mardi 10 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2001197 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP RICARD,BENDEL-VASSEUR,GHNASSIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 novembre 2020, la société d'intérêt collectif agricole (SICA) Union Vignerons Associés du Levant, représentée par Me Ricard, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 5 février 2020 par laquelle la directrice générale de l'Etablissement national des produits de l'agriculture et de la mer (France AgriMer) a rejeté sa demande d'aide aux investissements vitivinicoles ainsi que la décision du 16 septembre 2020 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à France AgriMer de réexaminer sa demande de paiement dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de France AgriMer la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'une erreur de droit en ce qu'elles sont fondées sur la décision INTV-GPASV-2017-56 du 27 juillet 2017 et non pas sur la décision INTV-GPASV-2016-39 du 27 juillet 2016 qui était seule applicable à l'instruction de sa demande ;
- les décisions INTV-GPASV-2016-39 du 27 juillet 2016 et INTV-GPASV-2017-56 du 27 juillet 2017 sont illégales dès lors que le directeur général de France AgriMer n'était pas compétent pour interdire, en leur article 2.2.2, les investissements payés par crédit-bail ou par leasing et le matériel d'occasion et alors que le financement des investissements par crédit-bail n'est pas interdit par le droit de l'Union européenne ;
- la directrice générale de France AgriMer a entaché sa décision d'une erreur de droit dès lors que sa demande d'investissement était bien éligible aux aides car le matériel en cause lui a été livré neuf et que le financement de cette acquisition ne procède pas d'un crédit-bail mais de deux emprunts souscrits auprès de sa banque et de fonds propres.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 décembre 2021, France AgriMer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le moyen tiré de l'exception d'illégalité est inopérant ;
- les autres moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative de ce que le tribunal était susceptible de substituer d'office à la base légale correspondant à la décision INTV-GPASV-2017-56 du 27 juillet 2017 du directeur général de France AgriMer, la décision INTV-GPASV-2016-39 du 27 juillet 2016 de ce directeur.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (UE) n° 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 ;
- le règlement délégué (UE) n°2016/1149 de la commission du 15 avril 2016 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le décret n° 2013-172 du 25 février 2013 ;
- la décision du directeur général de FranceAgrimer INTV-GPASV-2016-39 du 27 juillet 2016 ;
- le décision du directeur général de France AgriMer INTV-GPASV-2017-56 du 27 juillet 2017 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pauline Muller, conseillère ;
- et les conclusions de M. Hanafi Halil, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SICA Union Vignerons Associés du Levant a présenté le 23 janvier 2017 une demande d'aide à l'investissement vitivinicole pour un équipement d'embouteillage. Par une décision du 12 mai 2017, FranceAgrimer a accusé réception de la demande de la SICA Union Vignerons Associés du Levant et autorisé celle-ci à commencer les travaux à compter du 23 janvier 2017. Par un courrier de notification du 18 août 2017 accompagné d'une décision d'octroi de l'aide, France AgriMer a considéré le projet d'investissement éligible pour un montant de dépenses de 1 461 995 euros et un montant d'aides maximal de 438 598,50 euros. A la suite d'un contrôle sur place réalisé le 16 juin 2019 au cours duquel France AgriMer a relevé plusieurs anomalies, la directrice générale de l'établissement a, par une décision du 5 février 2020, rejeté la demande de versement de l'aide présentée par la SICA Union Vignerons Associés du Levant. Par un courrier du 12 mars 2020, la société a exercé un recours gracieux à l'encontre de cette décision, qui a été rejeté par une décision du 16 septembre 2020. La société requérante demande au tribunal d'annuler la décision du 5 février 2020 ainsi que la décision du 16 septembre 2020 rejetant son recours gracieux.
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 221-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Sauf s'il en est disposé autrement par la loi, une nouvelle réglementation ne s'applique pas aux situations juridiques définitivement constituées avant son entrée en vigueur ou aux contrats formés avant cette date ".
3. D'une part, toute disposition réglementaire nouvelle a en principe vocation à s'appliquer immédiatement sans que puisse être invoqué un droit au maintien de la réglementation existante, sous réserve toutefois du respect du principe de non-rétroactivité des actes administratifs, qui exclut que de nouvelles dispositions réglementaires s'appliquent à des situations juridiquement constituées avant leur entrée en vigueur.
