mardi 11 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2100212 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | TADDEI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 22 février 2021, le 23 juillet 2021 et le 15 juillet 2022, La SCI Tra Mare e Monti locations, représentée par Me Taddei, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté en date du 21 septembre 2020 par lequel le maire de Montegrosso ne s'est pas opposé, au nom de l'Etat, à la déclaration préalable n° DP 02B 167 20 B0004 présentée par M. A B en vue de la création d'une terrasse d'une surface de 7,67 mètres carrés sur la parcelle cadastrée section I n° 139 sise au lieudit Cassano, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux du 28 octobre 2020 ;
2°) d'annuler par voie de conséquence la décision du 4 janvier 2021 confirmant la décision implicite de rejet et rejetant expressément son recours gracieux ;
3°) de mettre à la charge de M. B et de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société requérante soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision du 21 septembre 2020 est entachée d'illégalité externe dès lors qu'elle ne fait pas apparaitre le nom et le prénom de son auteur ;
- la décision implicite de rejet de son recours gracieux est entachée d'un défaut de motivation ;
- la décision de non-opposition a été obtenue par fraude dès lors que le dossier de déclaration ne fait pas apparaître la fenêtre de sa maison ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article R. 111-17 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 23 juin et 7 septembre 2021, M. A B, représenté par Me Pitti-Ferrandi, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de la société requérante à lui verser la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors que La SCI Tra Mare e Monti locations ne justifie pas d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- en outre, le recours gracieux formé par la SCI Tra Mare e Monti locations ne lui ayant pas été notifié, contrairement à ce que prévoit l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, la requête a été introduite après l'expiration du délai de recours contentieux ;
- enfin, les conclusions dirigées contre la décision implicite de rejet du 28 décembre 2020 sont irrecevables dès lors que la SCI Tra Mare e Monti locations n'a pas contesté la décision expresse du 4 janvier 2021 ;
- à titre subsidiaire, les moyens invoqués par la SCI Tra Mare e Monti locations ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juin 2022, le préfet de la Haute-Corse conclut au rejet de la requête. Le préfet soutient :
- à titre principal, que la requête est irrecevable dès lors qu'elle n'a pas été introduite dans le délai de recours contentieux ;
- à titre subsidiaire, que les moyens invoqués par La SCI Tra Mare e Monti locations ne sont pas fondés.
Par un courrier du 14 mars 2023, les parties ont été invitées à présenter leurs observations sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pierre Monnier, président ;
- les conclusions de Mme Christine Castany, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Taddei, avocat de la La SCI Tra Mare e Monti locations.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 21 septembre 2020, le maire de Montegrosso, au nom de l'Etat, ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par M. B, propriétaire d'une maison sur la parcelle cadastrée section I no 139, tendant à la création d'une terrasse d'une surface de 7,67 mètres carrés. La SCI Tra Mare e Monti locations a formé un recours gracieux dont le maire de Montegrosso a accusé réception le 28 octobre 2020. Par un courrier du 4 janvier 2021, le maire de Montegrosso a rejeté ce recours gracieux. La SCI Tra Mare e Monti locations demande l'annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté du 21 septembre 2020, ensemble la décision implicite de rejet, née le 28 décembre 2020, de rejet de son recours gracieux, ainsi que, par voie de conséquence, de la décision expresse du 4 janvier 2021.
Sur l'étendue du litige :
2. Si le silence gardé par l'administration sur un recours gracieux ou hiérarchique fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement se substitue à la première décision. Il en résulte que les conclusions de la SCI Tra Mare e Monti locations tendant à l'annulation de la décision implicite, née le 28 décembre 2020, de rejet de son recours gracieux doivent être regardées comme dirigées contre la décision du 4 janvier 2021 rejetant expressément ce recours gracieux.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :
3. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point précédent que M. B n'est pas fondé à soutenir que les conclusions dirigée contre la décision implicite de rejet du 28 décembre 2020 sont irrecevables dès lors que la SCI Tra Mare e Monti locations n'a pas contesté la décision expresse du 4 janvier 2021.
