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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2100475

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2100475

mardi 17 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2100475
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantBEMBARON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 avril 2021, la pharmacie centrale du Vert galant, la pharmacie Mataga, la pharmacie Pasteur, la pharmacie de la mairie, la pharmacie du Parisis, la pharmacie Radjabaly et M. A exploitant en nom propre la pharmacie de la Liberté, représentés par Me Thiebaut, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n° DOS/EFF/OFF/31/2021 du 9 mars 2021, par lequel le directeur général de l'agence régionale de santé Ile-de-France et la directrice générale de l'agence régionale de santé Corse ont autorisé Mme C B à transférer l'officine de pharmacie dont elle est titulaire du 6 chemin de l'Annonciade à Bastia au 198 rue de Meaux à Vaujours ;

2°) de mettre à la charge de l'agence régionale de santé d'Ile-de-France et de l'agence régionale de santé de Corse la somme de 7000 euros.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable ;

- la décision méconnaît les dispositions de l'article R. 5125-1 du code de la santé publique :

. dès lors que la demande de transfert a été faite au nom d'une personne morale dénuée d'existence juridique ;

. car Mme B n'a pas joint au dossier un permis de construire purgé de tout recours, n'a pas justifié de la conformité du local de transfert en termes d'accessibilité aux personnes handicapées tel que prévu par les articles R. 111-19 et suivants du code de la construction et de l'habitation et n'a pas justifié d'un droit au bail sur le local d'accueil ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique en ce que le départ de l'officine compromet l'approvisionnement en médicaments du quartier d'origine ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique dès lors que le transfert ne répond pas de façon optimale aux besoins de la population du quartier d'accueil.

Par un mémoire en défense en défense enregistré le 4 juin 2021, Mme C B représentée par Me Bembaron conclut au rejet de la requête.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 juillet 2021, l'agence régionale de santé d'Ile-de-France conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- le tribunal administratif de Bastia n'est pas compétent ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en intervention volontaire enregistré le 17 novembre 2021, la SELAS Grande pharmacie de Vaujours, représentée par Me Bembaron, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- son intervention est recevable ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

La requête a été communiquée à l'agence régionale de santé de Corse qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de la santé publique ;

- l'arrêté du 30 juillet 2018 fixant la liste des pièces justificatives accompagnant toute demande de création, de transfert ou de regroupement d'officines de pharmacie ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Nathalie Sadat ;

- les conclusions de Mme Pauline Muller, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Bembaron, avocat de Mme B et de la SELAS Grande Pharmacie de Vaujours.

Considérant ce qui suit :

1. Par la présente requête, la pharmacie centrale du Vert galant, la pharmacie Mataga, la pharmacie Pasteur, la pharmacie de la mairie, la pharmacie du Parisis, la pharmacie Radjabaly et M. A, exploitant en nom propre la pharmacie de la Liberté demandent au tribunal de prononcer l'annulation de l'arrêté du 9 mars 2021par lequel le directeur général de l'agence régionale de santé Ile-de-France et la directrice générale de l'agence régionale de santé Corse ont autorisé Mme B à transférer son officine de pharmacie, du 6 chemin de l'Annonciade, à Bastia, au 198 rue de Meaux, à Vaujours.

Sur l'exception d'incompétence :

2. Aux termes de l'article R. 312-10 du code de justice administrative : " Les litiges relatifs aux législations régissant les activités professionnelles, notamment les professions libérales, les activités agricoles, commerciales et industrielles, la réglementation des prix, la réglementation du travail, ainsi que la protection ou la représentation des salariés, ceux concernant les sanctions administratives intervenues en application de ces législations relèvent, lorsque la décision attaquée n'a pas un caractère réglementaire, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve soit l'établissement ou l'exploitation dont l'activité est à l'origine du litige, soit le lieu d'exercice de la profession ".

3. Le présent litige, relatif au transfert du siège d'une officine de pharmacie se rattache à l'exercice d'une activité professionnelle. En application des dispositions de l'article R. 312-10 précités du code de justice administrative, le tribunal administratif territorialement compétent pour connaître d'une telle décision est celui dans le ressort duquel se trouve, à la date de la décision contestée, le siège de l'établissement. Il ressort des pièces du dossier que l'officine de pharmacie dont le transfert est autorisé par l'arrêté attaqué était située à Bastia, dans le département de la Haute-Corse, lequel, en vertu de l'article R. 221-3 du même code, se situe dans le ressort du tribunal administratif de Bastia. Dès lors, le tribunal est compétent pour connaître de la requête.

Sur l'intervention de la SELAS Grande Pharmacie de Vaujours :

4. La SELAS Grande Pharmacie de Vaujours a intérêt au maintien de la décision attaquée. Ainsi, son intervention est recevable.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

5. Aux termes de l'article R. 5124-1 du code de la santé publique : " I. -L'autorisation de création, de transfert d'une officine de pharmacie ou de regroupement d'officines, sauf pour celles mentionnées à l'article L. 5125-10, est demandée au directeur général de l'agence régionale de santé du lieu où l'exploitation est envisagée, par le ou les pharmaciens sollicitant en leur nom, ou au nom de la société qu'ils représentent, l'obtention de cette autorisation. () /La demande est accompagnée d'un dossier comportant : / 1° L'identité et la qualification des pharmaciens ainsi que, le cas échéant, l'identité et la forme juridique de la ou des sociétés auteurs du projet ; () 4° Les éléments permettant de vérifier le respect des conditions minimales d'installation prévues aux articles R. 5125-8 et R. 5125-9. / La liste des pièces justificatives correspondantes est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé. Le directeur général de l'agence régionale de santé procède à l'enregistrement de la demande à la date et à l'heure de la réception du dossier complet. Il délivre au demandeur un récépissé mentionnant la date et l'heure de cet enregistrement. () ". Aux termes de l'article 3 de l'arrêté du 30 juillet 2018 : " Le dossier accompagnant toute demande de création, transfert ou regroupement d'officines de pharmacie, () comprend également les éléments suivants : / 1° Lorsque l'officine dont le transfert ou le regroupement est sollicité est exploitée sous forme de société : / a) une copie de l'extrait du registre du commerce et des sociétés datant de moins de trois mois ; / b) une attestation d'inscription de la société au tableau de la section compétente de l'ordre des pharmaciens, dans les cas prévus à l'article R. 4222-3 du code de la santé publique ; /() 3° Tout document établissant que le ou les pharmaciens ou la société seront, au moment de l'octroi de la licence, propriétaires ou locataires du local et justifiant que celui-ci est destiné à un usage commercial. Ces documents renseignent notamment l'adresse géographique du local ou, à défaut, le numéro de cadastre du lot. Ils ne doivent pas être soumis à des conditions suspensives ou résolutoires de nature à compromettre les droits du demandeur sur le local à l'issue du délai prévu à l'article R. 5125-3 du code de la santé publique ; / 4° Les documents suivants : () d) Si la demande d'autorisation n'implique ni une demande de permis de construire ni une déclaration de travaux au titre du code de l'urbanisme, une attestation sur l'honneur précisant que les travaux envisagés ne sont soumis ni à autorisation ni à déclaration ; / 5° Tout document de nature à justifier que le local est conforme aux dispositions de l'article L. 111-7-3 du code de la construction et de l'habitation ; () ". Et aux termes de l'article L. 111-7-3 du code de la construction et de l'habitation alors en vigueur : " Les établissements recevant du public situés dans un cadre bâti existant doivent être tels que toute personne handicapée puisse y accéder, y circuler et y recevoir les informations qui y sont diffusées, dans les parties ouvertes au public. L'information destinée au public doit être diffusée par des moyens adaptés aux différents handicaps. () ".

6. En premier lieu, la demande de transfert a été présentée par Mme C B, inscrite à compter du 21 mars 2000 au tableau de la section A de l'ordre des pharmaciens d'officine de la région Provence-Alpes-Côte-D'azur, pour exercer en qualité de pharmacien titulaire d'officine. Cette dernière justifie de sa qualité de propriétaire-exploitant de l'officine située à Bastia. Dès lors, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la demande aurait été présentée par une personne morale dénuée d'existence juridique. Par suite, ce moyen doit être écarté.

7. En deuxième lieu, s'il appartient à l'autorité administrative saisie d'une demande de création ou de transfert d'officine de pharmacie, présentée au titre des dispositions mentionnées ci-dessus, de s'assurer du caractère complet du dossier présenté à l'appui de cette demande, la circonstance que ce dossier ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de la santé publique pour l'examen de cette demande, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité l'autorisation accordée que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation que l'autorité administrative devait porter sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

8. Il ressort des pièces du dossier que Mme B a attesté, sans que cela soit sérieusement contesté, que le projet de transfert n'impliquait ni demande de permis de construire, ni déclaration préalable. S'agissant du local en cause, la sous-commission départementale pour l'accessibilité des personnes handicapées du département de la Seine-Saint-Denis a, le 3 septembre 2020, émis un avis favorable, précisant qu'il y avait lieu d'inviter la pétitionnaire à veiller au respect d'une prescription tendant à la réalisation d'une partie vide dans la partie surbaissée de la caisse, d'au minimum 30 centimètres de profondeur, 70 centimètres de hauteur et 60 centimètres de largeur. En outre, par un arrêté du 11 septembre 2020 portant non-opposition aux travaux d'aménagement, le maire de Vaujours a rappelé cette prescription et par une attestation du 10 novembre 2020, Mme B a indiqué que l'aménagement du local d'accueil permettait un accès permanent du public à la pharmacie et notamment aux personnes à mobilité réduite. Par suite, il ressort des pièces du dossier que les éléments produits à l'appui de la demande de transfert étaient conformes aux dispositions du 5° de l'article 3 de l'arrêté du 30 juillet 2018 précité, la seule référence à une prescription relative à la caisse n'ayant pu être de nature à fausser l'appréciation portée par l'administration. Enfin, en produisant un avenant à un bail commercial signé le 17 novembre 2020, Mme B a effectivement justifié qu'elle serait locataire du local d'accueil. Ainsi, le moyen tel qu'articulé pourra être écarté.

9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique dans sa version applicable au litige : " Lorsqu'ils permettent une desserte en médicaments optimale au regard des besoins de la population résidente et du lieu d'implantation choisi par le pharmacien demandeur au sein d'un quartier défini à l'article L. 5125-3-1, d'une commune ou des communes mentionnées à l'article L. 5125-6-1, sont autorisés par le directeur général de l'agence régionale de santé, respectivement dans les conditions suivantes : / 1° Les transferts et regroupements d'officines, sous réserve de ne pas compromettre l'approvisionnement nécessaire en médicaments de la population résidente du quartier, de la commune ou des communes d'origine. / L'approvisionnement en médicaments est compromis lorsqu'il n'existe pas d'officine au sein du quartier, de la commune ou de la commune limitrophe accessible au public par voie piétonnière ou par un mode de transport motorisé répondant aux conditions prévues par décret, et disposant d'emplacements de stationnement () ". Aux termes de l'article L. 5125-3-1 de ce code : " Le directeur général de l'agence régionale de santé définit le quartier d'une commune en fonction de son unité géographique et de la présence d'une population résidente. L'unité géographique est déterminée par des limites naturelles ou communales ou par des infrastructures de transport. / Le directeur général de l'agence régionale de santé mentionne dans l'arrêté prévu au cinquième alinéa de l'article L. 5125-18 le nom des voies, des limites naturelles ou des infrastructures de transports qui circonscrivent le quartier. ". Aux termes de l'article L. 5125-3-2 du même code : " Le caractère optimal de la desserte en médicaments au regard des besoins prévu à l'article L. 5125-3 est satisfait dès lors que les conditions cumulatives suivantes sont respectées :/ 1° L'accès à la nouvelle officine est aisé ou facilité par sa visibilité, par des aménagements piétonniers, des stationnements et, le cas échéant, des dessertes par les transports en commun ;/2° Les locaux de la nouvelle officine remplissent les conditions d'accessibilité mentionnées aux articles L. 164-1 à L. 164-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les conditions minimales d'installation prévues par décret. Ils permettent la réalisation des missions prévues à l'article L. 5125-1-1 A du présent code et ils garantissent un accès permanent du public en vue d'assurer un service de garde et d'urgence ; () 3° La nouvelle officine approvisionne la même population résidente ou une population résidente jusqu'ici non desservie ou une population résidente dont l'évolution démographique est avérée ou prévisible au regard des permis de construire délivrés pour des logements individuels ou collectifs. " Et aux termes de son article L. 5125-4 : " " I.- L'ouverture par voie de transfert ou de regroupement d'une officine dans une commune, ou dans une commune nouvelle définie à l'article L. 2113-1 du code général des collectivités territoriales ou dans les communes mentionnées à l'article L. 5125-6-1 du présent code peut être autorisée lorsque le nombre d'habitants recensés est au moins égal à 2 500. / L'ouverture d'une officine supplémentaire peut être autorisée par voie de transfert ou de regroupement à raison d'une autorisation par tranche entière supplémentaire de 4 500 habitants recensés dans la commune, dans la commune nouvelle ou dans les communes mentionnées à l'article L. 5125-6-1. ()".