4. D'autre part, une décision qui a pour objet l'attribution d'une subvention constitue un acte unilatéral qui crée des droits au profit de son bénéficiaire. Toutefois, de tels droits ne sont ainsi créés que dans la mesure où le bénéficiaire de la subvention respecte les conditions mises à son octroi, que ces conditions découlent des normes qui la régissent, qu'elles aient été fixées par la personne publique dans sa décision d'octroi, qu'elles aient fait l'objet d'une convention signée avec le bénéficiaire, ou encore qu'elles découlent implicitement mais nécessairement de l'objet même de la subvention. Il en résulte que les conditions mises à l'octroi d'une subvention sont fixées par la personne publique au plus tard à la date à laquelle cette subvention est octroyée.
5. La SICA Union Vignerons Associés du Levant soutient que les décisions attaquées ne pouvaient être légalement fondées sur la décision INTV-GPASV-2017-56 du 27 juillet 2017 du directeur général de France AgriMer au motif que seule la décision INTV-GPASV-2016-39 du 27 juillet 2016 était applicable à l'instruction de sa demande. Il ressort des pièces du dossier que l'aide en cause a été octroyée à la SICA Union Vignerons et Associés par une décision du 18 août 2017 et que la décision INTV-GPASV-2017-56 du 27 juillet 2017 du directeur général de France AgriMer applicable aux appels à projets relatifs à l'année 2017 et aux appels à projets suivants relevant de la programmation 2014-2018 n'est entrée en vigueur qu'à compter du 31 août 2017, date de sa publication au bulletin officiel du ministère de l'agriculture. Il s'ensuit que la directrice générale de France Agrimer ne pouvait fonder les décisions attaquées sur la décision du 27 juillet 2017.
6. Toutefois, les décisions attaquées trouvant leur fondement légal dans la décision INTV-GPASV-2016-39 du 27 juillet 2016 du directeur général de France Agrimer, ce fondement peut être substitué au fondement erroné retenu par la directrice générale de France Agrimer dès lors que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces décisions et que cette substitution de base légale n'a pour effet de priver la société d'aucune garantie, dès lors que les deux décisions du directeur général de France Agrimer comportent des dispositions identiques s'agissant des critères d'inéligibilité aux aides dont le versement est sollicité.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 50 du règlement (UE) du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 portant organisation commune des marchés des produits agricoles et abrogeant les règlements (CEE) n° 922/72, (CEE) n°234/79, (CE) n° 1307/2001 et (CE) n° 1234/2007 du conseil : " 1. Une aide peut être accordée pour des investissements matériels ou immatériels dans les installations de transformation, l'infrastructure de vinification ainsi que les structures et instruments de commercialisation. Ces investissements visent à améliorer les performances globales de l'entreprise et son adaptation aux demandes du marché, ainsi qu'à accroître sa compétitivité, et concernent la production ou la commercialisation des produits de la vigne visés à l'annexe VII, partie II, y compris en vue d'améliorer les économies d'énergie, l'efficacité énergétique globale et les procédés durables () ". Aux termes de l'article 33 du règlement délégué (UE) de la commission du 15 avril 2016 complétant le règlement (UE) n° 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les programmes nationaux de soutien au secteur vitivinicole et modifiant le règlement (CE) n° 555/2008 de la Commission : " 1 Seuls les coûts liés aux actions suivantes sont admissibles au bénéfice de l'aide : a) la construction, l'acquisition, y compris par voie de crédit-bail, ou la rénovation de biens immeubles ; / b) l'achat ou la location-vente de matériels et d'équipements neufs jusqu'à concurrence de la valeur marchande du bien ; / () ".
8. Aux termes de l'article D. 621-27 du code rural et de la pêche maritime : " () Pour l'exécution des missions d'organisme payeur, le directeur général prend, si nécessaire, les décisions visant à préciser les conditions de gestion et d'attribution des aides instaurées par les règlements européens, après avis du comité sectoriel intéressé, du conseil spécialisé intéressé ou du conseil d'administration dans les conditions prévues à l'article D. 621-6 () ". Aux termes de l'article 1 du décret du 25 février 2013 relatif au programme d'aide nationale au secteur vitivinicole pour les exercices financiers 2014 à 2018 : " Le programme d'aide national au secteur vitivinicole mentionné à l'article 103 decies du règlement (CE) n° 1234/2007 du Conseil du 22 octobre 2007 susvisé et rendu applicable dans les conditions prévues à l'article 103 duodecies de ce règlement et à l'article 2 du règlement (CE) n° 555/2008 de la Commission du 27 juin 2008 susvisé pour les exercices financiers 2014 à 2018 est mis en œuvre par l'Etablissement national des produits de l'agriculture et de la mer (FranceAgriMer). / A ce titre, sous réserve de l'article 2, le directeur général de l'établissement détermine notamment, après avis du conseil spécialisé intéressé : / 1° Les modalités de demande des aides, les conditions d'éligibilité aux aides, la procédure et les critères de sélection des demandes, le montant des aides attribuables et leurs modalités de paiement ; / () ". Enfin, aux termes de l'article 2.2.2 " Investissements inéligibles " de la décision INTV-GPASV-2016-39 du 27 juillet 2016 du directeur général de France AgriMer : " Les investissements n'entrant pas dans les catégories précédentes sont inéligibles et notamment à titre d'exemples (liste non exhaustive) : () / Les investissements payés par crédit-bail ou par leasing () / Le matériel d'occasion et les dépenses liées (dépose, transport ) ; () ".
