vendredi 22 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2101452 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | NESA |
Vu les procédures suivantes :
Par un jugement avant dire droit du 11 avril 2023, le tribunal, statuant sur les requêtes n°s 2100731 et 2101452 de M. F B et de Mme C E, a décidé, sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, de surseoir à statuer sur la légalité de l'arrêté en date du 22 avril 2021 par lequel le maire d'Alata a délivré à Mme A D un permis de construire une maison sur la parcelle cadastrée section B n° 1093, située au lieudit " Vecciapeccura " et de l'arrêté du 17 juin 2021 dont l'article 2 prescrit le maintien d'un ouvrage de transit des eaux pluviales, en impartissant à sa bénéficiaire et à la commune d'Alata un délai de 4 mois pour justifier de la régularisation des 7 vices affectant leur légalité.
Par deux ordonnances du 7 août 2023, la clôture de l'instruction des deux affaires a été fixée respectivement aux 15 et 18 septembre 2023.
Par une lettre du 2 novembre 2023, le tribunal a demandé à la commune d'Alata de produire l'avis de la communauté d'agglomération du pays ajaccien (CAPA) du 14 juin 2023, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative.
Cet avis a été enregistré le 6 novembre 2023.
Par des mémoires, enregistrés respectivement les 24 et 27 novembre 2023 dans les affaires n° 2101452 et n° 2100731, M. F B et Mme C E font valoir que la CAPA n'a pas été consultée sur la présence de l'ouvrage d'évacuation des eaux pluviales.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jan Martin, premier conseiller ;
- et les conclusions de Mme Christine Castany, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D a déposé le 10 mars 2021 en mairie d'Alata une demande de permis de construire une maison sur la parcelle cadastrée section B n° 1093, située au lieudit " Vecciapeccura ". Par un arrêté du 22 avril 2021, le maire d'Alata lui a délivré le permis sollicité. Puis, par un arrêté du 17 juin 2021, dont l'article 2 prescrit le maintien d'un ouvrage de transit des eaux pluviales, le maire lui a délivré un second permis. M. B et Mme E demandent au tribunal, dans l'instance n° 2100731, d'annuler l'arrêté du 22 avril 2021, et, dans l'instance n° 2201452, d'annuler l'arrêté du 17 juin 2021. Les requêtes n° 2100731 et n° 2101452 émanent des mêmes requérants, présentent à juger des questions similaires et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il en soit statué par un même jugement.
2. Par le jugement avant dire droit du 11 avril 2023, le tribunal a jugé que M. B et Mme E étaient fondés à soutenir que les arrêtés litigieux étaient entachés du vice tiré de l'insuffisante motivation, de vices de procédure au regard des dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article AUD 4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Alata, de la méconnaissance des articles L. 421-6, et R. 111-2 du code de l'urbanisme, de l'article AUD 4 du règlement précité, ainsi que des articles AUD 6, AUD 7 et AUD 8 dudit règlement. Après avoir constaté que ces vices étaient susceptibles d'être régularisés et écarté les autres moyens invoqués, le tribunal a sursis à statuer sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et a imparti à la Mme D et à la commune d'Alata un délai de quatre mois pour justifier de la régularisation de ces permis de construire. A la suite de ce jugement, le 12 juin 2023, Mme D a déposé en mairie d'Alata une demande de permis de construire modificatif. Par un arrêté du 6 juillet 2023, le maire de cette commune lui a délivré le permis sollicité.
3. Le juge de l'excès de pouvoir ne peut, en principe, déduire d'une décision juridictionnelle rendue par lui-même ou par une autre juridiction qu'il n'y a plus lieu de statuer sur des conclusions à fin d'annulation dont il est saisi, tant que cette décision n'est pas devenue irrévocable. Il en va toutefois différemment lorsque, faisant usage de la faculté dont il dispose dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, il joint les requêtes pour statuer par une même décision, en tirant les conséquences nécessaires de ses propres énonciations. Dans cette hypothèse, toutes les parties concernées seront, en cas d'exercice d'une voie de recours, mises en cause et celle à laquelle un non-lieu a été opposé, mise à même de former, si elle le souhaite, un recours incident contre cette partie du dispositif du jugement. A ce titre, lorsque le juge est parallèlement saisi de conclusions tendant, d'une part, à l'annulation d'une décision et, d'autre part, à celle de son retrait et qu'il statue par une même décision, il lui appartient de se prononcer sur les conclusions dirigées contre le retrait puis, sauf si, par l'effet de l'annulation qu'il prononce, la décision retirée est rétablie dans l'ordonnancement juridique, de constater qu'il n'y a plus lieu pour lui de statuer sur les conclusions dirigées contre cette dernière.
