Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a donné acte du désistement de Mme B... de ses conclusions à fin d’injonction, après que le préfet du Calvados a régularisé sa situation en renouvelant son récépissé de demande de titre de séjour. La requérante, qui demandait initialement le renouvellement de son récépissé autorisant à travailler et la finalisation de l’instruction de sa demande de carte de séjour, s’est désistée de ces demandes. Le tribunal a toutefois condamné l’État à verser à Mme B... une somme de 500 euros au titre des frais de l’instance, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 octobre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Wahab, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet du Calvados de renouveler, dans un délai de quarante-huit heures, son récépissé l’autorisant à travailler le temps de l’instruction de son dossier ;
2°) d’enjoindre au préfet de finaliser l’instruction de sa demande de renouvellement de sa carte mention « vie privée et familiale » et de première demande de carte de résident ce, dans un délai d’un mois jours à compter de l’ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 17 octobre 2025, le préfet du Calvados conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Par un mémoire, enregistré 14 novembre 2025, Mme B... se désiste de ses conclusions à fin d’injonction et maintient ses conclusions relatives aux frais de l’instance.
La présidente du tribunal a désigné Mme Audrey Macaud, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative » et aux termes de l'article R. 222-1 du même code : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance :
1° Donner acte des désistements ; (…)5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
Le désistement de Mme B... de ses conclusions à fin d’injonction est pur et simple et rien ne s’oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme de 500 euros au titre des frais exposés par Mme B... pour la présente instance.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme B... de ses conclusions à fin d’injonction.
Article 2 : L’Etat versera à Mme B... une somme de 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera transmise pour information au préfet du Calvados.
Fait à Caen, le 18 novembre 2025.
La juge des référés,
SIGNÉ
A. MACAUD
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
E. Bloyet