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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2402652

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2402652

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2402652
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCAVELIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, assistante d’éducation, qui contestait le refus du principal du collège Henri Brunet de lui proposer un contrat à durée indéterminée. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du délai de préavis et de l’obligation d’entretien préalable prévus par l’article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ainsi qu’une erreur de fait et une erreur manifeste d’appréciation. Le juge a estimé que ces moyens n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, et a rejeté l’ensemble des conclusions, sans examiner la condition d’urgence.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 octobre 2024, Mme B A, représentée par Me Cavelier, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision par laquelle le principal du collège Henri Brunet a refusé de conclure avec elle un contrat à durée indéterminée à l'issue du précédent contrat dont elle bénéficiait jusqu'au 31 août 2024 ;

2°) d'enjoindre au principal du collège Henri Brunet de réexaminer sa demande de conclusion d'un contrat à durée indéterminée ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme A soutient que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors que la décision attaquée a pour effet de la priver de rémunération jusqu'à son départ en retraite en juin 2025 ;

- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, dès lors que celle-ci a été prise en méconnaissance du délai de préavis et de l'obligation de tenir un entretien préalable prévus par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, est entachée d'une erreur de fait et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de l'intérêt du service.

La requête a été communiquée au collège Henri Brunet, qui n'a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Caen a désigné M. Marchand, président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 29 octobre 2024 en présence de M. Lounis, greffier :

- le rapport de M. Marchand ;

- et les observations de Me Cavelier, avocat de Mme A.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, anciennement assistante d'éducation, demande, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision par laquelle le principal du collège Henri Brunet a refusé de conclure avec elle un contrat à durée indéterminée à l'issue du précédent contrat dont elle bénéficiait jusqu'au 31 août 2024.

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

3. Les moyens tirés de ce que la décision attaquée a été prise en méconnaissance du délai de préavis et de l'obligation de tenir un entretien préalable prévus par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, est entachée d'une erreur de fait et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de l'intérêt du service ne sont pas propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à sa légalité. Il s'ensuit que les conclusions à fin de suspension de la requête doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction et tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au collège Henri Brunet.

Fait à Caen, le 31 octobre 2024.

Le juge des référés,

Signé

A. Marchand

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

le greffier,

J. Lounis

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