mercredi 11 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2403137 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Autres délais-Etrangers-1 |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 novembre 2024 M. C doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 25 novembre 2024 portant refus d'octroi des conditions matérielles d'accueil.
M. A soutient que s'il a résidé en France pour y poursuivre des études à compter de septembre 2021, il est rentré au Tchad le 24 août 2024 et revenu en France le 24 septembre 2024 suite à des menaces liées à ses activités politiques, ce qui justifie sa demande d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 décembre 2024, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 9 décembre 2024 en présence de M. Lounis, greffier d'audience, Mme Rouland-Boyer a lu son rapport et entendu les observations de M. A qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens. Il indique en outre au tribunal qu'il séjournait de manière régulière en France au moment de son départ, pour une période d'un mois au Tchad, à des fins uniquement administratives.
L'OFII n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, de nationalité tchadienne, a déposé une demande d'asile le 25 novembre 2024. Par une décision du même jour, dont il demande l'annulation, la directrice territoriale de l'OFII lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
2. Aux termes de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil sont refusées, totalement ou partiellement, au demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : () 4° Il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° de l'article L. 531-27. La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. "
3. Il ressort des pièces du dossier que M. A est, selon ses déclarations, entré en France en septembre 2021, pour effectuer un cycle d'études supérieures en sciences à l'université de Caen. Il a bénéficié d'une carte de séjour en qualité d'étudiant valable jusqu'au 25 octobre 2024. En vue du renouvellement de son titre de séjour, il s'est rendu dans son pays d'origine le 24 août 2024 pour renouveler son passeport arrivé à expiration et est revenu sur le territoire français le 24 septembre 2024, à la date prévue de son vol de retour. M. A indique que lors de ce séjour au Tchad, il a été victime de menaces et d'une tentative de poursuite d'agents des renseignements tchadiens en raison de son appartenance au parti socialiste sans frontière, auquel il avait adhéré en 2019 et dont plusieurs membres ont disparu, parmi lesquels son père ainsi que le président du parti. S'étant senti en danger au cours de ce séjour, il a sollicité le bénéfice de l'asile le 25 novembre 2024. Toutefois, alors que le requérant séjournait, selon ses propres allégations, de manière régulière en France depuis septembre 2021, la courte période pendant laquelle il s'est rendu pour des motifs administratifs dans son pays d'origine, ne saurait faire regarder la date du 24 septembre 2024 comme la date d'entrée en France qu'il convient de prendre en compte pour déterminer s'il avait ou non déposé sa demande d'asile dans le délai de 90 jours requis par les dispositions précitées des articles L.551-15 et L. 531-27. Le requérant a ainsi déposé sa demande d'asile postérieurement au délai de 90 jours mentionné au 3° de l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont le point de départ doit être fixé à la date de son arrivée en France en septembre 2021. Par ailleurs, les faits particulièrement peu précis rapportés par M. A, qui ne sont étayés par aucun élément versé au dossier et qui, selon ses dires à l'audience, n'ont pas davantage été communiqués aux autorités chargées de l'asile, ne peuvent être regardés comme un motif légitime pour déposer sa demande au-delà du délai de 90 jours après son entrée sur le territoire français en septembre 2021. Ainsi, dans les circonstances particulières de l'espèce, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le directeur de l'OFII a méconnu les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision en date du 25 novembre 2024 doivent être rejetées.
D E C I D E
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 décembre 2024.
La présidente,
Signé
H. ROULAND-BOYER Le greffier,
Signé
J. LOUNIS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. Bénis
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026