vendredi 7 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2100091 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CESARI |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement avant dire droit du 7 juin 2022, le tribunal, statuant sur la requête de Mme C A tendant, à titre principal, à ordonner une expertise médicale afin d'évaluer son état de santé et les chefs du préjudice subi à la suite de sa chute survenue dans le port de plaisance " Tino Rossi " dans la commune d'Ajaccio et à lui verser une provision, a condamné la chambre de commerce et d'industrie de Corse à lui payer une somme de 5 000 euros à titre provisionnel et a ordonné une expertise.
L'expert a déposé son rapport le 14 décembre 2022.
Par un mémoire, enregistré le 9 mars 2023, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la Haute-Corse demande au tribunal de condamner la chambre de commerce et d'industrie de Corse à lui verser la somme de 23 106,32 euros au titre des prestations versées à la victime et de la condamner également à lui payer la somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Elle soutient qu'elle a versé, à hauteur des sommes demandées, des prestations à la suite des faits objet du litige.
Par un mémoire, enregistré le 29 mars 2023, Mme C A, représentée par Me Belaïche, demande au tribunal :
1°) de condamner la chambre de commerce et d'industrie territoriale de Corse à lui verser la somme de 195 016,31 euros correspondant à son entier préjudice ;
2°) de condamner la chambre de commerce et d'industrie de Corse à lui verser la somme de 800 euros au titre de la provision qu'elle a versée à l'expert ;
3°) de mettre à la charge de la chambre de commerce et d'industrie de Corse la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le préjudice qu'elle a subi est constitué par des dépenses de santé et de transport d'un montant de 562,50 euros, des frais d'assistance par tierce personne estimés à 230,86 euros, une perte de revenus s'élevant à 141 955 euros, un déficit fonctionnel temporaire estimé à 5 317,95 euros, des souffrances endurées pour un montant de 8 000 euros, un préjudice esthétique temporaire estimé 4 000 euros, un préjudice esthétique permanent s'élevant à la même somme, un déficit fonctionnel permanent s'élevant à 25 950 euros et un préjudice d'agrément pour la somme de 5 000 euros.
La chambre de commerce et d'industrie territoriale de Corse n'a pas présenté de mémoire en défense.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 novembre 2022.
Vu :
- l'ordonnance du 16 décembre 2022 par laquelle le magistrat chargé des expertises a liquidé et taxé les frais et honoraires de l'expert ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jan Martin, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Christine Castany, rapporteure publique,
- et les observations de Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. A la suite d'une chute survenue le 15 juin 2020 sur le quai du port de plaisance " Tino Rossi " dans la commune d'Ajaccio, Mme A a, par une lettre notifiée le 21 janvier 2021, demandé à la directrice de l'administration générale de la chambre de commerce et d'industrie de Corse de l'indemniser du préjudice subi. Celle-ci n'y pas répondu. Mme A a demandé au tribunal d'ordonner une expertise et, de lui allouer une provision de 5 000 euros et, subsidiairement, de condamner ladite chambre à lui verser une indemnité de 50 000 euros en raison de son préjudice corporel. Par un jugement avant dire droit du 7 juin 2022, le tribunal a condamné la chambre de commerce et d'industrie de Corse à lui payer une somme de 5 000 euros à titre provisionnel et a ordonné une expertise afin de déterminer la date de consolidation de l'état de santé de Mme A et de donner toutes précisions et informations utiles permettant au tribunal de se prononcer sur l'importance des postes de préjudice en relation directe avec l'accident. Mme A demande au tribunal de condamner la chambre de commerce et d'industrie territoriale de Corse à lui verser la somme de 195 016,31 euros correspondant à son entier préjudice.
Sur les conclusions indemnitaires :
2. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise déposé par le docteur D, que l'accident subi par Mme A le 15 juin 2020 a entraîné une fracture du col fémoral droit, opérée le jour même, puis une algodystrophie. Dès lors, la date à laquelle l'état de santé de la victime a été consolidé peut être fixée au 15 juin 2022.
En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux temporaires :
S'agissant des dépenses de santé actuelles :
3. En premier lieu, Mme A fait valoir qu'elle a exposé des frais de consultation du docteur B pour un montant de 63,76 euros, restés à sa charge, résultant de son accident du 15 juin 2020. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que de tels honoraires présenteraient un lien direct et certain avec un tel dommage. De même, la requérante n'apporte aucun justificatif d'une dépense de semelles orthopédiques dont elle ne précise d'ailleurs pas le montant.