9. L'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale.
10. D'une part, la SICA Union Vignerons Associés du Levant ne saurait exciper de l'illégalité de la décision INTV-GPASV-2017-56 du 27 juillet 2017 dès lors que les décisions attaquées n'ont pas été prises pour son application et que la décision du 27 juillet 2017 n'en constitue pas la base légale.
11. D'autre part, contrairement à ce que soutient la société requérante, les dispositions de l'article 33 du règlement délégué (UE) n°2016/1149 de la commission du 15 avril 2016 prévoient que ne sont admissibles aux aides que l'achat ou la location-vente de matériels et d'équipements neufs. Par ailleurs, il résulte des dispositions combinées précitées de l'article D. 621-27 du code rural et du décret n° 2013-172 du 25 février 2013, applicable aux demandes déposées à compter du 16 octobre 2013, que le pouvoir réglementaire a désigné FranceAgriMer comme organisme payeur de dépenses financées par les fonds de financement des dépenses agricoles, dont le fonds européen agricole de garantie (FEAGA), et lui a confié la mise en œuvre du programme d'aides national. En outre, l'article 1er du décret n° 2013-172 du 25 février 2013 habilite le directeur général de FranceAgriMer pour édicter, après avis du conseil spécialisé intéressé, les modalités de demande des aides, les conditions d'éligibilité aux aides, la procédure et les critères de sélection des demandes, le montant des aides attribuables et leurs modalités de paiement. Dès lors, en prévoyant par sa décision INTV-GPASV-2016-39 du 27 juillet 2016 que sont inéligibles les investissements payés par crédit-bail ou par leasing ainsi que le matériel d'occasion, le directeur général de France AgriMer a, conformément, aux dispositions citées ci-dessus du décret n°2013-172 du 25 février 2013, déterminé les conditions d'éligibilité aux aides. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que le directeur général de France AgriMer n'était pas compétent pour rendre inéligibles, par sa décision du INTV-GPASV-2016-39 du 27 juillet 2016, les investissements payés par crédit-bail ou par leasing et le matériel d'occasion, doit être écarté.
12. En troisième et dernier lieu, il ressort des pièces du dossier et plus particulièrement des attestations de la Société générale produite par la société requérante que le matériel " ligne d'embouteillage " a initialement été acquis par la filiale crédit-bail Sogelease de la Société générale le 2 mars 2018 et financé par la SICA Union Vignerons Associés du Levant par un contrat de crédit-bail auprès de cette filiale avant d'être racheté le 12 septembre 2019 par la société requérante. Ainsi, l'investissement en cause était, à la date d'octroi de l'aide le 18 août 2017, financé par crédit-bail. Au surplus, si la société requérante soutient que les plaques d'immatriculation de chaque composante de la ligne d'embouteillage portent l'identification de l'année 2018 et attestent du caractère neuf du matériel et que ce matériel lui a été livré neuf le 2 mars 2018, il ressort des pièces du dossier que la ligne d'embouteillage présentait bien un caractère neuf lors de son acquisition par la filiale crédit-bail Sogelease de la Société générale mais était alors financé par crédit-bail par la SICA Union Vignerons Associés du Levant. Si cet équipement d'embouteillage a ensuite été racheté le 12 septembre 2019 par la SICA Union Vignerons Associés du Levant, il présentait nécessairement en raison de ce rachat, à la date de la décision attaquée, le caractère d'un matériel d'occasion. Il s'ensuit que la société SICA Union Vignerons n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit.
13. Il résulte de ce qui précède que la requête de la SICA Union Vignerons Associés du Levant doit être rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SICA Union Vignerons Associés du Levant est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société d'intérêt collectif agricole Union Vignerons Associés du Levant et à l'Etablissement national des produits de l'agriculture et de la mer.
Délibéré après l'audience du 13 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Thierry Vanhullebus, président ;
Mme Christine Castany, première conseillère ;
Mme Pauline Muller, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 janvier 2023.
La rapporteure,
Signé
P. MULLER
Le président,
Signé
T. VANHULLEBUS La greffière,
Signé
R. ALFONSI
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
R. ALFONSI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026