vendredi 22 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2100855 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | POLETTI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 juillet 2021, la SARL Vivarelli Building Compagny, représentée par Me Poletti, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 22 mars 2021 par lequel le maire de la commune de Bastia s'est opposé à sa déclaration préalable de travaux déposée le 15 mars 2021 pour la régularisation d'une modification d'ouverture et de la création d'un balcon en façade côté quai des martyrs au dernier étage d'un immeuble implanté sur la parcelle cadastrée section AN n° 161 à l'adresse 6 rue des zéphyrs à Bastia, ensemble la décision du 25 juin 2021 par laquelle le préfet de la région Corse a rejeté son recours préalable obligatoire contre le refus d'accord de l'architecte des Bâtiments de France en date du 16 mars 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bastia le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société requérante soutient que :
- le rejet du 25 juin 2021 n'a pas répondu aux moyens et prétentions développés dans son recours contre l'avis de l'architecte des Bâtiments de France ;
- c'est à tort que l'architecte des Bâtiments de France a émis un avis défavorable au seul motif des dispositions contraires du règlement des sites patrimoniaux remarquables ;
- le règlement des sites patrimoniaux remarquables est entaché d'erreur d'appréciation en tant qu'il interdit la construction de balcon sur le quai des Martyrs.
Par un mémoire en réponse, enregistré le 22 septembre 2021, le préfet de Corse conclut au rejet de la requête. Le préfet soutient que l'avis négatif émis sur la demande de création de balcon par l'architecte des bâtiments de France est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 février 2022, la commune de Bastia, représentée par Me Muscatelli, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la SARL Vivarelli Building Compagny le versement de la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La commune fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés, voire inopérants au regard de sa situation de compétence liée.
Par lettre du 15 septembre 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions de la SARL Vivarelli Building Compagny tendant à l'annulation de la décision du préfet de la région Corse ayant rejeté son recours administratif préalable obligatoire à l'encontre du refus d'accord de l'architecte des Bâtiments de France.
Une réponse de la SARL Vivarelli Building Compagny a été enregistrée le 18 septembre 2023.
Un mémoire de la SARL Vivarelli Building Compagny a été enregistré le 18 septembre 2023, soit postérieurement à la clôture de l'instruction, fixée au 10 mars 2023 par une ordonnance en date du 9 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du patrimoine ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pierre Monnier, président ;
- les conclusions de Mme Christine Castany, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Poletti, avocat de la SARL Vivarelli Building Compagny, ainsi que celles de Me Silvestri, substituant Me Muscatelli, avocat de la commune de Bastia.
Considérant ce qui suit :
1. Suite à un incendie survenu dans l'immeuble sis 6 rue des zéphyrs, le syndic de cet immeuble a déposé le 18 janvier 2019 une déclaration préalable de travaux dont le projet ne prévoyait aucune création de balcon dans les étages supérieurs en dehors de ceux déjà existant. L'architecte des Bâtiments de France ayant émis le 31 janvier 2019 un avis conforme favorable assorti de prescriptions, le maire de Bastia, par arrêté en date du 13 février 2019, n'a pas fait opposition au projet en reprenant les prescriptions de l'architecte des bâtiments de France. Des travaux ont été entrepris sans autorisation en février 2021 afin de mettre en place au dernier étage de cet immeuble, dont la SARL Vivarelli Building Compagny est propriétaire, un balcon donnant côté mer sur le quai des Martyrs. La déclaration préalable de travaux que la SARL Vivarelli Building Compagny a ultérieurement déposée le 15 mars 2021 en vue de régulariser cet ouvrage a fait l'objet le 22 mars 2021 d'un arrêté d'opposition du maire de la commune de Bastia après que l'architecte des bâtiments des France avait refusé, le 16 mars 2021, de donner son accord. La société requérante demande au tribunal d'annuler cet arrêté ainsi que la décision du 25 juin 2021 par laquelle le préfet de la région Corse a rejeté son recours préalable obligatoire contre le refus d'accord de l'architecte des Bâtiments de France en date du 16 mars 2021.
Sur la recevabilité des conclusions dirigées contre la décision du préfet de Corse du 25 juin 2021 :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 632-1 du code du patrimoine : " Dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable, sont soumis à une autorisation préalable les travaux susceptibles de modifier l'état des parties extérieures des immeubles bâtis, y compris du second œuvre, ou des immeubles non bâtis. / Sont également soumis à une autorisation préalable les travaux susceptibles de modifier l'état des éléments d'architecture et de décoration, immeubles par nature ou effets mobiliers attachés à perpétuelle demeure, au sens des articles 524 et 525 du code civil, lorsque ces éléments, situés à l'extérieur ou à l'intérieur d'un immeuble, sont protégés par le plan de sauvegarde et de mise en valeur. Pendant la phase de mise à l'étude du plan de sauvegarde et de mise en valeur, sont soumis à une autorisation préalable les travaux susceptibles de modifier l'état des parties intérieures du bâti. / L'autorisation peut être refusée ou assortie de prescriptions lorsque les travaux sont susceptibles de porter atteinte à la conservation ou à la mise en valeur du site patrimonial remarquable. ". Aux termes de l'article L. 632-2 de ce code : " I. L'autorisation prévue à l'article L. 632-1 est, sous réserve de l'article L. 632-2-1, subordonnée à l'accord de l'architecte des Bâtiments de France, le cas échéant assorti de prescriptions motivées. A ce titre, ce dernier s'assure du respect de l'intérêt public attaché au patrimoine, à l'architecture, au paysage naturel ou urbain, à la qualité des constructions et à leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant. Il s'assure, le cas échéant, du respect des règles du plan de sauvegarde et de mise en valeur ou du plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine. Tout avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France rendu dans le cadre de la procédure prévue au présent alinéa comporte une mention informative sur les possibilités de recours à son encontre et sur les modalités de ce recours ".
3. Aux termes de l'article R. 423-54 du même code : " Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, l'autorité compétente recueille l'accord ou, pour les projets mentionnés à l'article L. 632-2-1 du code du patrimoine, l'avis de l'architecte des Bâtiments de France ".
4. D'autre part, aux termes de l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, le demandeur peut, en cas d'opposition à une déclaration préalable ou de refus de permis fondé sur un refus d'accord de l'architecte des Bâtiments de France, saisir le préfet de région, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, d'un recours contre cette décision dans le délai de deux mois à compter de la notification de l'opposition ou du refus. () / Le préfet de région adresse notification de la demande dont il est saisi au maire s'il n'est pas l'autorité compétente, et à l'autorité compétente en matière d'autorisations d'urbanisme. / Le délai à l'issue duquel le préfet de région est réputé avoir confirmé la décision de l'autorité compétente en cas de recours du demandeur est de deux mois à compter de la réception de ce recours. / Si le préfet de région infirme le refus d'accord de l'architecte des Bâtiments de France, l'autorité compétente en matière d'autorisations d'urbanisme statue à nouveau dans le délai d'un mois suivant la réception de la décision du préfet de région ".
5. Il résulte des dispositions précitées du code de l'urbanisme que la délivrance d'une autorisation de construire est subordonnée, lorsque les travaux envisagés sont situés dans le champ de visibilité d'un édifice classé ou inscrit ou en co-visibilité avec celui-ci ou dans un site patrimonial remarquable, à l'avis conforme de l'architecte des Bâtiments de France ou, lorsque celui-ci a été saisi, du préfet de région. L'avis du préfet se substitue alors à celui de l'architecte des Bâtiments de France. Enfin, en cas d'avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France, l'autorité compétente pour délivrer l'autorisation sollicitée se trouve en situation de compétence liée et doit en refuser la délivrance.
6. En outre, la régularité et le bien-fondé de l'avis de l'architecte des Bâtiments de France ou, le cas échéant, de la décision du préfet de région, ne peuvent être contestés qu'à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision de refus du permis de construire et par la voie de l'exception d'illégalité à l'encontre de la décision de refus de ce permis de construire.
7. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de la décision du 25 juin 2021 du préfet de la région Corse sont irrecevables. Le requérant conteste toutefois aussi la décision du préfet de région confirmant l'avis de l'architecte des Bâtiments de France par la voie de l'exception d'illégalité.
Sur le surplus des conclusions à fin d'annulation :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
9. Il ressort des pièces du dossier que pour confirmer l'avis défavorable en date du 16 mars 2021, le préfet de Corse a ainsi motivé sa décision du 25 juin 2021 : " L'immeuble reconnu comme " édifice remarquable " est situé au cœur du " site patrimonial remarquable " de la ville de Bastia. La conservation, la restauration, la réhabilitation ou la mise en valeur de ce quartier de la ville présente donc, du point de vue architectural, archéologique, artistique ou paysager, un intérêt public. / Ce classement a le caractère juridique d'une servitude d'utilité publique affectant l'utilisation des sols conformément à la loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de création, à l'architecture et au patrimoine (loi " LCAP "). / L'application de la réglementation dans les sites patrimoniaux remarquables est une compétence de l'architecte des Bâtiments de France territorialement compétent. Il peut, s'il juge que les travaux sont susceptibles de porter atteinte à la conservation ou à la mise en valeur du site patrimonial remarquable, refuser son accord ou l'assortir des prescriptions. / Dans le cas de l'immeuble situé 6 rue des zéphyrs, le pétitionnaire a pris la liberté de créer deux balcons au dernier étage, transformant par ailleurs des fenêtres en porte-fenêtre dans le cadre d'une disposition totalement étrangère à l'ordonnance des façades traditionnelles bastiaises ".
10. Il ressort de ce qui a été dit au point précédent que la décision du 25 juin 2021 du préfet de Corse, qui s'est substituée à l'avis de l'architecte des bâtiments de France, énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. La circonstance que cette décision ne réponde pas à l'exception d'illégalité pour erreur manifeste d'appréciation de l'interdiction de création de balcon sur la zone située en façade littorale comprise entre, d'une part, le quai des martyrs et, d'autre part, la citadelle, qui était soulevée dans le recours gracieux en date du 4 mai 2021, n'est pas susceptible d'entacher cette décision d'illégalité.
11. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient la SARL Vivarelli Building Compagny, l'architecte des Bâtiments de France, saisi sur le fondement des articles L. 632-1 et L. 632-2 du code du patrimoine, pouvait légalement, s'agissant d'un projet situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable, fonder son refus sur les dispositions réglementaires applicables aux sites patrimoniaux remarquables
12. En troisième et dernier lieu, les dispositions de l'article 4.3 de l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine devenue site patrimonial remarquable de Bastia, relatives aux modifications de façade applicables notamment dans le secteur 2 relatives à la " vieille ville " de Bastia prescrivent : " Sur les édifices remarquables à conserver et à restaurer, les modifications de façade ne sont pas autorisées à l'exception des restitutions de baies ou éléments originels. () La création de nouveaux balcons est interdite, sauf cas très particulier, justifié par l'ordonnancement existant de la façade ".
13. Il est constant que l'immeuble sis rue des zéphyrs est répertorié dans la carte des sites patrimoniaux remarquables comme un édifice remarquable. Il ressort des pièces du dossier, notamment des photographies produites, que, hormis le palais Antoniotti voisin, les immeubles de ce secteur ne disposaient pas à l'origine de balcons, y compris en vue mer. Ce n'est qu'au cours de la seconde moitié du vingtième siècle, que, par des constructions anarchiques et particulièrement disgracieuses, les balcons ont proliféré côté mer. En outre, le percement de porte-fenêtre au droit de ces balcons a rompu l'harmonie initiale de ces immeubles, qui instaurait une hiérarchie décroissante de bas en haut. Par suite, l'exception d'illégalité invoquée, fondée sur l'erreur dont serait entachée l'article 4.3 du règlement du site patrimonial remarquable de Bastia en tant qu'il interdit les balcons sur les façades donnant sur le quai des martyrs, doit être écartée.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la SARL Vivarelli Building Compagny doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Bastia, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à la SARL Vivarelli Building Compagny une somme au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
16. D'autre part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SARL Vivarelli Building Compagny le paiement d'une somme de 1 500 euros à verser à la commune de Bastia au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL Vivarelli Building Compagny est rejetée.
Article 2 : la SARL Vivarelli Building Compagny versera à la commune de Bastia une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la commune de Bastia au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Vivarelli Building Compagny, au préfet de Corse et à la commune de Bastia.
Délibéré après l'audience du 7 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pierre Monnier, président ;
M. Jan Martin, premier conseiller ;
Mme Nathalie Sadat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2023.
Le président-rapporteur,
Signé
P. MONNIER
L'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
Signé
J. MARTIN La greffière,
Signé
R. ALFONSI
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
R. ALFONSI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026