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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2402662

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2402662

mercredi 16 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2402662
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantBENECH

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2024, la SARL Pompes funèbres Le Tourneurs du Val (SARL P2F), représentée par Me Benech, demande au juge des référés :

1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet du Calvados du 30 septembre 2024 portant suspension pour une durée de trois mois de l'habilitation d'exercice de la société ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

Sur l'urgence :

- son chiffre d'affaires annuel s'élevait en 2023 à 92,8 % de ses recettes ;

- l'arrêté attaqué entraînera une perte directe de recettes d'au moins 198 217,32 euros ; elle devra assumer des charges obligatoires et des charges incompressibles pendant cette période ;

- la perte indirecte, si elle est difficilement déterminable à ce stade, est certaine puisque sa réputation restera durablement affectée par l'arrêté préfectoral, même après les trois mois de suspension ; elle continuera à subir des pertes d'exploitation pour une durée supérieure à trois mois, à raison de l'effet que produit, sur son réseau de partenaires et sur sa renommée locale, la suspension de ses activités soumises à habilitation ;

- elle sera, d'ici quelques semaines, dans l'impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Sur le doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué :

- elle a reçu un simple courriel et non une mise en demeure en bonne et due forme exposant les obligations légales qu'elle aurait méconnues et lui imposant de se mettre en conformité dans un délai précis permettant un suivi de la part de l'administration ; dès lors, l'arrêté attaqué, qui méconnaît l'article L. 2223-25 du code général des collectivités territoriales, est entaché d'un vice de procédure ;

- l'arrêté attaqué, qui laisse croire qu'une crémation a été organisée sans le corps de la défunte, est entachée d'erreurs de fait ;

- l'arrêté attaqué, qui ne précise pas l'obligation légale que la société n'aurait pas respectée, n'est pas suffisamment motivé ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'erreur de droit au regard de l'article L. 2223-25, I du code général des collectivités territoriales.

Par un mémoire, enregistré le 14 octobre 2024, la société P2F demande qu'il soit donné acte de son désistement d'instance et d'action, l'arrêté en litige ayant été abrogé dans un cadre transactionnel.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 4 octobre 2024 sous le n° 2402663 par laquelle la SARL P2F demande l'annulation de l'arrêté du préfet du Calvados du 30 septembre 2024 portant suspension pour une durée de trois mois de son habilitation d'exercice.

La présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. La société P2F, qui exerce une activité de pompes funèbres à Trouville-sur-Mer, a fait l'objet d'un arrêté du 30 septembre 2024 du préfet du Calvados prononçant la suspension de son habilitation d'exercice pour une durée de trois mois. Par la présente requête, la société P2F demandait la suspension de l'exécution de cet arrêté.

2. Par un mémoire enregistré le 14 octobre 2024, la société P2F a déclaré se désister de la présente requête et de toute action future ayant le même objet. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de l'action de la société P2F ayant l'objet visé ci-dessus.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Pompes funèbres Le Tourneurs du Val et au préfet du Calvados.

Fait à Caen, le 16 octobre 2024.

Le juge des référés,

Signé

F. A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

C. Bénis

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