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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2403244

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2403244

mardi 10 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2403244
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantHOURMANT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Caen a constaté le désistement d'office de M. B A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Cette décision fait suite à l'absence de confirmation de maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant la notification du rejet de sa demande de suspension, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sans examiner le fond du litige.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 décembre 2024, M. B A, représenté par Me Hourmant, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Calvados a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

3°) d'enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 décembre 2024, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.

Par une lettre du 19 décembre 2024, M. B A a été invité, sur le fondement de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, à indiquer s'il maintenait sa requête.

Par un mémoire, enregistré le 6 mars 2025, M. A a indiqué qu'il persistait dans ses précédentes écritures.

M. B A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 décembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () ". L'article R. 612-5-2 du même code dispose : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté. ".

2. Par une lettre du 19 décembre 2024 notifiant l'ordonnance de référé suspension n° 2403243 du même jour, mise à disposition du requérant sous l'application informatique Télérecours, le tribunal a indiqué à M. A qu'à défaut de produire, sous le numéro d'instance correspondant à sa requête au fond, un courrier confirmant le maintien de cette requête dans le délai d'un mois, il serait regardé comme s'étant désisté de ladite requête. M. A est réputé avoir réceptionné cette lettre le 19 décembre 2024, ainsi qu'en atteste l'accusé de réception délivré par l'application informatique Télérecours conformément à l'article R. 611-8-2 du code de justice administrative. En l'absence de confirmation expresse des conclusions de la requête dans le délai d'un mois imparti par cette lettre, M. A est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'office de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Hourmant et au préfet du Calvados.

Fait à Caen, le 10 juin 2025.

Le président de la 1ère chambre,

Signé

F. CHEYLAN

La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

E. Legrand

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