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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2403435

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2403435

vendredi 7 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2403435
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère chambre
Avocat requérantLELOUEY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. B..., ressortissant sierra-léonais, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet du Calvados refusant le renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, M. B... s’est désisté de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Statuant sur les frais, le tribunal a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées le 20 décembre 2024 et le 25 avril 2025, M. A... B..., représentée par Me Lelouey, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle le préfet du Calvados a implicitement refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet du Calvados de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale » dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à défaut à son bénéfice sur le fondement du seul article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la décision est entachée d’un défaut de motivation ;
- elle est entachée d’un vice de procédure en l’absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en violation des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation.


Par un mémoire en défense, enregistré le 23 janvier 2025, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.


Il fait valoir que :
la requête de M. B... est irrecevable en l’absence de décision implicite de rejet ;
le requérant a été bénéficiaire de récépissés régulièrement renouvelés.


Par un mémoire enregistré le 3 octobre 2025, M. B... déclare se désister de sa demande d’annulation et maintient sa demande relative aux frais d’instance sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de Mme Groch a été entendu à l’audience publique.

Les parties n’étaient ni présentes ni représentées.


Considérant ce qui suit :

M. A... B..., ressortissant sierra-léonais né le 16 juin 1984 à Bo Town (Sierra Leone), est entré irrégulièrement en France le 15 février 2011. Il a obtenu un premier titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, valable jusqu’au 10 avril 2023. Il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour mention « vie privée et familiale ». Plusieurs récépissés successifs lui ont été délivrés jusqu’au 30 octobre 2024. Sa demande du 14 novembre 2024 de communication des motifs de la décision implicite de refus de renouveler son titre de séjour est restée sans réponse. Par sa requête, il demande l’annulation de la décision implicite du préfet du Calvados rejetant cette demande de renouvellement.

Sur le désistement de M. B... :

Par un mémoire enregistré le 3 octobre 2025, M. B... déclare se désister de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Ce désistement partiel est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur les frais d’instance :

Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’État la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. B... de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction.

Article 2 : L’Etat versera la somme de 1 000 euros à M. B... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au préfet du Calvados.


Délibéré après l'audience du 16 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Cheylan, président,
Mme Groch, première conseillère,
Mme Marlier, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2025.

La rapporteure,
Signé
N. GROCH
Le président,
Signé
F. CHEYLAN



La greffière,


Signé

E. LEGRAND

La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,



E. Legrand

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