Sur la régularisation des vices du permis délivré le 17 juin 2021 :
4. Il résulte des dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration qu'exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 de ce code sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable qui implique que ces décisions n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. L'article L. 211-2 du même code prévoit que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ". La délivrance d'un nouveau permis de construire au bénéficiaire d'un précédent permis, sur le même terrain, a implicitement mais nécessairement pour effet de rapporter le permis initial.
5. En premier lieu, le permis délivré le 17 juin 2021 a implicitement mais nécessairement rapporté le permis initialement délivré le 22 avril 2021. Alors que ce dernier permis ne comportait aucune prescription, celui délivré le 17 juin 2021 prescrit, à son article 2, le maintien d'un ouvrage de transit des eaux pluviales traversant le terrain d'assiette du projet et ajoute que pour les besoins de la construction, il pourra être modifié dans son tracé et sa profondeur, que son diamètre ne sera pas modifié et que les travaux seront à la charge exclusive de la pétitionnaire. Dès lors, de telles prescriptions, qui sont défavorables à la pétitionnaire, étaient soumises aux dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration. Or, l'article 2 de l'arrêté du 17 juin 2021 ne repose sur aucune considération de droit, entachant cet arrêté d'une insuffisante motivation. Le permis de régularisation délivré le 6 juillet 2023 indique que le pétitionnaire assure l'entretien, le renouvellement et la responsabilité du collecteur d'eaux pluviales. Néanmoins, cette prescription ainsi réitérée ne repose toujours sur aucune considération de droit. Dès lors, ce vice de forme ne peut être regardé comme ayant été purgé.
6. En second lieu, l'arrêté litigieux du 17 juin 2021 n'a pas été précédé du respect de la procédure contradictoire prévue par les dispositions citées au point 4 alors que, ainsi qu'il a été dit au point précédent, a été maintenue la prescription selon laquelle le pétitionnaire assurera l'entretien, le renouvellement et la responsabilité du collecteur d'eaux pluviales. Le permis de régularisation n'ayant pas davantage respecté la procédure contradictoire, Mme D a été privée d'une garantie et le vice de procédure n'a pas été purgé.
7. Il résulte de ce qui précède que M. B et Mme E sont fondés à demander l'annulation de l'arrêté du maire d'Alata du 17 juin 2021.
8. Enfin, pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, les autres moyens de la requête n° 2101452 ne sont pas susceptibles, en l'état du dossier, de fonder l'annulation prononcée.
Sur la régularisation des vices du permis délivré le 22 avril 2021 :
9. En premier lieu, selon le c de l'article AUD 4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Alata relatif aux eaux pluviales, applicable au projet en cause, prescrit : " Les dispositifs d'évacuation des eaux pluviales (avaloirs, ouvrages récepteurs et de transit) existant sur le domaine public et privé doivent être maintenus. Si les avaloirs et les dispositifs d'évacuation des eaux pluviales existent mais doivent être détournés ou modifiés, ces travaux sont à la charge exclusive du propriétaire de la parcelle impactée ou du porteur du projet, après validation des services techniques compétents ".
10. Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite du dépôt par Mme D de sa demande de permis de régularisation, la communauté d'agglomération du pays ajaccien (CAPA) a émis, le 14 juin 2023, un avis favorable à ce projet en indiquant que la conduite privée d'évacuation des eaux pluviales du lotissement demeure sous la construction projetée et que la pétitionnaire assume le risque lié à la présence de ce collecteur et aura en charge l'entretien et le renouvellement des ouvrages. Il suit de là que le vice tiré de l'omission de consultation de la CAPA sur le traitement de cet ouvrage de transit des eaux pluviales a été purgé.
11. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme : " Le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé que si les travaux projetés sont conformes aux dispositions législatives et réglementaires relatives à l'utilisation des sols, à l'implantation, la destination, la nature, l'architecture, les dimensions, l'assainissement des constructions et à l'aménagement de leurs abords et s'ils ne sont pas incompatibles avec une déclaration d'utilité publique () ". Il résulte nécessairement de ces dispositions que l'autorité qui délivre le permis de construire, si elle peut assortir celui-ci, au terme de l'instruction de la demande, de prescriptions précises n'affectant pas substantiellement le projet, ne peut en revanche s'abstenir de prendre parti sur un projet dont les caractéristiques essentielles sont définitivement déterminées, soit en assortissant l'autorisation délivrée de conditions trop imprécises, soit en prescrivant le renvoi à une concertation ou à une instruction complémentaire ultérieures.
12. D'autre part, selon l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
13. Il ressort des pièces du dossier que, d'une part, le permis de régularisation délivré le 6 juillet 2023 se fonde sur l'avis favorable de la CAPA, cité au point 10, relatif au traitement de l'ouvrage de transit des eaux pluviales au-dessus duquel la construction projetée vient s'implanter et dont il reprend les termes. D'autre part, contrairement au permis modificatif délivré le 17 juin 2021, le permis de régularisation n'autorise pas la pétitionnaire à modifier le tracé et la profondeur de cet ouvrage. Dès lors, de telles prescriptions ne sauraient être regardées comme insuffisamment précises au sens des dispositions de l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme ni de nature à entacher ce permis d'erreur manifeste d'appréciation au titre d'une atteinte portée à la sécurité publique au regard des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Il s'ensuit que de tels vices ont été purgés.
14. En troisième lieu, selon l'article AUD 6 du règlement du plan local d'urbanisme d'Alata : " Les constructions et les extensions de constructions existantes seront implantées par rapport à l'axe des voies publiques à une distance fixée comme suit : - au moins 8 m. des routes communales, chemins ruraux et des chemins d'intérêt communs ouverts à la circulation publique, (). Ces distances ne s'appliquent pas aux voies privées, sauf pour celles qui seront cédées à la commune. Ces distances ne s'appliquent pas pour les reconstructions à l'identique ni aux garages, qui, peuvent s'implanter à 3 m de l'alignement, sauf le long de la RD81 ".
15. Il ressort des pièces du dossier, notamment du plan de masse du projet modifié à la suite du jugement du tribunal du 11 avril 2023, que ce projet ne comporte plus de plateforme découverte de stationnement alignée sur l'allée des Romarins. Il s'ensuit que ne subsiste aucune partie du projet située à moins de 8 mètres de cette voie. Ainsi, le vice tiré de l'inexacte application des prescriptions de l'article AUD 6 du règlement du plan local d'urbanisme d'Alata a été purgé.
16. En quatrième lieu, l'article AUD 7 du règlement du plan local d'urbanisme d'Alata relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives, prescrit l'implantation des piscines à au moins 3 mètres desdites limites.
17. Il ressort des pièces du dossier, notamment du plan de masse et du document graphique d'insertion joint à la demande de permis de régularisation, que le projet de Mme D ne prévoit plus de piscine. Dès lors, le vice tiré de la méconnaissance des prescriptions de l'article AUD 7 du règlement du plan local d'urbanisme a été purgé.
18. En cinquième et dernier lieu, selon l'article AUD 8 du règlement du plan local d'urbanisme d'Alata relatif à l'implantation des constructions les unes par rapport aux autres sur une même propriété : " AUDa : les constructions seront contiguës ou implantées à une distance minimale de L=H/2, H étant la hauteur à l'égout de la façade la plus proche de la construction mesurée au point le plus bas () AUD () : les constructions existantes et extensions des constructions seront contiguës ou implantées à une distance L=H, H étant la hauteur à l'égout de la façade la plus proche de la construction mesurée au point le plus bas () ".
19. Il ressort des pièces du dossier, notamment du plan de masse et du document graphique d'insertion joint à la demande de permis de régularisation, que, contrairement au projet antérieur de Mme D, la construction projetée ne sera séparée de la construction existante implantée sur le même terrain que par un couloir d'une longueur inférieure à 5 mètres. Dès lors, ces deux constructions doivent être regardées comme contiguës. Il s'ensuit que le vice tiré de la méconnaissance des prescriptions précitées de l'article AUD 8 du règlement du plan local d'urbanisme a été purgé.
20. Il résulte de ce qui précède que M. B et Mme E ne sont pas fondés à demander l'annulation du permis délivré le 22 avril 2021. Par suite, la requête n° 2100731 doit être rejetée.
Sur les frais liés au litige :
21. Les conclusions de Mme D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne sauraient être accueillies dans l'instance n° 2101452 dès lors que cette dernière y est partie perdante. Enfin, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de Mme D présentées sur le même fondement dans l'instance n° 2100731.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du maire d'Alata du 17 juin 2021 est annulé.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F B, à Mme C E, à Mme A D et à la commune d'Alata.
Délibéré après l'audience du 7 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pierre Monnier, président ;
M. Jan Martin, premier conseiller ;
Mme Nathalie Sadat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2023.
Le rapporteur,
Signé
J. MARTIN
Le président,
Signé
P. MONNIER
La greffière,
Signé
R. ALFONSI
La République mande et ordonne au préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
R. ALFONSI
N°s 2100731 et 210145
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026