sur le territoire français et a sollicité le 31 décembre 2018 la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Sa demande a fait l'objet le 14 mars 2019 d'un arrêté portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français. Le recours contentieux contre cet arrêté a été rejeté le 16 juillet 2019 par un jugement du présent tribunal devenu définitif. Mme B a sollicité à nouveau le 24 octobre 2022 la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire " sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a déposé un recours contentieux contre la décision implicite née du silence gardé sur sa demande, que le présent tribunal a rejeté par un jugement du 8 novembre 2024 frappé d'appel. Par un arrêté du 26 août 2024, dont la requérante demande l'annulation, le préfet du Calvados a explicitement refusé son admission au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé son pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Mme A B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions tendant à ce qu'elle soit admise à l'aide juridictionnelle provisoire, qui sont devenues sans objet.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les moyens invoqués contre le refus d'admission au séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. () ".
4. En présence d'une demande de régularisation déposée, sur le fondement des dispositions précitées, par un étranger dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette hypothèse, il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
5. La requérante se prévaut de sa présence en France depuis plus de dix ans. Toutefois, la seule durée de présence en France ne constitue pas un motif exceptionnel au séjour. Mme B, qui a été embauchée le 8 septembre 2022 en contrat à durée indéterminée sur un poste d'agent d'entretien, ne justifie pas d'une qualification professionnelle particulière. Les autres éléments dont fait état la requérante, à savoir la charge de deux enfants nés en 2021 et en 2024, la scolarisation de son premier enfant et son engagement associatif, ne sauraient davantage être considérés comme des circonstances humanitaires ou des motifs exceptionnels au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le préfet du Calvados n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que Mme B ne justifiait pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels permettant la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de ces dispositions.
6. En deuxième lieu, la requérante se prévaut de plus de dix ans de résidence continue et ininterrompue sur le territoire français pour soutenir que préfet aurait dû saisir pour avis la commission du titre de séjour. Toutefois, les pièces qu'elle fournit, à savoir une invitation à l'assemblée générale d'une association et deux relevés d'un compte bancaire joint, ne permettent pas d'établir une présence continue en France en 2019. La durée de présence invoquée n'a d'ailleurs été rendue possible, à partir d'octobre 2019, que par son maintien irrégulier sur le territoire français en dépit d'une mesure d'éloignement dont la légalité a été confirmée par le présent tribunal. Ainsi, la requérante ne justifie pas d'une durée de dix ans de résidence continue et ininterrompue sur le territoire français. Dès lors, l'autorité préfectorale n'était pas tenue de consulter la commission du titre de séjour avant de refuser à Mme B son admission au séjour. Le moyen tiré du défaut de saisine de cette commission doit donc être écarté.
7. En troisième lieu, l'expérience professionnelle dont se prévaut la requérante à compter de 2022 n'a été rendue possible, à partir d'octobre 2019, que par son maintien irrégulier sur le territoire français en dépit d'une mesure d'éloignement. Par ailleurs, aucun élément au dossier ne permet d'établir que les enfants, compte tenu de leur jeune âge, ne pourraient pas poursuivre leur scolarité hors de France. Le père du second enfant de Mme B a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en janvier 2023. La requérante ne justifie pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident, selon ses propres déclarations, son père et une de ses sœurs. Dès lors, compte tenu des conditions du séjour en France de la requérante, le préfet du Calvados n'a pas porté à son droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision a été prise.
En ce qui concerne les moyens invoqués contre la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés dans le cadre de l'examen de la légalité du refus d'admission au séjour, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
9. En deuxième lieu, la requérante fait valoir qu'elle était enceinte de huit mois à la date de la décision attaquée et qu'elle n'était pas autorisée à prendre l'avion. Elle ne produit toutefois aucun élément probant quant à la date de début de sa grossesse et ne fait pas état de difficultés particulières dans le déroulement de sa grossesse. Ainsi, elle ne justifie pas de l'incompatibilité de son état de santé avec un voyage en avion.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ". Il résulte de ces stipulations, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
11. Aucun élément au dossier ne permet d'établir que les enfants, compte tenu de leur jeune âge, ne pourraient pas poursuivre leur scolarité hors de France. Le père du second enfant de Mme B a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en janvier 2023. Ainsi, l'obligation de quitter le territoire français notifiée à la requérante n'a pas pour effet de séparer les enfants de leurs parents. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen invoqué à l'encontre de la décision fixant le délai de départ volontaire :
12. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. () ".
13. Ainsi qu'il a été exposé au point 9 du présent jugement, la requérante ne produit aucun élément probant quant à la date de début de sa grossesse et ne fait pas état de difficultés particulières dans le déroulement de sa grossesse. Dès lors, la circonstance qu'elle était enceinte à la date de la mesure d'éloignement en litige ne peut pas être regardée comme une circonstance exceptionnelle justifiant que soit accordé à Mme B un délai de départ volontaire supérieur à trente jours. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens invoqués contre l'interdiction de retour sur le territoire français :
14. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 du même code dispose : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
15. La requérante, qui ne justifie pas d'une insertion particulière dans la société française, n'a pas de liens personnels et familiaux en France. Elle s'est maintenue en France en dépit d'une mesure d'éloignement notifiée en 2019 dont la légalité a été confirmée par le présent tribunal. Le père du second enfant de Mme B a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en janvier 2023. Par suite, le préfet du Calvados, en fixant à un an la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, n'a pas commis d'erreur d'appréciation quant au principe ou à la durée de cette mesure.
16. Par ailleurs, et pour les mêmes motifs que ceux exposés dans le cadre de l'examen de la légalité du refus de séjour, le moyen tiré de l'atteinte disproportionnée au droit de Mme B au respect de sa vie privée et familiale doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le préfet en défense, que les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et celles au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire présentée par Mme B.
Article 2 : La requête de Mme B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à Me Cavelier et au préfet du Calvados.
Délibéré après l'audience du 16 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Cheylan, président,
M. Martinez, premier conseiller,
Mme Groch, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 janvier 2025.
Le président-rapporteur,
Signé
F. CHEYLAN
L'assesseur le plus ancien,
Signé
P. MARTINEZ
La greffière,
Signé
C. BÉNIS
La République mande et ordonne au préfet du Calvados, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. Bénis
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026