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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2403047

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2403047

lundi 2 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2403047
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationAutres délais-Etrangers-1
Avocat requérantTSARANAZY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance de renvoi n° 2404718 du 16 novembre 2024, le président du tribunal administratif d'Orléans a transmis au tribunal administratif de Caen la requête de M. C B, enregistrée au greffe du tribunal administratif d'Orléans le 5 novembre 2024.

Par cette requête enregistrée au greffe du tribunal administratif sous le n° 2403047 le 16 novembre 2024, M. C B, représenté par Me Tsaranazy demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 4 novembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a prolongé l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

Il soutient que :

- la décision est entachée d'incompétence du signataire de l'acte ;

- elle est insuffisamment motivée.

Des pièces enregistrées le 15 novembre 2024, présentées par le préfet de Seine-Maritime, ont été communiquées.

Par un mémoire en défense enregistrée 28 novembre 2024, le préfet de la Seine-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Caen a désigné Mme Groch, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 921-1, L.921-2, L. 921-3 et L. 921-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Groch a été entendu au cours de l'audience publique du 29 novembre 2024, à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

L'instruction a été close après l'appel de l'affaire à l'audience en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B, ressortissant algérien déclarant être né le 18 avril 1999 à Chief (Algérie) et être entré sur le territoire française depuis trois ans, n'a pas été en mesure, lors de son interpellation par les services de police le 2 novembre 2024, de présenter des documents justifiant de son identité et l'autorisant à séjourner en France. La préfète du Val-de-Marne a prononcé le 27 novembre 2023 à l'encontre de M. A se disant C B une obligation de quitter le territoire français sans délai et une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Par un arrêté du 4 novembre 2024 visant M. A se disant C B, dont le requérant demande l'annulation, le préfet de Seine-Maritime a prolongé de deux ans l'interdiction de retour sur le territoire français à son encontre.

2. En premier lieu, par arrêté n° 24-035 du 12 juillet 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° 76-2024-119 de la préfecture du même jour, librement consultable par les parties sur son site internet, Mme D, chargée de mission auprès de la cheffe du bureau de l'éloignement, a reçu délégation à l'effet de signer, en l'absence de celle-ci et dans le cadre des attributions du bureau, les décisions relatives aux mesures d'éloignement des étrangers, les décisions relatives au délai de départ de volontaire et à l'interdiction de retour, fixant le pays de renvoi et les décisions d'assignation à résidence. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

3. En second lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments afférents à la situation personnelle de M. B mentionne, avec une précision suffisante, les circonstances de fait et de droit qui en constituent le fondement pour mettre utilement l'intéressé en mesure de discuter les motifs de cette décision et le juge d'exercer son contrôle. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à C B, à Me Tsaranazy et au préfet de Seine-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2024.

La magistrate désignée,

Signé

N. GROCH

La greffière,

Signé

C. BÉNIS

La République mande et ordonne au préfet de Seine-Maritime en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

C. Bénis

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