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AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2403437

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2403437

vendredi 25 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2403437
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantMITATA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 19 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'examen de la situation personnelle. Il a également jugé que les décisions contestées ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 21 décembre 2024 et le 30 décembre 2024, ainsi que des pièces complémentaires enregistrées le 24 mars 2025, M. E A, représenté par Me Mitata, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel le préfet du Calvados l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet du Calvados à titre principal de réexaminer sa situation et lui délivrer un titre de séjour, le tout dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :

- il est entaché d'incompétence du signataire de l'acte ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il est entaché d'une irrégularité de procédure ;

- il est entaché d'un défaut d'examen complet de sa situation personnelle.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que M. A est entré sur le territoire français de façon régulière et qu'il est en possession d'un passeport en cours de validité jusqu'au 28 mars 2028 ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement :

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an :

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 janvier 2025, le préfet du Calvados conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision 21 janvier 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention d'application de l'accord de Schengen, signée le 19 juin 1990 ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Groch a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. E A, ressortissant algérien né le 27 janvier 1982 à Kouba (Algérie), est entré en France en 2023 avec sa femme et ses quatre enfants mineurs selon ses déclarations. Il a été interpellé le 19 décembre 2024 dans le cadre d'un contrôle d'identité et a fait l'objet le même jour d'un arrêté du préfet du Calvados portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi de la mesure d'éloignement et prononçant une interdiction de retour d'une durée d'un an. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cet arrêté du 19 décembre 2024.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la légalité de l'arrêté pris dans son ensemble :

2. En premier lieu, par un arrêté du 11 septembre 2024, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 14-2024-269 du même jour et consultable sur le site internet de la préfecture, le préfet du Calvados a donné délégation à Mme D B, cheffe du bureau de l'asile et de l'éloignement et signataire du présent arrêté, dans la limite des attributions du bureau du séjour, pour signer notamment les obligations de quitter le territoire français, les décisions refusant ou octroyant un délai de départ volontaire, les décisions désignant le pays de destination et les interdictions de retour sur le territoire français. Le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions en litige doit, par suite, être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté du 19 décembre 2024 par lequel le préfet du Calvados a obligé le requérant à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an, comporte l'énoncé des éléments de droit et de fait qui constituent le fondement des décisions en cause. Il vise notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lesquelles le préfet s'est appuyé. En particulier, il mentionne les éléments relatifs à la situation administrative, personnelle et familiale de M. A, en indiquant qu'il est marié et père de quatre enfants, qu'il est arrivé irrégulièrement en France en 2023 et qu'il s'y maintient en situation irrégulière sans avoir effectué de démarche administrative de régularisation de sa situation, qu'il ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière et que la durée d'un an d'interdiction de retour sur le territoire français ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au regard de sa vie privée et familiale. Ces considérations sont suffisamment développées pour permettre au requérant d'en comprendre et d'en discuter les motifs, et pour permettre au juge d'exercer son contrôle. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.

4. En troisième lieu, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'édiction de l'arrêté, qui n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, ne peut qu'être écarté.

5. En dernier lieu, aux termes de l'article 19 de la convention d'application de l'accord de Schengen, signée le 19 juin 1990 : " 1. Les étrangers titulaires d'un visa uniforme qui sont entrés régulièrement sur le territoire de l'une des Parties contractantes peuvent circuler librement sur le territoire de l'ensemble des Parties contractantes pendant la durée de validité du visa, pour autant qu'ils remplissent les conditions d'entrée visées à l'article 5, paragraphe 1, points a, c, d et e () / 4. Les dispositions du présent article s'appliquent sans préjudice des dispositions de l'article 22 ". L'article 22 de cette même convention précise que : " I- Les étrangers entrés régulièrement sur le territoire d'une des Parties contractantes sont tenus de se déclarer, dans des conditions fixées par chaque Partie contractante, aux autorités de la Partie contractante sur le territoire de laquelle ils pénètrent. / Cette déclaration peut être souscrite au choix de chaque Partie contractante, soit à l'entrée, soit, dans un délai de trois jours ouvrables à partir de l'entrée, à l'intérieur du territoire de la Partie contractante sur lequel ils pénètrent () ". Un ressortissant étranger soumis à l'obligation de présenter un visa ne peut entrer régulièrement sur le territoire français au moyen d'un visa Schengen délivré par un Etat autre que la France que s'il a effectué, conformément à l'article 22 de la convention de Schengen, une déclaration d'entrée sur le territoire français.

6. Il ressort des pièces du dossier que M. A fait valoir une entrée régulière sur le territoire français dès lors qu'il est arrivé directement d'Algérie en France avec son épouse et ses quatre enfants le 22 juillet 2023 sous couvert d'un visa Schengen de court séjour délivré par l'Espagne et valable du 21 juillet 2023 au 3 septembre 2023 pour l'ensemble de la famille. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A aurait procédé à la déclaration exigée par les stipulations rappelées au point précédent et qu'il puisse, par suite, se prévaloir d'une entrée régulière sur le territoire français. Dès lors, il ne ressort pas des termes de l'arrêté, ni des pièces du dossier, que le préfet du Calvados n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle et familiale de M. A en indiquant notamment que son entrée sur le territoire français était irrégulière. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de la situation personnelle doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

7. D'une part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

8. D'autre part, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, de tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.

9. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré récemment et irrégulièrement en France le 22 juillet 2023 avec son épouse et ses quatre enfants, tous de nationalité algérienne. Il est constant que le requérant et sa famille, hébergés par la belle-sœur de M. A, se sont maintenus irrégulièrement sur le territoire français sans effectuer de démarche de régularisation de leur situation administrative. Il ressort des pièces du dossier que l'état de santé des jumeaux de M. A, Badr et Hilal nés le 10 septembre 2015, a constitué le motif de sa venue en France. Il fait valoir qu'un retour en Algérie est inenvisageable en raison de l'état de santé de ses fils nécessitant une prise en charge très particulière et de la carence dans les traitements en Algérie. Il ressort des pièces du dossier que ses jumeaux souffrent d'une paralysie cérébrale ayant pour conséquence notamment des difficultés de motricité, avec une marche digitrade pour l'un et une hémiparésie avec marche en équin pour l'autre, et que depuis leur arrivée en France en 2023, ils bénéficient d'un suivi régulier avec appareillage au sein du service de médecine physique et de réadaptation au centre de médecine physique et réadaptation pour enfants " H F, d'injection de toxines botuliques et de prescriptions de kinésithérapie en lien avec leur pathologie. Si le requérant produit un certificat du docteur C du 28 janvier 2025, établi à sa demande, qui mentionne que l'état de santé des jeunes frères " nécessite des soins de rééducation de façon prolongée avec pour Hilal un éventuel projet de chirurgie qu'il ne pourra pas bénéficier dans son pays ", cette attestation, postérieure à l'arrêté litigieux, n'est pas circonstanciée et en tout état de cause insuffisante à remettre en cause l'existence de soins adaptés et de qualité équivalente en Algérie où les enfants étaient d'ailleurs suivis jusqu'à leur arrivée en France et avaient accès, selon les termes mêmes du compte rendu médical du 29 novembre 2023, aux injections de toxine botulique. Dans ces conditions, la décision attaquée ne peut pas être regardée comme portant une atteinte disproportionnée au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts en vue desquels elle a été prise, ni comme étant contraire à l'intérêt supérieur de ses enfants. Par suite, cette décision ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Les moyens doivent donc être écartés.

En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

10. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire, doit être écarté.

11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; ()8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5.".

12. Il résulte de ce qui a été exposé au point 6 que M. A est entré irrégulièrement en France le 22 juillet 2023. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du procès-verbal d'audition du 19 décembre 2024, qu'il a déclaré souhaiter rester avec son épouse et ses enfants sur le territoire français pour permettre à ses jumeaux de bénéficier de soins et programmer une intervention chirurgicale. Il a explicitement déclaré sa volonté de demander avec sa femme un titre de séjour pour enfant malade, et ainsi son intention de rester sur le territoire français et de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français. Dans ces conditions, et en dépit de la présentation lors de son audition d'une photo de son passeport algérien, le préfet du Calvados n'a pas entaché sa décision d'erreur de droit en refusant d'accorder à M. A un délai de départ volontaire.

13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés dans le cadre de l'examen de la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement :

14. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement, doit être écarté.

15. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés dans le cadre de l'examen de la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :

16. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, doit être écarté.

17. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés dans le cadre de l'examen de la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

18. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E A, à Me Mitata et au préfet du Calvados.

Délibéré après l'audience du 3 avril 2025, à laquelle siégeaient :

M. Cheylan, président,

M. Martinez, premier conseiller,

Mme Groch, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2025.

La rapporteure,

Signé

N. GROCH

Le président,

Signé

F. CHEYLAN

La greffière,

Signé

E. LEGRAND

La République mande et ordonne au préfet du Calvados en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

E. LEGRAND

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