4. En second lieu, il résulte de l'instruction, notamment de l'attestation produite par la CPAM de la Haute-Corse qu'à la suite de l'accident de Mme A du 15 juin 2020, des frais d'hospitalisation, médicaux, pharmaceutiques et d'appareillage ont été supportés par l'organisme de sécurité sociale auquel la victime est affiliée, pour un montant total de 16 374,15 euros. Il y a lieu de mettre cette dernière somme à la charge de la chambre de commerce et d'industrie territoriale de Corse.
S'agissant des frais divers :
5. En premier lieu, il résulte de l'instruction, notamment des tickets de transport en train entre le domicile de Mme A et la commune d'Ajaccio et n'est pas contesté en défense, que la victime a dû se rendre dans cette dernière commune afin d'y subir des soins médicaux, à la suite de son accident du 15 juin 2020 et jusqu'à la date de consolidation de son état de santé. Il y a lieu de mettre la somme de 167,11 euros à la charge de la chambre de commerce et d'industrie territoriale de Corse au titre de ce chef de préjudice.
6. En second lieu, il résulte de l'instruction, notamment de l'attestation produite par la CPAM de la Haute-Corse qu'à la suite de l'accident du 15 juin 2020, des frais de transport de la victime ont été pris en charge par cette caisse pour un montant de 838,59 euros. Il y a également lieu de mettre cette dernière somme à la charge de la chambre de commerce et d'industrie territoriale de Corse.
S'agissant des frais d'assistance par tierce personne :
7. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise judiciaire, que l'état de santé de Mme A, imputable à l'accident du 15 juin 2020, a nécessité l'assistance par une tierce personne à domicile durant 1h30 par jour, du 21 juin au 5 juillet 2020. Par suite, il sera fait une juste appréciation des frais engagés, sur la base de 15 jours et d'un taux moyen horaire brut de 11,52 euros, compte tenu du salaire minimum interprofessionnel de croissance horaire brut augmenté des charges sociales, et des majorations pour les jours travaillés le dimanche, à 381,02 euros.
S'agissant des pertes de gains professionnels actuels :
8. Il résulte de l'instruction que la CPAM de la Haute-Corse a versé à la victime des indemnités journalières durant la période située entre l'accident et la date de consolidation de son état de santé survenue deux ans plus tard, pour un montant de 5 893,58 euros. Il y a donc lieu de mettre cette somme à la charge de la chambre de commerce et d'industrie territoriale de Corse.
En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux permanents :
9. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise et des justificatifs d'activité professionnelle produits par Mme A, que cette dernière est inapte totalement et définitivement à l'exercice du poste de serveuse en restauration qu'elle occupait plusieurs mois par an, durant les 3 années précédant l'accident et, plus largement, à tout métier exigeant une marche et une station debout prolongées. L'intéressée fait valoir, sans être contredite en défense, que cette inaptitude entraîne une dévalorisation sur le marché du travail, la privant également de la possibilité d'exercer toute activité professionnelle en raison de ses difficultés de déplacement. Compte tenu de ce que la requérante perçoit depuis le 1er novembre 2021 une pension d'invalidité, ainsi qu'une allocation supplémentaire d'invalidité, dont les montants versés s'élèvent à la somme de 866 euros par mois, il sera fait une juste appréciation du préjudice résultant de l'incidence professionnelle, en l'évaluant à la somme de 30 000 euros.
En ce qui concerne les préjudices personnels temporaires :
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire :
10. Il résulte de l'instruction et en particulier du rapport d'expertise judiciaire, que Mme A a présenté, avant consolidation de son état de santé, un déficit fonctionnel temporaire lié à sa chute du 15 juin 2020 à hauteur de 100% durant son hospitalisation jusqu'au 20 juin 2020, puis de 50 % du 21 juin au 5 juillet 2020, puis de nouveau de 100 % entre le 6 juillet et le 8 septembre 2020 pour des soins de suite et de rééducation, puis à nouveau de 25 % du 9 septembre au 8 décembre 2020, puis de 15 % du 9 décembre 2020 au 20 juin 2021, avant de subir une nouvelle hospitalisation pour une algodystrophie du 21 au 25 juin 2021 entraînant un déficit de 100 % et, enfin, un déficit de 15 % du 26 juin 2021 au 15 juin 2022. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en fixant le montant de sa réparation à la somme de 3 000 euros.
S'agissant des souffrances endurées :
11. Il résulte de l'instruction que Mme A a enduré, antérieurement à la consolidation de son état de santé, des souffrances résultant de l'accident, évaluées à 3,5 sur une échelle de 7 par l'expert. Il y a lieu d'accorder une somme de 5 000 euros en réparation de ce préjudice.
S'agissant du préjudice esthétique temporaire :
12. Il résulte de l'instruction et en particulier de l'expertise du docteur D que Mme A a subi un préjudice esthétique temporaire évalué à 2 sur une échelle de 7 par l'expert, résultant de l'utilisation de deux cannes anglaises. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en allouant à la victime la somme de 2 000 euros.
En ce qui concerne les préjudices personnels permanents :
S'agissant du déficit fonctionnel permanent :
13. Il résulte de l'instruction que Mme A était âgée de 54 ans à la date de la consolidation de son état de santé consécutive à l'accident du 15 juin 2020. Son déficit fonctionnel permanent a été évalué à 15 % par l'expert. La réparation de ce préjudice doit être fixée à la somme de 23 000 euros.
S'agissant du préjudice d'agrément :
14. Il résulte de l'instruction, notamment de l'attestation du président d'un club d'athlétisme de la commune d'Ajaccio, que la victime pratiquait cette discipline entre 2015 et 2019. Dès lors, il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en l'évaluant à la somme de 4 000 euros.
S'agissant du préjudice esthétique permanent :
15. Il résulte de l'instruction que Mme A subit un préjudice esthétique permanent évalué à 2 sur 7 par l'expert au titre de sa boiterie associée au port d'une canne. Si la victime fait valoir qu'elle porte une cicatrice visible résultant de l'accident du 15 juin 2020, elle n'apporte aucune précision permettant de l'établir. Il sera fait une juste appréciation de ce préjudice en le fixant à la somme indemnisable de 4 000 euros.
16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A est fondée à demander la condamnation de la chambre de commerce et d'industrie de Corse à lui verser une somme totale de 66 548,13 euros, après déduction de la provision de 5 000 euros fixée par le jugement du tribunal du 7 juin 2022. Pour sa part, la CPAM de la Haute-Corse est fondée à demander la condamnation de ladite chambre à lui verser la somme totale 23 106,32 euros.
Sur les frais liés au litige :
17. En premier lieu, il résulte des dispositions du neuvième alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale que le montant de l'indemnité forfaitaire qu'elles instituent est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu, dans les limites d'un plafond dont le montant est révisé chaque année par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget.
18. Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants de l'indemnité forfaitaire de gestion : " Les montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale sont fixés respectivement à 115 € et 1 162 € au titre des remboursements effectués au cours de l'année 2022 ".
19. En application de ces dispositions et eu égard au montant de la somme allouée à la CPAM de la Haute-Corse au titre de ses débours, il y a lieu de mettre à la charge de la chambre de commerce et d'industrie de Corse le versement d'une somme de 1 162 euros à raison des frais engagés pour obtenir le remboursement des prestations servies à Mme A.
20. En deuxième lieu, il y a lieu de mettre les frais et honoraires de l'expertise confiée au docteur D, liquidés et taxés à la somme globale de 800 euros par l'ordonnance du magistrat chargé des expertises du tribunal du 16 décembre 2022, à la charge définitive de la chambre de commerce et d'industrie de Corse.
21. En troisième lieu, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la chambre de commerce et d'industrie de Corse une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La chambre de commerce et d'industrie de Corse est condamnée à payer à Mme A une somme de 66 548,13 euros.
Article 2 : La chambre de commerce et d'industrie de Corse est condamnée à verser à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Corse la somme de 23 106,32 euros.
Article 3 : La chambre de commerce et d'industrie de Corse versera à la caisse primaire d'assurance maladie de la Haute-Corse une somme de 1 162 euros au titre du neuvième alinéa de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Article 4 : Les frais et honoraires de l'expertise précitée, taxés à la somme de 800 euros, sont mis à la charge définitive de la chambre de commerce et d'industrie de Corse.
Article 5 : La chambre de commerce et d'industrie de Corse versera à Mme A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à la caisse primaire d'assurance-maladie de la Haute-Corse et à la chambre de commerce et d'industrie de Corse.
Délibéré après l'audience du 23 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Thierry Vanhullebus, président,
M. Jan Martin, premier conseiller,
Mme Pauline Muller, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 juillet 2023.
Le rapporteur,
signé
J. MARTIN
Le président,
signé
T. VANHULLEBUSLe greffier,
signé
A. AUDOUIN
La République mande et ordonne au préfet de Corse en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
A. AUDOUIN
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
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