10. Pour l'application de ces dispositions, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier les effets du transfert envisagé sur l'approvisionnement en médicaments du quartier d'origine et du quartier de destination de l'officine qui doit être transférée ainsi que, le cas échéant, des autres quartiers pour lesquels ce transfert est susceptible de modifier significativement l'approvisionnement en médicaments. La population résidente, au sens des mêmes dispositions, doit s'entendre, outre éventuellement de la population saisonnière, de la seule population domiciliée dans ces quartiers ou y ayant une résidence stable. L'administration peut toutefois tenir compte, pour apprécier cette population, des éventuels projets immobiliers en cours ou certains à la date de sa décision. Enfin, le caractère optimal de la réponse apportée par le projet de transfert ne saurait résulter du seul fait que ce projet apporte une amélioration relative de la desserte par rapport à la situation d'origine.

11. S'agissant du quartier d'origine, le directeur général de l'agence régionale de santé l'a délimité au nord de Bastia, par la route de Ville, route départementale 31 et la rue du commandant D, à l'est, par l'avenue Pascal Lota, au sud, par l'avenue maréchal Sebastiani et l'avenue Jean Zuccarelli, route départementale 81, à l'ouest par une zone boisée, accessible au public par voie piétonne et par un mode de transport collectif motorisé. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, sans que cela soit sérieusement contesté que la desserte en médicaments pourra être assurée par trois officines, situées dans ce quartier, et par plusieurs officines situées à proximité, et aisément accessibles à pied ou par des modes de transport motorisés. Dès lors, le transfert en cause ne compromet pas l'approvisionnement en médicaments de la clientèle de l'officine d'origine. Il suit de là que ce moyen doit être écarté.

12. S'agissant du quartier d'accueil, le directeur général de l'agence régionale de santé l'a délimité à l'ouest, au nord et à l'est, par les frontières communales et, au sud, par la route N3 et une zone forestière. Il ressort des pièces du dossier que la commune de Vaujours comptabilisait plus de 7 000 habitants au dernier recensement précédent la décision attaquée et qu'une seule officine, la pharmacie Mataga, située à 900 mètres du local d'accueil y était implantée. Par suite, l'ouverture d'une officine supplémentaire qui répondait à un besoin réel de la population locale comme l'a indiqué l'union des pharmaciens de la région parisienne dans un avis consultatif, pouvait être autorisée. Enfin, Mme B a attesté le 10 novembre 2020 que les livraisons ne se feraient pas en dehors des horaires d'ouverture de la pharmacie et l'ARS justifie par une attestation du 15 décembre 2020 d'un accord conclu avec la SCI du centre commercial permettant de garantir l'accès du local en dehors des horaires d'ouverture de ce centre afin d'assurer les services de garde. Par suite, dès lors que la circonstance que les autres pharmacies du secteur verraient leur activité fragilisée par ce transfert est sans incidence sur la légalité de l'autorisation contestée, c'est sans méconnaitre les dispositions de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique que l'ARS a pu légalement considérer que le transfert de l'officine répondait de façon optimale aux besoins de la population du quartier d'accueil. Il suit de là que ce moyen doit également être écarté.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des agences régionales de santé, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge des requérants une somme globale de 1 500 euros au titre des frais exposés par la SELAS Grande pharmacie de Vaujours et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de la pharmacie centrale du Vert galant, de la pharmacie Mataga, de la pharmacie Pasteur, de la pharmacie de la mairie, de la pharmacie du Parisis, de la pharmacie Radjabaly et de M. A est rejetée.

Article 2 : Les requérants verseront une somme globale de 1 500 euros à la SELAS Grande pharmacie de Vaujours au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la pharmacie centrale du Vert Galant, premier dénommé, à Mme B, à l'agence régionale de santé Ile-de-France, à l'agence régionale de santé Corse et à la SELAS Grande pharmacie du Vaujours.

Délibéré après l'audience du 3 décembre 2024, où siégeaient :

- Mme Anne Baux, présidente ;

- M. Jan Martin, premier conseiller ;

- Mme Nathalie Sadat, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 décembre 2024.

La rapporteure,

Signé

N. SADATLa présidente,

Signé

A. BAUX

La greffière,

Signé

R. ALFONSI

La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

H. Mannoni

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