jeudi 10 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2101376 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CABINET LESAGE BERGUET GOUARD-ROBERT |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement avant dire droit du 31 janvier 2023, le tribunal, statuant sur la requête de M. et Mme C et G F, a décidé, sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, de surseoir à statuer sur la légalité de l'arrêté en date du 11 juin 2021 par lequel le maire de Furiani a délivré à M. A B et à Mme D E un permis d'aménager pour la création d'un lotissement de 11 lots sur un terrain à bâtir à usage d'habitation situé au lieudit Chinchine, ainsi que la décision en date du 29 septembre 2021 par laquelle le maire de Furiani a rejeté leur recours gracieux, en impartissant aux bénéficiaires et à la commune de Furiani un délai de trois mois pour justifier de la régularisation des vices affectant sa légalité.
Vu :
- le code forestier ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience au cours de laquelle ont été entendus :
- le rapport de M. Pierre Monnier, président ;
- et les conclusions de M. Hanafi Halil, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 11 juin 2021, le maire de Furiani a délivré à M. A B et à Mme D E un permis d'aménager pour la création d'un lotissement de 11 lots sur un terrain à bâtir à usage d'habitation situé au lieudit Chinchine. M. et Mme F ont notifié le 6 août 2021 au maire de Furiani un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté que le maire de Furiani a rejeté par une décision du 29 septembre 2021. Les requérants demandent au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 11 juin 2021, ainsi que la décision du 29 septembre 2021.
2. Par jugement avant dire droit du 31 janvier 2023, le tribunal a jugé que les époux F étaient fondés à soutenir que l'arrêté du 11 juin 2021 était entaché d'incompétence en raison de l'absence de délégation de signature, que le projet méconnaissait l'article L. 342-2 du code forestier faute d'obtenir l'autorisation administrative mentionnée à l'article L. 341-1 du même code et que la voirie de desserte violait les article 2AU2 et N1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Furiani et outrepassait l'autorisation de désenclavement octroyée par le juge judiciaire. Après avoir constaté que ces vices étaient susceptibles d'être régularisés et écarté les autres moyens invoqués, le tribunal a sursis à statuer sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et a imparti à la commune de Furiani et à M. B et Mme E un délai de trois mois pour justifier de la régularisation de ce permis d'aménager.
3. Aucune mesure de régularisation n'ayant été notifiée au tribunal, il y a lieu d'annuler l'arrêté du 11 juin 2021 par lequel le maire de Furiani a délivré à M. B et Mme E un permis d'aménager, ainsi que la décision du 29 septembre 2021 par laquelle la même autorité a rejeté le recours gracieux des requérants.
Sur les frais liés au litige :
4. D'une part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Furiani une somme de 1 500 euros que les requérants demandent au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que les époux F, qui ne succombent pas à l'instance, versent à la commune de Furiani une quelconque somme au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 11 juin 2021 et la décision du 29 septembre 2021 sont annulés.
Article 2 : La commune de Furiani versera aux époux F une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la commune de Furiani au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme C et G F, à la commune de Furiani et à M. A B et Mme D E.
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Corse et au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Bastia.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pierre Monnier, président ;
M. Jan Martin, premier conseiller ;
Mme Pauline Muller, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 août 2023.
Le rapporteur,
Signé
P. MONNIER
Le premier conseiller,
Signé
J. MARTIN
La greffière,
Signé
H. NICAISE
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
La greffière,
Signé
H. NICAISE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026