4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15. ". Aux termes de l'article R. 424-15 de ce code : " Mention du permis explicite ou tacite ou de la déclaration préalable doit être affichée sur le terrain, de manière visible de l'extérieur, par les soins de son bénéficiaire, dès la notification de l'arrêté ou dès la date à laquelle le permis tacite ou la décision de non-opposition à la déclaration préalable est acquis et pendant toute la durée du chantier. () Cet affichage mentionne également l'obligation, prévue à peine d'irrecevabilité par l'article R. 600-1, de notifier tout recours administratif ou tout recours contentieux à l'auteur de la décision et au bénéficiaire du permis ou de la décision prise sur la déclaration préalable () ". Enfin, aux termes de l'article A. 424-17 du même code : " Le panneau d'affichage comprend la mention suivante : / " Droit de recours : / " Le délai de recours contentieux est de deux mois à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain du présent panneau (article R. 600-2 du code de l'urbanisme). Tout recours administratif ou tout recours contentieux doit, à peine d'irrecevabilité, être notifié à l'auteur de la décision et au bénéficiaire du permis ou de la décision prise sur la déclaration préalable. Cette notification doit être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du recours (article R. 600-1 du code de l'urbanisme)" ".
5. D'autre part, aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. () L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif () ". Il résulte des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme qu'à défaut de l'accomplissement des formalités de notification qu'elles prévoient, un recours administratif dirigé contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol ne proroge pas le délai du recours contentieux. Il ne peut être remédié à l'omission des formalités de notification du recours administratif que dans le délai de quinze jours qu'elles prévoient. Dans ce cas, la date à laquelle a été formé le recours administratif initial constitue le point de départ de la prorogation du délai de recours contentieux résultant de la formation, dans les formes requises, de ce recours administratif. Tel est le cas si l'intéressé fait connaître au bénéficiaire de la décision de non-opposition à la déclaration préalable et à l'autorité ne s'étant pas opposé à cette déclaration préalable, par une lettre rédigée dans les mêmes termes, les éléments sur lesquels repose le recours.
6. Si l'exercice par un tiers d'un recours administratif ou contentieux contre une autorisation d'urbanisme montre qu'il a connaissance de cette décision et a, en conséquence, pour effet de faire courir à son égard le délai de recours contentieux, alors même que la publicité concernant ce permis n'aurait pas satisfait aux dispositions prévues en la matière par le code de l'urbanisme, un tel recours ne permet pas, en revanche, de considérer que celui qui l'exerce a eu connaissance de l'obligation de le notifier à l'auteur de la décision et au bénéficiaire du permis prévue, à peine d'irrecevabilité, par l'article R. 600-1 du code l'urbanisme.
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la mention prévue par les dispositions de l'article A. 424-17 du code de l'urbanisme citées au point 4 n'était pas apparente sur le panneau d'affichage. Il suit de là que M. B ainsi que le préfet de la Haute-Corse ne sont pas fondés à soutenir que le recours gracieux de la SCI Tra Mare e Monti locations n'aurait pas été notifié à M. B dans les formes prévues à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme.
8. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation () ".
9. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis d'aménager de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien et qu'il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
10. Il ressort des pièces du dossier que le requérant est propriétaire de l'immeuble contigu à celui qui supporte le projet qu'il conteste. Compte tenu notamment du fait qu'il fait valoir qu'une de ses fenêtres donne directement sur la terrasse objet de la déclaration préalable contestée, le requérant justifie d'un intérêt leur donnant qualité pour agir au sens des dispositions précitées de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme.
11. Il résulte de ce qui précède que les fins de non-recevoir opposées par M. B et le préfet de la Haute-Corse ne peuvent qu'être écartées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 2 que le moyen tiré de ce que la décision implicite de rejet du 28 décembre 2020 serait insuffisamment motivée doit en tout état de cause être écarté.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci ".
14. L'arrêté du 21 septembre 2020 comporte uniquement la mention " le maire " suivi d'une signature et ne mentionne pas, en méconnaissance des dispositions précitées au point 13, l'indication du prénom et du nom de son signataire. Cette omission ne permettait pas à la société requérante de s'assurer de l'identité du signataire de cet arrêté. Si le préfet de la Haute-Corse se prévaut de ce que le requérant a été destinataire du courrier du 4 janvier 2021 rejetant son recours gracieux contre cet arrêté, où figurait la signature rigoureusement identique du maire de même que ses nom et prénom, cette circonstance, postérieure à l'arrêté attaqué, est sans incidence sur la légalité de ce dernier, qui doit être appréciée à la date de son édiction. Dès lors, la méconnaissance des dispositions précitées au point 13 revêt, dans les circonstances de l'espèce, un caractère substantiel susceptible de justifier l'annulation de l'arrêté du 21 septembre 2020 ainsi que, par voie de conséquence, celle de la décision du 4 janvier 2021 rejetant le recours gracieux de la SCI Tra Mare e Monti locations.
15. En troisième lieu, la SCI Tra Mare e Monti locations soutient que la décision de non-opposition a été obtenue par fraude dès lors que le dossier de déclaration ne fait pas apparaître la fenêtre de sa maison. Toutefois, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose au pétitionnaire de faire figurer sur les plans produits au dossier de sa déclaration préalable les fenêtres des bâtiments voisins. En outre, le fait que l'habitation du requérant dispose d'une fenêtre donnant sur la terrasse en litige est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Par suite, la SCI Tra Mare e Monti locations n'apporte pas la preuve qui lui incombe de la fraude qu'elle invoque.
16. En quatrième et dernier lieu, aux termes des dispositions de l'article R. 111-17 du code de l'urbanisme, selon lequel " A moins que le bâtiment à construire ne jouxte la limite parcellaire, la distance comptée horizontalement de tout point de ce bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à trois mètres ".
17. Il ressort des pièces du dossier que le projet contesté jouxte la limite parcellaire séparant sa propriété de celle de la SCI Tra Mare e Monti locations. Dans ces conditions, cette dernière ne saurait utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-17 du code de l'urbanisme citées au point précédent.
Sur l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :
18. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé ". Ces dispositions ont pour objet de permettre au juge administratif de surseoir à statuer sur une demande d'annulation d'une décision de non-opposition à déclaration préalable lorsque le vice entraînant l'illégalité de cette décision est susceptible d'être régularisé. Il appartient au juge administratif, pour faire usage des pouvoirs qui lui sont ainsi dévolus, d'apprécier si, eu égard à la nature et à la portée du vice entraînant son illégalité, cette régularisation est possible.
19. En l'espèce, le vice relevé au point 14 du présent jugement peut être régularisé sans modifier le projet. Par suite, il y a lieu de surseoir à statuer sur les conclusions de la société requérante à fin d'annulation et de fixer à la commune de Montegrosso, au préfet de la Haute-Corse et au pétitionnaire un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement aux fins de produire la mesure de régularisation nécessaire.
D E C I D E :
Article 1er :En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, il est sursis à statuer sur la requête de la SCI Tra Mare e Monti locations jusqu'à l'expiration du délai d'un mois de la notification du présent jugement, imparti à la commune de Montegrosso, à M. B et au préfet de la Haute-Corse pour notifier au tribunal une mesure de régularisation.
Article 2 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à La SCI Tra Mare e Monti locations à M. A B et au préfet de la Haute-Corse.
Copie en sera adressée à la commune de Montegrosso,
Délibéré après l'audience du 21 mars 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pierre Monnier, président ;
M. Jan Martin, premier conseiller ;
M. Hanafi Halil, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 avril 2023.
Le président,
Signé
P. MONNIER
Le premier conseiller,
Signé
J. MARTINLa greffière,
Signé
H. MANNONI
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
H. MANNONI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026