mercredi 9 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Caen |
| Section | Tribunal Administratif de Caen |
| N° Dossier | TA14-2502008 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BOUTHORS-NEVEU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 et 30 juin 2025, Mme A B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du 27 mai 2025 de l'université de Caen Normandie prononçant son ajournement aux épreuves de session 1 de la 3ème année de licence de mathématiques ;
2°) d'enjoindre à l'administration de réexaminer sa situation.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que ses épreuves de la session 2 sont fixées entre le 1er et le 4 juillet 2025, que l'ajournement aux épreuves de la session 1 emporte perte immédiate d'une place en Master Métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation et que l'impossibilité de valider des unités d'enseignement au motif qu'elles ne sont pas rattrapables la place dans une situation inextricable et sans solution ;
- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision d'ajournement du 27 mai 2025 dès lors que :
• elle se fonde sur des unités d'enseignement non compensables ou non rattrapables en méconnaissance du droit à régularisation et au principe d'égalité des étudiants ;
• les modalités de contrôle des connaissances méconnaissent les dispositions de l'article 11 de l'arrêté du 30 juillet 2018 selon lesquelles chaque composante d'une unité d'enseignement ne représente pas plus de 50% de la note finale ; elles ont notamment eu pour conséquence de sous-évaluer ses résultats réels et d'invalider son année universitaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juillet 2025, l'université de Caen Normandie, représentée par Me Bouthors-Neveu, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'il n'existe pas de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- l'arrêté du 30 juillet 2018 relatif au diplôme national de licence ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Caen a désigné Mme Sénécal, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 7 juillet 2025 en présence de Mme Bloyet, greffière ;
- le rapport de Mme Sénécal ;
- les observations de Mme B, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;
- et les observations de Me Bouthors-Neveu, représentant l'université de Caen Normandie, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
Par une ordonnance du 7 juillet 2025, la clôture de l'instruction a été différée au 7 juillet 2025 à 17 heures.
Par une ordonnance du même jour, la présidente de la 3ème chambre prend acte du désistement de Mme B de la requête n° 2501892 tendant à l'annulation de la décision du 27 mai 2025.
Par un courrier du 7 juillet 2025, Mme B confirme le maintien de sa requête tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 27 mai 2025 ainsi que son désistement au fond.
Un mémoire présenté par l'université de Caen Normandie le 7 juillet 2025 n'a pas été communiqué.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
2. Il résulte de l'instruction que Mme B s'est désistée, le 7 juillet 2025, de sa requête au fond tendant à l'annulation de la décision du 27 mai 2025. Par suite, les conclusions de la requête de Mme B tendant à la suspension de l'exécution de cette décision sont, en l'absence de toute requête au fond, irrecevables. Il y a lieu, dès lors, de rejeter sa requête en toutes ses conclusions.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme B le paiement d'une somme de 800 euros à l'université de Caen Normandie en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Mme B versera la somme de 800 euros à l'université Caen Normandie en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'université de Caen Normandie.
Fait à Caen, le 9 juillet 2025.
La magistrate désignée
Signé
I. SENECAL
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière
E. Bloyet
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026