LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA14-2501691

Tribunal Administratif de Caen — Décision N° TA14-2501691

lundi 30 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Caen
SectionTribunal Administratif de Caen
N° DossierTA14-2501691
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationAutres délais-Etrangers-2

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de la Manche l’assignant à résidence pour 45 jours. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Le requérant n’a pas régularisé sa demande avant l’audience, où il était absent. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité, sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 juin 2025, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 2 juin 2025 par lequel le préfet de la Manche l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

M. A soutient que, jusqu'à preuve du contraire, il n'est pas l'auteur du vol à l'étalage dont on l'accuse, qu'il a appris de ses erreurs, qu'il est en couple et qu'il attend un enfant, qu'il souhaite désormais travailler, avoir une vie normale et respectueuse des lois.

Par un mémoire en défense enregistré le 24 juin 2025, le préfet de la Manche conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la requête est irrecevable dès lors qu'elle ne comporte aucun moyen ni conclusion, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Par décision du 2 septembre 2024, la présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les requêtes relevant des procédures régies par les articles L. 921-1 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir constaté, au cours de l'audience publique du 24 juin 2025 à 14 heures, que M. A et le préfet de la Manche n'étaient ni présents ni représentés, M. C, assisté de M. Dubost, greffier d'audience, a prononcé la clôture de l'instruction en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant tunisien, né le 6 octobre 2001, s'est rendu au commissariat de police de Cherbourg pour être entendu sur sa situation administrative et son droit de circulation et de séjour en France, le 2 juin 2025. Par l'arrêté contesté du même jour, le préfet de la Manche l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet de la Manche :

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ". Toutefois, aux termes de l'article R. 922-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le second alinéa de l'article R. 411-1 du code de justice administrative n'est pas applicable et l'expiration du délai de recours n'interdit pas au requérant de soulever des moyens nouveaux, quelle que soit la cause juridique à laquelle ils se rattachent. / (). ". Et aux termes de l'article R. 922-19 du même code : " Après le rapport fait par () le magistrat désigné, les parties peuvent présenter en personne ou par un avocat des observations orales. Elles peuvent également produire des documents à l'appui de leurs conclusions. Si ces documents apportent des éléments nouveaux, le magistrat demande à l'autre partie de les examiner et de lui faire part à l'audience de ses observations ". Enfin, l'article R. 922-16 de ce même code dispose que : " L'instruction est close soit après que les parties ont formulé leurs observations orales, soit, si ces parties sont absentes ou ne sont pas représentées, après appel de leur affaire à l'audience ".

3. D'une part, la requête de M. A, qui se borne à solliciter l'annulation de la décision contenue dans l'arrêté du 2 juin 2025, ne comporte l'énoncé d'aucun moyen au soutien de ses conclusions. D'autre part, sa requête n'a pas été régularisée avant l'appel de son affaire à l'audience à laquelle il n'était ni présent, ni représenté. Par suite, il y a lieu d'accueillir la fin de non-recevoir soulevée par le préfet de la Manche, la requête de M. A, faute de l'exposé de moyen, est irrecevable et doit, dès lors, être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Manche.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juin 2025.

Le magistrat désigné,

Signé

X. C

Le greffier,

Signé

D. DUBOST

La République mande et ordonne au préfet de la Manche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

E. Legrand

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions