LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2100379

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2100379

vendredi 27 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2100379
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantDE CASALTA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 avril 2021, M. B A, représenté par Me De Casalta, demande au tribunal :

1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté n° 1088 du 23 mars 2021 par lequel le préfet de la Haute-Corse a prononcé la fermeture administrative pour une durée de trois mois de l'établissement qu'il exploite sous le nom commercial " le V8 " à Bastia ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le requérant soutient que :

- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure en ce que la procédure contradictoire n'a pas été respectée dès lors que la mise en demeure du 27 novembre 2020 ne portait pas sur les faits qui motivent la fermeture administrative décidée le 23 mars 2021 ;

- l'arrêté est entaché d'un vice de forme en ce que le numéro d'identification qu'il mentionne n'est pas celui attribué à l'entreprise qu'il exploite mais correspond à l'entreprise qui exploitait précédemment le même établissement ;

- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors que les faits constatés dans la nuit du 20 au 21 mars 2021 ne permettent pas de caractériser un accueil du public au sens des dispositions de l'article 40 du décret du 29 octobre 2020 ;

- la durée de fermeture est manifestement disproportionnée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 avril 2021, le préfet de la Haute-Corse conclut au rejet de la requête. Le préfet soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Nathalie Sadat, conseillère ;

- et les conclusions de Mme Pauline Muller, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 23 mars 2021, le préfet de la Haute-Corse a prononcé la fermeture administrative pour une durée de trois mois de l'établissement " le V8 " situé 3 rue Saint Erasme à Bastia. Par la présente requête, M. A, exploitant de cet établissement, demande l'annulation de cet arrêté.

2. Il ressort des pièces du dossier que l'établissement " V8 " géré par M. A a méconnu les règles relatives à l'ouverture nocturne et la réglementation lui imposant la tenue d'un registre unique du personnel les 14 juin 2020, 11 juillet 2020 et 12 juillet 2020, qu'il a été constaté que les règles de distanciation sociale n'y étaient pas respectées le 14 juin 2020 et que ces faits, appréciés dans leur ensemble, ont justifié un arrêté de fermeture administrative de quinze jours le 17 août 2020. Ensuite, dans la nuit du 14 au 15 novembre 2020, la police a constaté que de " la musique provenait de l'établissement " et a contrôlé " plusieurs personnes en sortie et entrée des lieux ". Ce constat a donné lieu à la mise en demeure adressée à l'exploitant le 27 novembre 2020 lui rappelant l'interdiction d'accueillir du public en application de l'article 40 du décret du 29 octobre 2020. Pour prononcer la fermeture administrative attaquée, le préfet de la Haute-Corse a retenu la circonstance que des agents de police ont observé la présence de nombreux " badauds aux alentours de 23h35 sur le secteur et à proximité de l'établissement " dans la nuit du 20 au 21 mars 2021 ainsi que l'entrée de deux personnes. Il a alors conclu que la mise en demeure du 27 novembre 2020 n'avait pas été suivie d'effet et a pris en compte le caractère réitéré des manquements.

3. Cependant, il ne ressort pas des pièces du dossier que des clients se trouvaient à l'intérieur de l'établissement cette nuit-là. La seule circonstance que deux jeunes femmes y sont entrées et que des personnes se trouvaient à proximité de l'établissement, situé en centre-ville de Bastia, étant insuffisante pour parvenir à cette conclusion. Si le préfet soutient qu'il les a verbalisées et qu'il a entendu le gérant de l'établissement, il ne produit aucune pièce relative à un procès-verbal d'audition et aucun élément démontrant que les personnes verbalisées fréquentaient alors l'établissement. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être accueilli.

4. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, M. A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 23 mars 2021.

Sur les frais liés au litige :

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 23 mars 2021 du préfet de la Haute-Corse est annulé.

Article 2 : L'Etat versera à M. A la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Haute-Corse.

Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024, où siégeaient :

- M. Pierre Monnier, président ;

- M. Jan Martin, premier conseiller ;

- Mme Nathalie Sadat, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2024.

La rapporteure,

Signé

N. SADATLe président,

Signé

P. MONNIER La greffière,

Signé

R. ALFONSI

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

R. ALFONSI

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions