vendredi 18 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2100907 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP MORELLI-MAUREL & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 août 2021, le syndicat de copropriété " Le clos des lauriers ", représenté par Me Giovannangeli, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 8 mars 2021 par lequel la maire de Grosseto-Prugna a délivré à la SARL du Grand soleil un permis de construire modificatif en vue de la construction d'un bâtiment de 15 logements, 18 garages au sous-sol et 13 places de parking en surface, la modification de l'implantation du bâtiment n° 14 et la création d'un étage supplémentaire sur ce bâtiment, ainsi que plusieurs modifications concernant les autres bâtiments et le traitement de la voie publique sur les parcelles cadastrées section A n°s 212, 213 et 5322, chemin du centre équestre, dans le secteur de Porticcio.
2°) de mettre à la charge de la commune de Grosseto-Prugna la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le syndicat requérant soutient que :
- il justifie de l'intérêt lui donnant qualité pour agir en ce que la copropriété " Le clos des lauriers " est voisine du projet et en ce que les nouvelles orientations des bâtiments n°s 11,12 et 14 et la création du bâtiment n°15 obstruent la vue sur la mer dont les résidents disposent ;
- l'arrêté litigieux méconnaît l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme, en ce qu'il a été précédé d'un avis conforme défavorable du préfet de la Corse-du-Sud à l'égard duquel la maire était en situation de compétence liée ;
- les modifications apportées au projet initial nécessitaient le dépôt d'une nouvelle demande de permis de construire ;
- l'arrêté litigieux méconnaît les prescriptions du plan de prévention des risques d'inondation du bassin versant du Frassu, le nouveau bâtiment n° 15 se situant en zone rouge inconstructible ;
- le dossier de demande de permis est incomplet et erroné, s'agissant du terrain naturel et de l'altimétrie, ne permettant pas d'apprécier le respect des règles de hauteur fixées à l'article R. 111-16 du code de l'urbanisme, s'agissant du bâtiment n° 14 ;
- l'arrêté litigieux méconnaît l'article R. 111-16 du code de l'urbanisme en ce que la distance minimale entre cet immeuble et le point le plus proche de l'alignement opposé de la voie publique de 16,78 m n'est pas respectée.
Par un mémoire, enregistré le 6 octobre 2022, le syndicat de copropriété " Le clos des lauriers " déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jan Martin, premier conseiller ;
- et les conclusions de Mme Christine Castany, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le syndicat de copropriété " Le clos des lauriers " déclare se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête du syndicat de copropriété " Le clos des lauriers ".
Article 2 : Le présent jugement sera notifié au syndicat de copropriété " Le clos des lauriers ", à la commune de Grosseto-Prugna, à la SARL du Grand soleil et au préfet de la Corse-du-Sud.
Délibéré après l'audience du 18 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Pierre Monnier, président ;
M. Jan Martin, premier conseiller ;
M. Hanafi Hallil, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 novembre 2022.
Le rapporteur,
Signé
J. MARTIN
Le président,
Signé
P. MONNIER
La greffière,
Signé
H. NICAISE
La République mande et ordonne au préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
H. NICAISE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026